À l’issue du mouvement départemental, plusieurs écoles des Bouches-du-Rhône se retrouvent chaque année sans direction nommée. Une situation qui place les équipes dans l’incertitude, complique la préparation de la rentrée et conduit parfois les IEN à désigner un collègue pour assurer l’intérim, faute de volontaire.

Face à cette situation, le SE-Unsa 13 n’est pas resté spectateur. Nous avons interpellé le Directeur académique par courrier afin de demander une autre méthode, fondée sur le volontariat et sur les possibilités offertes par le décret du 14 août 2023.

Notre demande : privilégier le volontariat

Le SE-Unsa a rappelé que l’article 11 du décret relatif aux directeurs d’école permet de nommer, pour une année scolaire, un professeur des écoles ou un instituteur non inscrit sur la liste d’aptitude, dès lors qu’il est volontaire.

Nous avons donc demandé que, pour les postes restés vacants :

  • un appel au volontariat soit organisé à l’échelle des circonscriptions, ou que les IEN recherchent des collègues volontaires ;
  • aucun enseignant ne soit désigné par défaut sans que cette possibilité ait été réellement explorée.

Les IEN doivent rechercher une solution

Le Directeur académique nous a répondu par courrier.

S’il ne retient pas notre proposition d’organiser systématiquement un appel au volontariat, il apporte néanmoins une précision importante. Il indique que les IEN doivent privilégier, chaque fois que cela est possible, la prise en charge de l’intérim par un enseignant déjà affecté dans l’école. Et lorsque cette solution ne peut être retenue, les services académiques doivent examiner l’ensemble des possibilités offertes par le cadre réglementaire afin de pourvoir le poste.

Autrement dit, il n’y a pas d’automaticité dans la désignation d’un enseignant. Une recherche de solution doit être menée.

Cette réponse constitue un point d’appui important.

Un courrier qui sera utile aux équipes

Le SE-Unsa utilisera désormais cette réponse pour accompagner les collègues confrontés à une vacance de direction.

Si, localement, des pressions étaient exercées pour qu’un enseignant accepte un intérim contre son gré, chacun pourra rappeler que le DASEN lui-même indique que les IEN doivent rechercher la solution la plus adaptée et examiner les différentes possibilités prévues par les textes avant d’arrêter leur décision.

Comme toujours, le SE-Unsa est aux côtés des équipes pour faire respecter ce cadre et accompagner les collègues dans leurs démarches.

Et pour le mouvement 2027 ?

Le Directeur académique indique également que notre proposition visant à faire évoluer les règles du mouvement départemental sera étudiée dans le cadre des travaux préparatoires au mouvement 2027, tout en précisant qu’elle devra être appréciée au regard des équilibres du mouvement et des contraintes réglementaires.

Le SE-Unsa continuera donc à défendre cette évolution.

Notre revendication reste inchangée : permettre aux enseignants non inscrits sur la liste d’aptitude de pouvoir candidater sur les postes de direction afin qu’ils puissent exercer ces fonctions pendant une année scolaire, conformément au décret.

Cette solution présente un triple avantage :

  • elle favorise le volontariat plutôt que la contrainte ;
  • elle sécurise la préparation des rentrées scolaires ;
  • elle réduit le nombre d’écoles qui abordent la rentrée sans direction.

Le SE-Unsa agit, interpelle l’administration et obtient des réponses. C’est ce travail de fond qui permet, au quotidien, de faire évoluer les pratiques et de défendre concrètement les collègues sur le terrain.


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Une fois de plus, la campagne de saisie des Livrets Scolaires Uniques (LSU) a été perturbée par de nombreux dysfonctionnements. Pour les enseignantes et enseignants des Bouches-du-Rhône, ces bugs se sont ajoutés à une charge de travail déjà conséquente, obligeant nombre d’entre eux à consacrer leurs soirées ou leur week-end à tenter de finaliser leurs livrets. Alerté par plusieurs collègues, le SE-Unsa est intervenu auprès de la DSDEN et du ministère. Il a également adressé un courrier au Directeur académique pour demander que toutes les mesures soient prises afin que cette situation ne se reproduise plus.

