Le CSA SD ardéchois s’est tenu ce mardi 15 septembre 2026, 9h à la DSDEN.
L’ordre du jour concernait le bilan de rentrée 2026.
Cette instance est présidée par le DASEN M. Aumage. Les délégués des personnels, dont ceux de l’UNSA Education, y siégaient.
Pour mémoire, nos publications précédentes:
Santé/ Santé mentale :
- En cette rentrée 2027, une infirmière scolaire supplémentaire est nommée au collège Ventadour de Privas.
- Un nouveau médecin scolaire pourrait être recruté durant l’année.
- Un poste de référent départemental « santé mentale » a été créé en Ardèche. Il n’est pour le moment pas pourvu. Cliquez ici pour accéder à la fiche de poste.
- Le poste de référente départementale Harcèlement de Morgane LAFLEUR (dsden07-stopharcelement@ac-grenoble.fr) est renouvelé pour cette année scolaire.
Etat des lieux de rentrée 2026
Les services de la DSDEN ont fait le point sur les effectifs de cette rentrée, ces données ne sont pas encore tout à fait définitives.
3 situations sont évoquées plus précisément :
- Vernoux : grosses disparités entre les effectifs de 6ème/5ème , plutôt allégés et ceux de 4ème/3ème, très chargés, au dela du seuil.
- St Péray : les effectifs de 6ème sont très chargés, au-delà du seuil, notamment dus à de nombreuses demandes de dérogations.
- Annonay, Les Perrières : Le DASEN fait savoir que l’effectif est en dessous des repères académiques (REP : 25 élèves max. par classe) et qu’il ne dispose pas d’heures qui permettraient d’ouvrir une division supplémentaire. Il met à disposition un Professeur des écoles, dégageant ainsi 21h, au service d’un projet d’inclusion plus important des élèves de SEGPA.
- Plus largement sur le bassin annonéen, les dispositifs ULIS sont très chargés (bien au-delà du repère de 10 élèves/dispositif), le DASEN se dit favorable à la création d’un nouveau dispositif supplémentaire, peut-être à l’horizon de la rentrée 2027.
L’ensemble des Organisation Syndicales siégeant en CSA SD ce jour réitère la demande de transparence concernant les effectifs du privé, par bassin ou établissement.
Questions diverses :
- Portable en pause au collège : renouvellement du matériel et financement
- Subventions possibles dans le cadre d’un partenariat avec EDF, pour équiper les écoles et établissements en brasseurs d’air (= ventilateurs de plafond). Elle était à faire jusqu’au 30 septembre (sous réserve de crédits encore disponibles). L’acquisition de 10 brasseurs d’air, pour un total de 4 000€ HT était possible.
- Moyens alloués aux sections sportives et bilangues
- Cours du mercredi après-midi au lycée
- AESH n’ayant pas signé l’avenant du PAS : Une procédure de licenciement va être lancée. Cependant, la comission se réunit le 15 octobre, pour un licenciement au plus tôt. Ce qui explique que ces personnels aient reçu une affectation pour la rentrée.
Quelle a été la déclaration liminaire de l'UNSA Education en ouverture de ce CSA SD ?
L’Unsa Education de l’Ardèche tient à adresser ses voeux de bonne rentrée à l’ensemble des personnels des écoles, collèges et lycées, ainsi qu’aux personnels administratifs des services et à tous ceux qui contribuent chaque jour au fonctionnement du service public d’éducation.
Ce CSA-SD se déroule à peine 15 jours après la rentrée scolaire et il y a déjà de nombreux sujets sur la table.
Le 25 juillet, l’Éducation Nationale a subi une attaque informatique massive entraînant la fuite de nombreuses données, à la suite de quoi les serveurs de plusieurs académies ont été à l’arrêt, notamment à Nantes ou Toulouse.
De nombreux services numériques, applications de gestion et messageries académiques ont été suspendus. Les chef.fe.s d’établissement et les directrices et directeurs d’école ont organisé la rentrée et les évaluations nationales en mode dégradé. Ces piratages massifs montrent que le sujet de la sécurité informatique et de la continuité du service public est essentiel à l’heure des crises multiformes et des guerres hybrides. L’UNSA Education affirme que cet enjeu de résilience impose un budget à la hauteur des menaces.
