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Accueil du site Nos publications L’Enseignant N° 137 - Juin 2010 Éditorial
 
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Article publié le jeudi 17 juin 2010.

Emplois, salaires, retraites : mobilisation de rigueur !
La politique éducative de ce gouvernement n’a pour objectif premier que la recherche d’économies budgétaires. Pour ceux qui en doutaient encore, les fiches ministérielles internes destinées aux recteurs et rendues publiques par voie de presse sont des plus explicites. Les rédacteurs ne font pas de quartier. Rien n’échappe à leur vigilance. Ils explorent les moindres recoins du système éducatif, chassant les postes sans jamais s’interroger sur les finalités de l’École, sans que jamais les questions pédagogiques de fond ne soient évoquées.
Ce vade-mecum à l’intention des zélés raboteurs budgétaires détaille cyniquement toutes les pistes à explorer pour dénicher les 16 000 emplois qui, cette année encore, seront le tribut versé par l’Éducation nationale au budget 2011.

Côté salaires, les choses ne vont guère mieux. La revalorisation promise par le président de la République a fait long feu. Il ne s’agit que d’un coup de pouce limité aux débuts de carrière, abandonnant à leur sort la très grande majorité des enseignants. Et l’annonce par François Fillon d’un gel du budget de l’État pour les trois prochaines années augure mal du résultat des prochaines négociations salariales. La perte de pouvoir d’achat des fonctionnaires s’enracine. Elle pourrait même sérieusement s’accentuer si les cotisations retraite augmentaient de façon significative, suivant ainsi les indications ministérielles.

Enfin, dans un contexte européen où les plans de rigueur se déploient les uns après les autres, le projet de loi sur les retraites repousse à 62 ans l’âge légal de départ. Les fonctionnaires ne sont pas épargnés par cette mesure. Pire, d’autres aggravations sont programmées.

Alors oui, sur ces trois sujets : emploi, salaires, retraites, la mobilisation est indispensable pour peser sur des décisions qui ne peuvent que dégrader nos conditions de vie et de travail. C’est pourquoi le 24 juin, le SE-Unsa appelle à faire grève et à manifester le plus nombreux possible avec l’ensemble des salariés.

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