Une campagne de saisie bien compliquée

Application inaccessible, mises en maintenance, lenteurs importantes, pertes de données, impossibilité de modifier certains livrets, messages d’erreur à répétition… Les témoignages reçus par le SE-Unsa 13 sont nombreux et dressent tous le même constat : la saisie des LSU est devenue, une fois encore, un véritable parcours du combattant.

À ces difficultés s’ajoutent, pour certaines écoles, des problèmes de connexion qui compliquent encore davantage le travail des équipes.

Ces dysfonctionnements ne sont malheureusement pas nouveaux. Ils reviennent régulièrement à chaque campagne de saisie et donnent le sentiment que rien n’est réellement mis en œuvre pour éviter qu’ils se reproduisent.

Des personnels qui s'adaptent… jusqu'à quand ?

Pour respecter les échéances fixées par l’institution, les enseignantes et enseignants s’organisent. Faute de temps dédié pendant leurs obligations de service, beaucoup consacrent leurs soirées, leurs mercredis ou leurs week-ends à renseigner les LSU.

Ils font leur part.

En retour, ils sont en droit d’attendre que les outils numériques mis à leur disposition soient fiables et pleinement opérationnels.

Au-delà de la frustration, ces dysfonctionnements entraînent une perte de temps considérable, génèrent du stress et dégradent encore un peu plus les conditions de travail des personnels. Les outils numériques devraient être un appui au service du métier ; ils deviennent trop souvent une contrainte supplémentaire.

Le SE-Unsa agit

Face à ces dysfonctionnements répétés, le SE-Unsa 13 est intervenu auprès de la DSDEN des Bouches-du-Rhône et a également alerté le ministère via le SE-Unsa national.

Nous avons aussi adressé un courrier au Directeur académique des Bouches du Rhône pour lui demander de prendre toutes les dispositions nécessaires afin que cette situation ne se reproduise plus. Les personnels ne peuvent pas être les victimes récurrentes d’outils numériques défaillants.

Le SE-Unsa continuera à défendre des conditions de travail respectueuses de l’engagement des personnels. Les outils numériques doivent être au service des enseignantes et des enseignants, jamais une source supplémentaire de contraintes et de surcharge de travail.


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Les épisodes de fortes chaleurs se multiplient et les écoles ne sont malheureusement pas toutes adaptées pour accueillir élèves et personnels dans des conditions acceptables lorsque les températures grimpent. Les directrices et directeurs d’école doivent pouvoir alerter sur les conditions d’accueil et agir en demandant la fermeture exceptionnelle de l’école, ou l’aménagement des horaires d’ouverture de l’école.

Classes surchauffées, absence de climatisation, manque d’espaces ombragés, impossibilité de ventiler les locaux, bâtiments fortement exposés au soleil : dans certaines écoles, les conditions d’accueil peuvent rapidement devenir incompatibles avec les exigences de sécurité, de santé et de bien-être des élèves comme des personnels.

Le SE-Unsa rappelle que la protection des personnes doit rester la priorité. 

Le SE-Unsa met à votre disposition une infographie de ce qu’il faut faire pendant un épisode de canicule.

Un devoir d'alerte reconnu par l'institution

Le ministère a récemment confirmé que les situations devaient être examinées au cas par cas et que les alertes remontées par les directrices et directeurs d’école devaient être prises en compte par la hiérarchie.

Le nouveau référentiel métier des directrices et directeurs précise d’ailleurs :

« Il prend toutes dispositions, en liaison avec les autorités administratives compétentes, pour assurer la sécurité des personnes et des biens, l’hygiène et la salubrité de l’école sur le temps scolaire. Il peut, en cas de nécessité, être amené à prendre lui-même toutes mesures d’urgence propres à assurer la sécurité des personnes (…). »

Lorsque les conditions d’accueil deviennent préoccupantes, il est donc légitime de signaler la situation à l’Inspection de l’Éducation nationale, au DASEN et à la collectivité propriétaire des locaux afin que des mesures adaptées soient prises.