Juste avant la rentrée, le ministère l’a annoncé : le salaire net moyen des enseignantes et enseignants aurait atteint 3 090 € par mois en 2024, soit une hausse de 4,3 % en euros constants. Ce chiffre a fait grand bruit et, bien entendu, les médias s’en sont emparé. On peut faire dire ce que l’on veut à des chiffres, mais une moyenne ne fait pas une politique salariale.
Nous refusons de faire le jeu des politiques qui brandissent des moyennes statistiques déconnectées de la réalité et jettent les personnels en pâture, en les faisant passer pour des privilégiés alors que leur pouvoir d’achat et leurs conditions de travail se dégradent. En cette rentrée, l’UNSA Education continue à défendre une politique salariale qui parle aux personnels.
Quelques jours après la rentrée, comme à chaque publication des résultats PISA, le même rituel recommence… Commentaires alarmistes, comparaison des classements et recherche de responsables. Pour l’UNSA Education, attendre chaque nouvelle enquête pour découvrir les difficultés de l’École française, c’est chercher des coupables plutôt que des solutions. Les causes de nos difficultés sont pourtant connues. L’École française doit répondre à des défis considérables comme la scolarisation de tous les élèves sans distinction, la diversité des territoires et des publics, les attentes toujours plus nombreuses de la société. Des défis à la hauteur de l’ambition de notre École républicaine. Mais le paradoxe français est là. Alors que ses missions se complexifient, l’État se désengage progressivement du service public d’éducation. Résultat ? L’École doit toujours faire plus avec toujours moins.
L’avenir de l’École ne se jouera pas dans le commentaire d’un classement. Il dépendra des choix politiques que notre pays décidera de faire pour sa jeunesse.
Nous sortons difficilement de 3 mois de canicule et souhaitons rappeler une évidence : on ne peut plus gérer le bâti scolaire comme une succession de crises. Canicule, vagues de froid, manque d’accessibilité, factures énergétiques qui s’envolent, tension croissante sur la ressource en eau… rien de tout cela n’est accidentel. Et si l’on attend que chaque situation devienne critique pour agir, on ne produit que des mesures d’urgence, ponctuelles et insuffisantes. Nous faisons face à un problème structurel, qui exige une réponse structurelle.
Or, alors que les collectivités accélèrent les cartographies, les diagnostics et les stratégies multi équipements (brasseurs d’air, protections solaires, végétalisation, renaturation des cours, ventilation nocturne), l’État vient de réduire de 40 millions d’euros le plan d’urgence canicule. Dans un contexte où les collectivités parlent d’un chantier « extrêmement budgétivore » et où les besoins explosent, cette décision fragilise encore davantage un système déjà sous tension. Les 190 millions d’euros annoncés pour 12 500 établissements représentent à peine 21 000 euros par établissement : les moyens engagés ne sont pas à la hauteur des enjeux.
L’UNSA Education a porté au ministère la demande d’un plan pluriannuel clair, doté d’un budget identifié et réellement à la hauteur des besoins.
Dans le contexte d’une année d’élection présidentielle, l’avenir est particulièrement incertain et nous assisterons, jusqu’à l’échéance, à la surenchère de propositions des différents candidats à l’élection présidentielle. L’UNSA Education constate que beaucoup de mesures proposées avaient déjà émergé pendant le débat des précédentes élections présidentielles, alors que des sujets tels que la dégradation de la santé mentale des élèves, le climat scolaire ou encore l’adaptation climatique et le bâti scolaire sont des angles morts des programmes des candidats déclarés.
Nous questionnons également le financement par l’État de sa propre concurrence scolaire. L’École publique ne peut être sommée de faire toujours davantage avec des contraintes croissantes alors que l’enseignement privé ne prend pas en charge la difficulté scolaire, l’inclusion, la mixité sociale, à la même hauteur que l’enseignement public. L’égalité et l’équité de notre système éducatif doivent être une exigence commune à l’ensemble du système éducatif.
Forte des réponses données aux différentes éditions de son baromètre des métiers depuis plus de dix ans, notre fédération a été force de proposition pour un rapport du Conseil supérieur de l’éducation dont le ministère refuse pourtant toujours la publication.
Concernant le 14ème Baromètre UNSA Éducation justement, cette année, 42 849 personnels de l’Éducation nationale ont répondu dont 31 222 enseignants titulaires et contractuels, CPE, PsyEN, AED et AESH.
