1. 1. CCPL du 16 septembre : suppressions de postes et détachements refusés

La première CCPL de l’année s’est tenue le 16 septembre. Pour rappel, les CCPL sont notamment consultées sur le recrutement des personnels détachés et de droit local.

Le bilan de cette rentrée est préoccupant :

  • 34 postes ont été supprimés au Maroc, dont 12 dans le premier degré ;
  • 6 postes restent gelés cette année : 3 en raison de refus de détachement maintenus malgré les recours et 3 à la suite de désistements de dernière minute de collègues qui avaient pourtant obtenu leur détachement.

Pour le SE-Unsa Hors de France, ces chiffres illustrent une nouvelle fois les difficultés liées aux détachements et leurs conséquences très concrètes sur les établissements, les équipes et les conditions de travail.

  1. Dialogue social : les sujets à l’ordre du jour cette année

Les réunions de dialogue social doivent permettre de traiter concrètement les questions concernant les personnels de droit local (PDL) et l’évolution du Règlement intérieur du travail (RIT).

Trois assemblées générales sont prévues dans l’année, complétées par des groupes de travail thématiques. La première AG de dialogue social aura lieu le jeudi 15 octobre.

Cette année, le SE-Unsa Hors de France sera particulièrement attentif aux travaux concernant :

  • les surveillants du second degré ;
  • l’évaluation des PDL, avec une nécessaire clarification de la fréquence des visites et du rôle de chacun depuis la suppression de l’avancement par promotion ;
  • les cotisations et droits sociaux : sécurité sociale, retraite et retraite complémentaire.

Notre objectif est clair : obtenir des règles transparentes et protectrices pour tous les personnels.

  1. Réforme de l’Agence : le stock dans le viseur !

La vague de déconventionnements redoutée n’a pas eu lieu. Mais à quel prix ? Des avenants ont été signés au prix de suppressions de postes de détachés.
Désormais, le stock de résidents est directement visé : 22 des 31 mesures de carte scolaire et fermetures de postes les concernent. Une première étape inquiétante alors que le coût de ces personnels est pointé dans le rapport des inspections générales.
Plus grave : des collègues dont le détachement pour 2027 avait été accepté apprennent aujourd’hui la suppression de leur poste et la non demande de renouvellement.
Pour le SE-Unsa Hors de France, les personnels ne doivent pas devenir la variable d’ajustement de la réforme de l’AEFE.

  1. Fortes chaleurs dans les classes : il faut des solutions pérennes

Depuis la rentrée, les fortes chaleurs se prolongent au Maroc et dégradent les conditions d’enseignement et de travail des élèves comme des personnels.

Le SE-Unsa a donc interrogé l’administration sur les mesures prises dans les différents pôles du Maroc.

Nous savons que les contraintes ne sont pas identiques dans tous les établissements. Mais les épisodes de fortes chaleurs se répétant, nous ne pouvons plus nous contenter de réponses ponctuelles.

Réunis en réunion d’information syndicale, nous proposons donc le lancement d’une pétition demandant des aménagements pérennes permettant de réduire la température dans les classes et d’améliorer durablement les conditions de travail.

  1. Réforme de l’avantage familial : nos alertes ignorées, des conséquences catastrophiques

Le SE-Unsa Hors de France l’a répété ces derniers mois : la réforme de l’avantage familial ne pouvait pas être imposée à marche forcée sans conséquences importantes pour certains personnels et leurs familles.
Au Maroc, les premières remontées sont particulièrement préoccupantes : certains collègues font état de pertes pouvant atteindre 1 500 € par an et par enfant, soit plusieurs milliers d’euros pour certaines familles. Une baisse brutale de pouvoir d’achat qu’elles n’ont pas pu anticiper, l’Agence n’ayant communiqué qu’après la publication du décret.
C’est précisément pour éviter cette situation que le SE-Unsa demandait un moratoire, afin d’informer les personnels, d’évaluer les conséquences individuelles et de laisser aux familles le temps de s’organiser. Nous avions également alerté sur les risques psychosociaux liés à de telles pertes de revenus.
Nos alertes n’ont pas été entendues. Les conséquences sont aujourd’hui bien réelles.
Le SE-Unsa Hors de France demande désormais à l’AEFE d’évaluer précisément l’impact de cette réforme et d’apporter des réponses aux personnels les plus lourdement pénalisés.

  1. Registre SST : signaler pour faire agir

Le registre Santé et Sécurité au Travail (SST) présent dans les établissements permet aux personnels de signaler des situations susceptibles d’affecter leur santé, leur sécurité ou leurs conditions de travail.

Les températures excessives dans les classes peuvent donc y être signalées lorsqu’elles ont des conséquences concrètes sur les conditions d’exercice.

Nous encourageons les collègues concernés à renseigner des fiches SST précises et factuelles : température constatée si elle peut être mesurée, salle concernée, durée et répétition de l’exposition, conséquences observées sur les conditions de travail, difficultés rencontrées, etc.

Ces remontées permettent d’objectiver les situations et doivent conduire l’administration à apporter des réponses adaptées aux réalités de chaque établissement.

  1. Protection sociale des PDL : il est urgent d’avancer

Le SE-Unsa a engagé un recensement des situations des PDL afin d’avoir une vision plus précise des affiliations à la CFE, à la CNSS, à la CNOPS ou à d’autres régimes de sécurité sociale et de retraite.