Des mesures concrètes peuvent être demandées

Selon les situations, plusieurs réponses peuvent être envisagées :

  • fermeture exceptionnelle de l’école ;
  • fermeture sur certaines plages horaires, notamment l’après-midi ;
  • aménagement des horaires d’accueil ;
  • mise à disposition de locaux plus adaptés ;
  • renforcement des moyens permettant de limiter les effets de la chaleur.

Pour vous accompagner dans ces démarches, le SE-Unsa 13 met à votre disposition deux modèles de courriers que les directrices et directeurs peuvent adapter à leur situation :

  • un courrier à destination du DASEN, sous couvert de l’IEN ;
  • un courrier à destination de la mairie, propriétaire des locaux scolaires.

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Les opérations de la carte scolaire sont maintenant terminées et entre le Groupe de Travail du 25 mars et le CDEN du 3 avril des changements ont eu lieu. Malheureusement pas à la hauteur des besoins : 2 nouvelles fermetures de postes, 4 ouvertures annulées mais aussi 13 fermetures annulées et 8 nouvelles ouvertures.

Bien que nous soyons conscients de la baisse démographique de 3000 élèves attendue pour la rentrée de septembre 2026, fermer des classes est une choses, mais fermer des postes en est une autre.

Pour l’UNSA Éducation, la baisse démographique ne devrait pas servir à faire des économies sur l’École. Elle devrait permettre de mieux accompagner les élèves, de mieux soutenir les équipes et de mieux répondre aux besoins du terrain.

C’est ce choix que nous aurions voulu voir assumé et c’est son absence que nous contestons.

Le détail de toutes les mesures

Retrouver l’ensemble des mesures d’ouvertures et de fermetures de postes d’instits et PE du 13 mais aussi les fusions et scissions d’écoles.

L’arrêté de carte scolaire sera publié après le CDEN du 3 avril.

  1. Les ouvertures et fermetures de postes « standards »
  2. Les ouvertures et fermetures de poste sur déboulements, ASH et TPS
  3. Les autres mesures hors la classe
  4. Les fusions et scissions d’écoles

Les modifications depuis le GT du 25 mars

Deux nouvelles fermetures​

CommunesEcoles
ArlesEMPU Jean Buon (Fermeture conditionnelle)
Marseille 2èmeEMPU Butte des Carmes (dédoublement)

Treize annulations de fermetures

CommunesEcoles
Aix-en-ProvenceEEPU Jacques Prévert
ArlesEPPU Albaron
ArlesEMPU Anaïs Gibert
Carry-le-RouetEEPU Simone Thoulouze
GardanneEEPU Paul Cézanne
IstresEEPE Jules Ferry (dédoublement)
Les Pennes MirabeauEPPU Claudie Haignere
Marseille 2èmeEMPU Butte des Carmes
Marseille 6ème EEPU Friedland
Marseille 12èmeEEPU Saint Barnabé
Marseille 15èmeEEPU Verduron Haut
MimetEMPU La Tour
Saint-Etienne-du-GrèsEEPU de Saint-Etienne-du-Grès

Huit ouvertures de postes supplémentaires

CommunesEcoles
ArlesEMPU Victoria Lyles (dédoublement)
Berre-l'EtangEEPU Paul Langevin (pérennisation du moyen provisoire)
Marseille 9èmeEEPU La Soude
Marseille 13ème EEPU Saint Juste centre 1
Marseille 13èmeEEPU Malpassé les Oliviers
Marseille 13èmeEEPU Croix Rouge Campagne (dédoublement)
Marseille 14èmeEEPU Merlan Cerisaie
MeyreuilEPPU Robert Lagier

Quatre ouvertures annulées

CommunesEcoles
GardanneEMPU Les Terriles Bleus
GardanneEMPU Beausoleil
IstresEEPU Pierre Mendes France
Marseille 14èmeEEPU Le Merlan