Leurs réponses dressent le portrait d’un Service public fragilisé. Une préoccupation domine désormais toutes les autres, celle de la rémunération.
Lorsque les personnels sont interrogés sur les domaines qu’ils souhaitent voir améliorés en priorité, le constat est clair. Près de 60 % placent le pouvoir d’achat en première position et même 68 % chez les AESH. A la lumière de la flambée des prix de l’énergie et l’inflation qui s’oriente vers un pic de 3% pour la fin d’année 2026, le tableau à venir ne s’annonce pas optimiste.
Les organisations syndicales de la fonction publique pensent que pour le budget 2027, d’autres choix sont possibles, c’est pourquoi elles appellent à la mobilisation des personnels le mardi 29 septembre partout sur le territoire. Nos revendications portent sur des mesures salariales générales, notamment la revalorisation du point d’indice et son indexation sur l’inflation, le rétablissement du versement de la GIPA (garantie individuelle de pouvoir d’achat), le maintien à 100% en cas de congé de maladie ordinaire, l’abrogation du jour de carence… Plus généralement : des moyens budgétaires à la hauteur des besoins et des missions des services publics.
Et ces revendications sont celles des personnels, toujours issues de notre baromètre. Lorsqu’on demande aux personnels ce sur quoi il faudrait agir en priorité pour améliorer leur quotidien professionnel, une réponse domine largement : 60,8 % des CPE, PsyEN, enseignants et directeurs d’école placent les moyens supplémentaires en première priorité.
Pour l’UNSA Education ce résultat traduit une réalité simple : les personnels ne réclament pas uniquement une amélioration de leur situation individuelle, mais des moyens alloués sur le terrain. Il considèrent pour 75% que l’évolution du public accueilli est l’élément ayant le plus transformé leur travail ces trois dernières années, mais également qu’il y a un impact des réseaux sociaux sur l’évolution de leur métier, notamment en vie scolaire.
Les conséquences, nous les constatons chaque jour dans nos écoles et établissements, nous le constatons en échangeant avec nos collègues lors des stages de formation syndicale, mais aussi sur l’ensemble des sollicitations que nous recevons dans nos différents syndicats de la fédération : l’épuisement professionnel gagne chaque année plus de terrain. Il peut conduire à des arrêts longs mais aboutit parfois à une demande de rupture conventionnelle ou la démission. Heureusement, parfois les collègues peuvent reprendre le chemin du travail, en passant notamment parfois par le Temps Partiel Thérapeutique.
Or en plein été, les règles changent pour les congés maladie, le temps partiel thérapeutique et la rupture conventionnelle. Tout d’abord, la publication l’été avec une entrée en vigueur quasi immédiate constitue un signal très négatif envoyé aux personnels.
De plus, pour l’UNSA Education, les vraies réponses sont ailleurs : une médecine de prévention accessible à tous, davantage de médecins et de professionnels de santé au travail, une prévention renforcée et une amélioration réelle des conditions de travail. Une fois encore, ce sont les personnels qui sont appelés à payer le prix des choix budgétaires de la Fonction publique.
Le Baromètre révèle également une attente massive de dialogue professionnel avec 91,3 % des répondants souhaitant être consultés sur les grandes orientations de l’Éducation.
Pour l’UNSA Education, ce résultat rappelle une évidence : les réformes ne peuvent être efficaces lorsqu’elles sont conçues sans ceux qui les mettent en oeuvre quotidiennement. L’expertise des personnels constitue une ressource essentielle pour construire une École capable de répondre aux besoins des élèves et nous sommes ici, dans une instance de dialogue, pour porter la voix de nos collègues.
La baisse du nombre d’élèves ne doit pas être synonyme d’économies budgétaires. Plus de 88% des personnels souhaitent qu’elle permette avant tout de réduire le nombre d’élèves par classe, mais également, le renforcement des moyens de remplacement et le recrutement d’autres personnels (administratifs, médico-sociaux, vie scolaire…).
Pour l’UNSA Education, cette évolution démographique représente une occasion de renforcer durablement la qualité du Service public d’éducation en améliorant les conditions d’apprentissage des élèves, en rendant possible une École plus inclusive.
Noémie POBEL, Juliette CREPIEUX pour l’UNSA Education 07
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