Nous commençons par la lecture de nos déclarations syndicales,
L’ensemble des organisations syndicats dans leur déclaration liminaire dénoncent la tenue tardive du CDEN et l’insuffisance des informations fournies en amont.
Dans les sujets importants repris, nous pointons la stagnation, voire la baisse, des dotations de fonctionnement des collèges, alors que les dépenses (papier, contrats d’entretien) ne cessent d’augmenter. Plusieurs établissements de l’Eure rencontrent toujours des problèmes récurrents de chauffage.
Nous abordons également les conditions de travail et sécurité. Il s’agit de plus de 300 fiches déposées sur le registre santé et sécurité depuis la rentrée, dont un tiers concerne des violences subies par les agents. Le premier degré totalise à lui seul 206 signalements.
Nous rappelons à cette instance qu’avec le baromètre 2025 de l’UNSA-Éducation, que 58 % des répondants dénoncent une charge de travail jugée excessive, et des taux encore plus élevés chez les personnels de direction (75 %) et les médecins (100 %).
Nous nous interrogeons sur le rapport de la Convention citoyenne qui aborde les temps de l’enfant.
Nous interpellons sur la baisse des moyens. La DGF des collèges a baissé de 43 000 euros malgré l’augmentation des charges, et les enveloppes d’HSE ont été drastiquement réduites en septembre 2025. En effet, seuls 19 % des collèges maintiennent encore des groupes de niveau en 6e et 5e. Enfin, nous dénonçons le projet de loi de finances prévoyant près de 4 000 suppressions de postes et appelons à une politique éducative fondée sur la co-éducation.
(Déclaration UNSA Education en PJ)
Nous poursuivons par le vote des vœux,
Vœu n°1 (FNEC-FP FO)
Demande d’exécution de 15 millions d’euros pour créer des places en ESMS pour 400 élèves en attente
Vœu n°2 (FNEC-FP FO)
Rappel que la mission de l’école est d’instruire et non de préparer au port d’armes
Vœu n°3 (FNEC-FP FO)
Demande de non-retenue des propositions du rapport de la Convention citoyenne
Le point suivant de l’ordre du jour est le vote sur nomination des nouveaux DDEN
Quatre nouvelles nominations sont :
Vote : il y’a l’unanimité moins 5 abstentions de FO
Puis l’ensemble des points de l’ordre du jour ont été repris et détaillés à l’arrivée de M.le Préfet et nous avons pu reprendre les sujets importants pour l’UNSA-Education, les autres OS, soit par les Maires, DDEN présents ou parents d’élèves élus.
Dans les sujets importants repris,
Pour le bilan démographique et les effectifs, la DASEN a souligné une baisse continue des effectifs : de -1,7 % au niveau national et académique, et -2 % dans l’Eure, avec une perte de 10 000 élèves en 10 ans dans le premier degré.
Le second degré enregistre aussi une baisse de près de 1 000 élèves en 5 ans.
Pour le premier degré, le taux d’encadrement s’améliore (6,33 P/E en 2025 contre 5,36 en 2016), mais le réseau d’écoles se restructure (passage de 211 à 174 écoles de 1 à 3 classes).
Nous relativisons d’ailleurs ce que la DASEN ne présente que comme une amélioration chiffrée, sans tenir compte des réalités d’accueil des élèves et des conditions de travail des collègues
En collège, le taux E/D reste stable, mais 603 heures sont supprimées à la rentrée 2025. La Dotation Globale de Fonctionnement des collèges baisse de 43 000 euros en 2026, en lien avec la diminution des effectifs. Mais la présidente du Conseil Général, annonce que le fonds de soutien à la politique éducative est maintenu, et que cette année, 8 collèges ont dû solliciter le fonds d’urgence pour un total de 240 000 euros.
A propos de l’inclusion scolaire, l’Eure compte 1 427 AESH pour 3 601 élèves notifiés, mais 213 élèves sont sans accompagnement et 400 attendent une place en établissement spécialisé. Les dispositifs externalisés (ULIS, UEMA, etc.) se développent, avec un objectif d’une ULIS par collège d’ici 2026.( Il n’en reste plus que 5 à compléter)
La DASEN annonce que 100 % des écoles et établissements du second degré sont au Niveau 1 du dispositif Phare et que les questionnaires ont été réalisés sans que les résultats soient remontés et centralisés. Il n’y a aucune analyse du dispositif dans l’Eure.
Madame la DASEN termine pour clore une série de questions diverses, en déclarant que le taux de remplacement dans le premier degré atteint 91 % (contre 88 % au national) avec un taux de remplaçant supérieur lui aussi au national. Malgré cette amélioration, devons-nous nous attendre à la suppression de postes de remplaçants à la prochaine carte scolaire ?