Toutes les mesures en chifres

OuverturesFermeturesSolde
Dotation20-20
Classes maternelle3338-5
Classes élémentaires4268-26
Dédoublements maternelles722-15
Dédoublements élémentaires716-9
Total mesures écoles89144-55
Incidence décharge Dir.5,279,3 (maintient 1 an)14,57
TPS33
PAS1515
ASH48-4
Nouvelle formation + Rés dech dir. 5,55,5
Autres postes68,5-2,5
SOLDE127,77149,8-3,45

Il reste donc l’équivalent de 3,45 postes pour des ajustements éventuels d’ici septembre 2026.


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GT du 25 mars 2026 : moins d’élèves, mais toujours moins de moyens

Le Groupe de Travail (GT) Carte scolaire 2026 pour les écoles des Bouches-du-Rhône s’est tenu mercredi 25 mars 2026, dans un contexte de baisse budgétaire.

Alors même qu’une forte baisse démographique est attendue à la rentrée de septembre 2026, avec 3 500 élèves en moins dans le premier degré, l’UNSA Éducation considère qu’il s’agit là d’une occasion manquée pour améliorer les conditions de travail des personnels et les conditions d’apprentissage des élèves.

Le contexte départemental et académique

Au niveau académique

  • 36 postes seront supprimés dans les écoles maternelles et élémentaires de l’académie.

Dans les Bouches-du-Rhône

  • Le département devrait initialement perdre 20 postes ;
  • Mais le DASEN aurait obtenu une rallonge de 15 postes de la part du ministère ;
  • À la rentrée de septembre 2026, ce sont 3 500 élèves d’âge primaire en moins qui sont attendus dans le département ;
  • Depuis 2019-2020, la baisse atteint désormais 11 000 élèves.

 

Le projet de carte scolaire 2026 dans le 13

94 ouvertures prévues

  • 83 postes-classe, dont 12 dédoublements et 3 TPS en éducation prioritaire
  • 4 postes spécialisés
  • 4 postes de CPC, dont 2 généralistes et 2 à mission départementale Maîtrise de la langue
  • 1 conseiller départemental de prévention sécurité
  • 1 adjoint ressources humaines

 

167 fermetures prévues

  • 152 postes-classe dont 38 dédoublements
  • 8 postes spécialisés
  • 5 postes de CPC, dont :
    • 2 CPC Mission Maths
    • 1 CPC Mission Arts – musique
    • 1 CPC Mission Arts plastiques
    • 1 coordination départementale numérique
  • 2 postes de référents :
    • la formation initiale
    • les usages du numérique

 

De nouveaux critères retenus par la DSDEN

Cette année, la DSDEN a intégré l’Indicateur de Positionnement Social (IPS) dans ses critères d’étude des implantations et retraits de postes dans les écoles.

L’IPS vient ainsi s’ajouter :

  • à la classification Éducation prioritaire pour les dédoublements ;
  • et aux moyennes d’élèves par classe, retravaillées pour les fermetures uniquement.

IPS et effectifs par classe : les nouveaux repères de fermeture

La DSDEN a défini 3 blocs, qui regroupent les écoles selon leur IPS, maternelles et élémentaires confondues.

  • Bloc 1 : IPS ≤ 75 = 20,5 Elèves par Classe de moyenne
  • Bloc 2 : 75 < IPS ≤ 95 = 23 E/C
  • Bloc 3 : IPS > 95 = 26 E/C

– Pour une école du bloc 1, si la moyenne d’élèves par classe ne dépasse pas les 20,5 avec un poste de moins, le DASEN prévoit une fermeture.
– Pour une école du bloc 2, le seuil est fixé à 23.
– Pour une école du bloc 3, il est fixé à 25.

Pour l’UNSA Éducation : une surprise… mais aussi des limites

Pour l’UNSA Éducation, cette nouvelle classification a constitué une vraie surprise, car elle n’avait pas été annoncée.

