Dans une fiche intitulée « Si vous êtes sollicité par la presse », diffusée aux personnels de direction et aux inspecteurs de l’académie, le rectorat d’Aix-Marseille entend encadrer toute communication directe avec les médias. Consigne est donnée de « renvoyer systématiquement au pôle communication du rectorat », d’«indiquer aux médias que vous n’êtes pas en mesure de répondre », de « ne pas communiquer d’informations précises ».
Or cette fiche, certains collègues l’ont reçue alors qu’ils n’auraient pas dû. Nous le répétons avec clarté : ce document s’adresse aux chefs de service, c’est-à-dire aux fonctionnaires d’autorité. Il ne concerne ni les enseignants, ni les CPE, ni les PsyEN, ni les AED, ni les AESH.
La position du SE-Unsa
Nous appelons l’ensemble des collègues enseignants, CPE, PsyEN, AED et AESH qui auraient été destinataires de cette fiche à ne pas en tenir compte.
Si nous sommes, comme tout agent public, soumis à un devoir de discrétion, le devoir de réserve, lui, concerne spécifiquement les chefs de service. Cette distinction n’est pas un détail : elle fixe les limites exactes de ce que le rectorat peut légitimement nous demander.
Une liberté d'expression qui reste la nôtre
Nous le rappelons : en tant que citoyens, nous pouvons nous exprimer librement. En tant que fonctionnaires, certaines précautions s’imposent (neutralité, absence d’engagement au nom de l’institution) mais elles ne sauraient être détournées en une consigne de silence généralisé.
Le SE-Unsa restera vigilant sur toute tentative d’élargir à l’ensemble des personnels des obligations qui ne concernent que les fonctionnaires d’autorité, et continuera à défendre le droit de chacun à s’exprimer dans le respect de son statut.