Pourquoi ? Parce que derrière les règles générales se cachent des situations extrêmement différentes.

Nous demandons depuis plusieurs années l’ouverture d’un groupe de travail consacré aux droits sociaux. La question devient notamment urgente pour les personnels qui s’interrogent sur leurs possibilités de poursuivre leur activité jusqu’à l’ouverture effective de leurs droits à la retraite à 64 ans pour les collègues à la CFE.

Le prochain travail de révision du RIT doit impérativement prendre en compte la diversité des parcours et des situations individuelles. Aucun collègue ne doit se retrouver sans solution en raison d’un cadre qui n’aurait pas anticipé sa situation.

  1. Évaluation des PDL : chacun doit rester dans son rôle

Depuis la suppression de l’avancement par promotion des PDL, un travail de refonte des grilles a été engagé afin d’adapter le RIT à la nouvelle situation.

Mais une autre question doit désormais être clairement tranchée : qui évalue les personnels et dans quel cadre ?

En complément des visites-conseils réalisées tous les trois ans par les conseillers pédagogiques, certains directeurs effectuent aujourd’hui des visites de classe, rédigent des comptes rendus et interviennent ainsi dans l’évaluation pédagogique des PDL.

Pour le SE-Unsa, les choses doivent être claires : les directeurs doivent rester dans le cadre de l’entretien annuel prévu par le RIT. Leur confier un rôle d’évaluation pédagogique reviendrait à faire évoluer leur position de supérieur administratif vers celle de supérieur pédagogique.

Une telle évolution ne peut se faire de manière implicite. Les missions et responsabilités de chacun doivent être clairement définies.

  1. Pronote : encore un changement sans concertation suffisante

Les écoles ont dû abandonner Pronote Primaire au profit de la version utilisée dans le secondaire, sans véritable concertation préalable des équipes en conseil des maîtres.

Ce changement, mis en œuvre dans la précipitation, n’était pas pleinement opérationnel à la rentrée et de nombreuses questions restent aujourd’hui sans réponse :

Qui renseigne les emplois du temps nécessaires à l’appel ? Qui paramètre les compétences évaluées en fin de semestre ? Qui accompagne les équipes dans l’utilisation quotidienne de l’outil ?

Une fois encore, le manque d’anticipation et de communication met inutilement les personnels en difficulté.

Les personnels administratifs demandent également que tout changement de logiciel ou d’application soit précédé d’une véritable formation, afin de ne pas perdre un temps précieux à découvrir seuls de nouveaux outils.

Pour le SE-Unsa, un nouvel outil doit faciliter le travail, pas ajouter de la charge et de la confusion.

  1. Inscriptions et réinscriptions : quelle rémunération pour les assistantes de direction ?

Depuis deux ans, le travail supplémentaire lié au traitement des dossiers d’inscription et de réinscription donne lieu, selon les situations, à une rémunération en heures supplémentaires ou sous forme de forfait.

Qu’en sera-t-il cette année ?

Les assistantes de direction demandent une reconnaissance claire de cette charge de travail supplémentaire et proposent notamment la mise en place d’une prime annuelle, dont le montant pourrait tenir compte du nombre de dossiers traités dans chaque établissement.

Les volumes de travail diffèrent selon la taille des écoles : cette réalité doit être prise en compte dans la rémunération.

  1. Assistantes de direction : des missions différentes qui doivent être reconnues

Dans de plus en plus d’écoles, deux assistantes de direction exercent des missions distinctes : l’une principalement chargée du secrétariat, l’autre davantage tournée vers la gestion.

Pourtant, cette différence de missions n’est pas suffisamment reconnue dans l’organisation actuelle. Les personnels chargés de la gestion ne bénéficient notamment pas des mêmes possibilités de remplacement lors des formations ou des absences.

Le SE-Unsa demande donc que soit étudiée la possibilité de créer deux fiches de poste distinctes, correspondant réellement aux missions exercées, ou de reconnaître les secrétaires-gestionnaires comme gestionnaires avec des attributions clairement définies.

À missions différentes doivent correspondre des fiches de poste et une reconnaissance adaptées.

  1. Élections 2026-2027 : votre voix compte

Élections au CGG

Initialement prévues le 15 octobre, les élections pourraient être reportées en raison du décalage des élections des représentants des parents d’élèves. Nous informerons les collègues dès que le nouveau calendrier sera confirmé.

Élections professionnelles du 3 au 10 décembre 2026

Les élections professionnelles se dérouleront du 3 au 10 décembre 2026 par voie électronique.

Ces élections déterminent la représentation des personnels dans les instances. Plus la participation est forte, plus les représentants élus disposent d’un poids important pour porter la voix des personnels face à l’administration.

  1. SPSI à Casablanca : nous attendons maintenant un calendrier

Dès sa prise de fonctions, le directeur général de l’AEFE s’est rendu à Casablanca et a annoncé au proviseur la mise en œuvre rapide d’une première phase du SPSI.

Le comité compétent a depuis effectué une visite des écoles concernées.

Mais les personnels attendent désormais du concret : quels travaux ? Quelles priorités ? Quel calendrier ?

Le SE-Unsa Hors de France demande que les personnels soient régulièrement informés de l’avancement du dossier et qu’un calendrier précis des prochaines étapes leur soit communiqué.

 


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