Jusqu’à l’année dernière, les repères utilisés par la DSDEN étaient les suivants :

  • 27,5 élèves par classe en élémentaire
  • 28 élèves par classe en maternelle
  • 25 élèves par classe en éducation prioritaire

Avec cette nouvelle classification, et malgré une dotation en baisse pour le département, la DSDEN parvient presque à tenir ses nouveaux repères d’effectifs par classe.

Nous avons en effet repéré :

  • 1 école du bloc 2 à 24,5 élèves par classe au lieu de 23 ;
  • 9 écoles du bloc 3 au-dessus du seuil, dont une à 26 élèves par classe.

Mais un problème se pose : Ce cadrage ne tient que lorsque les prévisions d’effectifs de la DSDEN correspondent à celles remontées par les écoles.
Et c’est précisément là que se joue une partie de la carte scolaire.

Et concernant les dédoublements en éducation prioritaire, le repère de 15 élèves par classe a été maintenu.

 

Le projet de carte scolaire en détail

Attention : il ne s’agit encore que d’un projet.
L’arrêté de carte scolaire 2026 sera publié à l’issue du CDEN, soit le 3 avril 2026.

  1. Les ouvertures et les fermetures de postes dans les écoles
  2. Les ouvertures et fermetures de déboulements, ASH et TPS
  3. Les autres mesures hors la classe

 

Ce qu’il reste à faire

Lors du GT du 25 mars, les délégué·es de l’UNSA sont intervenu·es pour porter la voix des écoles qui nous avaient mandatés.

Nous avons demandé :

  • la correction des prévisions d’effectifs lorsqu’il existait des écarts avec les remontées des écoles ;
  • l’annulation de fermetures prévues ;
  • l’ouverture de postes là où les effectifs le nécessitent.

Une règle incomplète

S’il existe bien des repères pour fermer, le DASEN n’a fixé aucun repère clair pour ouvrir.

Pour l’UNSA Éducation, la règle n’est donc pas complète, et cela pose un vrai problème de lisibilité.

Les demandes de l’UNSA Éducation

L’UNSA Éducation a demandé :

  • de fixer des repères clairs pour les ouvertures de classe ;
  • de vérifier les écarts de prévision d’effectifs et de les corriger lorsqu’ils sont avérés ;
  • de créer des postes de remplaçant·es.

 

La baisse démographique ne doit pas servir de prétexte

L’UNSA Éducation regrette, une fois encore, que la baisse démographique soit automatiquement associée à une baisse des moyens.

Si l’ensemble des moyens avait été conservé, cela aurait permis :

  • de renforcer la brigade de remplacement ;
  • de maintenir davantage de postes hors la classe ;
  • et d’améliorer concrètement les conditions de travail et d’apprentissage.

Pour l’UNSA Éducation, la baisse du nombre d’élèves aurait dû être une opportunité pour mieux faire fonctionner l’École, et non une simple variable d’ajustement budgétaire.


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Après plusieurs semaines de mobilisation, le SE-Unsa 13 obtient des premières évolutions sur les refus de temps partiel pour la rentrée 2026.
Courriers adressés à l’administration, audience du 10 mars, accompagnement individuel des collègues, modèles de recours : ce travail de fond commence à porter ses fruits.

Des situations réexaminées

La DSDEN a engagé un réexamen de certains dossiers, notamment pour :

  • les collègues engagés dans une retraite progressive,
  • ceux qui étaient en temps partiel thérapeutique,
  • et les collègues ayant obtenu un 75 % alors qu’un 50 % était nécessaire.

Aujourd’hui, de premières réponses positives arrivent dans les boîtes mail de collègues que nous accompagnons.

Un résultat concret du travail syndical

Ces avancées ne doivent rien au hasard. Elles sont le fruit d’un travail syndical quotidien :

  • être à l’écoute des collègues,
  • analyser les situations,
  • intervenir auprès de l’administration,
  • porter les dossiers collectivement.

Le SE-Unsa constate et condamne les blocages mais il ne s’en contente pas : il agit pour faire évoluer les décisions.

