Réforme de l’Agence : la ligne rouge est franchie, le stock désormais dans le viseur !
Nous avions craint une vague de déconventionnements. Elle n’a donc pas eu lieu : les avenants aux conventions ont finalement été signés dans la quasi-totalité des établissements. Mais à quel prix ?
Derrière le maintien affiché du conventionnement se dessine une stratégie beaucoup plus inquiétante : des avenants ont été signés au prix de suppressions de postes de détachés. Autrement dit, le réseau conventionné est préservé sur le papier, mais certains personnels sont sacrifiés pour parvenir à ces accords.
Plus grave encore, le stock de postes de résidents est désormais directement touché (sur 31 mesures de carte scolaire et fermetures de postes, 22 concernent des « résidents ».) Et tout laisse craindre qu’il ne s’agisse que d’une première étape de la réforme à venir, alors même que le rapport des inspections générales pointe le coût de ces personnels dans le modèle économique de l’AEFE.
Pour l’UNSA Hors de France, cette logique est particulièrement préoccupante. Faire du stock une variable d’ajustement budgétaire serait un leurre économique autant qu’une faute humaine. Ces collègues sont souvent installés depuis de nombreuses années dans leur pays, tandis que la mobilité et les nouveaux contrats génèrent eux aussi des coûts importants pour l’Agence.
Et la méthode est inacceptable : des collègues dont le renouvellement de détachement pour 2027 avait été accepté apprennent aujourd’hui que leur poste va finalement être supprimé. L’Agence revient donc sur des engagements qu’elle avait elle-même pris quelques mois auparavant.
Pour le SE-Unsa Hors de France, les personnels ne peuvent pas être la variable d’ajustement budgétaire de la réforme de l’AEFE. Derrière chaque poste supprimé, il y a un collègue, une famille, un parcours professionnel et souvent plusieurs années d’engagement au service du réseau.