Fin février, l’Assemblée nationale a adopté à la quasi-unanimité une résolution engageant le gouvernement à appliquer la clause de « l’Européenne la plus favorisée ». Elle vise à faire l’inventaire des législations les plus favorables aux femmes en Europe, à en retenir les meilleures et à inviter le gouvernement à déposer un projet de loi en ce sens. Ce vote sera-t-il historique ? Rien n’est certain, d’autant qu’il y a encore loin de la coupe aux lèvres. Cependant, pour nous, enseignants de l’Unsa et militants féministes, ce vote est un jalon utile sur le long chemin de l’égalité entre femmes et hommes.
Au pays d’Olympe de Gouges, beaucoup reste à faire. Le constat est accablant. Plus de deux millions de femmes sont victimes, chaque année, de violences conjugales, et une femme meurt de ces violences tous les deux jours et demi. Côté répartition des tâches dans le couple, les choses ne changent pas ou peu. L’enquête de l’Ined(*), de novembre dernier, révèle ainsi que les tâches ménagères incombent, pour 80%, aux femmes et cette proportion augmente dès la naissance du premier enfant. Sur le plan professionnel, l’inégalité salariale perdure et le « plafond de verre », bridant les carrières, reste une triste réalité.
Bref, la pression sociale exige que la femme française du XXIe siècle soit une salariée performante mais moins bien payée, un grillon du foyer efficace, sans oublier de rester disponible et sexy… C’est pourquoi le 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes et qui fêtait ses 100 ans, reste une journée indispensable.
Pour le SE-Unsa, le féminisme est un combat quotidien et permanent, mais cette journée permet de mesurer les progrès qui restent à accomplir et de donner de la visibilité à cet engagement. Avec l’Unsa, nous continuons à y prendre notre place.








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