Un combat qui continue

Pour autant, tout n’est pas réglé. Toutes et tous les collègues n’ont pas encore obtenu satisfaction et des situations restent en attente.

Le travail se poursuivra avec le groupe de travail début mai et la CAPD recours du 19 mai, où nous continuerons à défendre chaque dossier.

Le SE-Unsa reste pleinement mobilisé pour obtenir des réponses plus justes et plus humaines.

Vous êtes concerné par un refus de temps partiel ou une modification de quotité ?
Contactez le SE-Unsa 13 pour être accompagné dans vos démarches.

13@se-unsa.org


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Dans certaines circonscriptions des Bouches-du-Rhône, des directrices et directeurs se voyaient demander de rédiger eux-mêmes le PPMS de leur école. Alerté par les collègues, le SE-Unsa 13 est intervenu auprès du Directeur académique pour faire cesser cette pratique.

En audience avec le Directeur académique et le Secrétaire général le 10 mars 2026, la réponse a été claire et sans ambiguïté : 

  • Les directrices et directeurs n’ont pas à rédiger le PPMS de leur école.
  • Les directions mettent en œuvre le PPMS, organisent les exercices obligatoires et participent à sa mise à jour si nécessaire. Mais elles n’ont pas à élaborer ni rédiger le PPMS.

Si votre circonscription vous demande de rédiger le PPMS ou vous convoque à une réunion pour le faire : contactez le SE-Unsa 13 afin que nous intervenions auprès de la DSDEN.

 

Une clarification obtenue grâce à l’action du SE-Unsa

Cette avancée est le résultat d’une démarche syndicale simple et efficace :

  • écouter les collègues qui nous ont alertés ;
  • alerter le Directeur académique par courrier pour rappeler le cadre réglementaire ;
  • porter le sujet en audience pour obtenir une réponse claire de l’autorité académique.

Suite à notre intervention, le Directeur académique s’est engagé à faire un rappel lors du prochain conseil des IEN, afin que les sollicitations demandant aux directions de rédiger le PPMS cessent dans le département.


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Refus de temps partiel, quotités imposées, situations médicales insuffisamment prises en compte : de nombreux profs des écoles sont aujourd’hui en difficulté. En audience avec le DASEN le 10 mars dernier, le SE-Unsa 13 a dénoncé une situation qui fait payer aux personnels le manque de moyens.

Une audience nécessaire face à une situation préoccupante

Face aux nombreux refus de temps partiel pour la rentrée 2026, le SE-Unsa 13 a été reçu par le Directeur académique le 10 mars 2026.

Depuis plusieurs semaines, nous accompagnons de nombreux professeurs des écoles dans leurs démarches de recours. Derrière ces demandes, il y a des situations bien réelles : problèmes de santé, accompagnement d’un proche, organisation familiale, prévention de l’usure professionnelle ou aménagement d’une fin de carrière.

Lors de cette audience, le DASEN est resté très ferme sur la majorité des situations.

La raison est connue : un budget de l’Éducation nationale qui n’augmente pas et une dotation en postes négative dans les Bouches-du-Rhône. Cette réalité pèse directement sur les possibilités d’accorder des temps partiels.

Le SE-Unsa entend cette contrainte budgétaire. Mais pour la rentrée 2026, l’addition est particulièrement lourde pour les personnels.

Les collègues ne peuvent pas être la variable d’ajustement permanente du manque de moyens.

La situation des mi-temps thérapeutiques 2025-2026

Cette situation est d’autant plus difficile à accepter pour certains collègues actuellement en mi-temps thérapeutique en 2025-2026.
L’an dernier, lors des échanges avec l’administration, il avait été indiqué aux représentants des personnels que les demandes de mi-temps motivées par des raisons de santé devaient passer par le dispositif de temps partiel thérapeutique, et qu’une poursuite pourrait ensuite être envisagée l’année suivante sous la forme d’un temps partiel sur autorisation, le temps partiel thérapeutique étant limité à une année. De nombreux collègues ont donc fait ce choix en s’appuyant sur ces échanges.
Pour la rentrée 2026, ces demandes de poursuite sont pourtant largement refusées.

Pour le SE-Unsa, cette situation pose clairement la question du respect de la parole donnée. Des collègues déjà fragilisés par des problèmes de santé se retrouvent aujourd’hui contraints de justifier à nouveau leur situation médicale pour espérer maintenir une quotité de travail adaptée. Les contraintes réglementaires ou budgétaires ne peuvent pas effacer les engagements pris auprès des personnels.

Ce que le SE-Unsa a obtenu

Bien que l’audience reste insatisfaisante, l’audience du SE-Unsa a permis de faire bouger quelques lignes :

  • Les collègues déjà engagés dans une retraite progressive devraient conserver leur temps partiel, afin de ne pas perdre ce dispositif.
  • Les situations médicales devraient être réexaminées avec davantage d’attention, avec la possibilité de produire des éléments complémentaires. Les collègues concernés doivent absolument transmettre tout document justifiant de leur situation médicale, avec certificat d’un médecin agréé. Surtout celles et ceux en mi-temps thérapeutique actuellement.
  • Un temps sera consacré à l’étude des recours.

Sur ce dernier point, le SE-Unsa a été très clair : une réponse à un recours quelques dizaines de minutes après son dépôt est inadmissible.

Les enseignants sont nombreux, certes. Mais ils ne sont pas des numéros.

Le respect des personnels passe aussi par la manière de répondre

Le SE-Unsa a également demandé que les courriers de réponse aux recours soient revus.

Leur formulation actuelle, souvent très laconique, donne le sentiment que les situations individuelles sont examinées trop rapidement. Or les personnels attendent autre chose de leur administration : de l’écoute, de la considération et du respect.

La manière dont l’institution s’adresse aux agents compte aussi.

Le SE-Unsa poursuit le travail

Le travail syndical se poursuit maintenant dans la préparation de la CAPD du 19 mai 2026, précédée d’un groupe de travail le 5 mai.

Le SE-Unsa 13 continuera à défendre les dossiers des collègues qu’il accompagne et à porter leurs situations auprès de l’administration.

Vous êtes concerné par un refus de temps partiel ou une modification de quotité ?
Ecrivez-nous pour être accompagné dans vos démarches à 13@se-unsa.org


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Depuis plusieurs mois, des directrices et directeurs d’écoles nous alertent sur le PPMS.
Il leur est demandé d’élaborer ou de rédiger eux-mêmes le Plan Particulier de Mise en Sûreté de leur école.

Pour le SE-Unsa 13, cette situation pose deux problèmes majeurs :

  • un problème de respect des textes,
  • un problème de charge de travail et de responsabilité pour les directions d’école.
 

Face aux inquiétudes des collègues, le SE-Unsa 13 a décidé d’agir.

Le SE-Unsa 13 a écrit au DASEN

Suite aux échanges avec les collègues lors d’un stage syndical consacré à la direction d’école, le SE-Unsa 13 a adressé un courrier au Directeur académique afin de rappeler le cadre réglementaire.

Lire le courrier du SE-Unsa 13

En effet, la loi Rilhac du 21 décembre 2021 a modifié la répartition des responsabilités concernant le PPMS.

Le texte est clair :

  • Le PPMS est établi et validé conjointement par l’autorité académique, la commune (ou l’EPCI) et les personnels compétents en matière de sûreté.
  • La directrice ou le directeur d’école n’a pas à l’élaborer.

 

Son rôle est différent. Il consiste à :

  • diffuser le PPMS dans l’école,
  • organiser sa mise en œuvre,
  • préparer et conduire les exercices obligatoires,
  • faire remonter les éléments nécessaires à son amélioration.

 

Autrement dit : les directions mettent en œuvre le PPMS, mais ne sont pas responsables de sa conception.

Demander à un directeur ou à une directrice de rédiger lui-même ce document revient donc à lui transférer une responsabilité qui ne relève pas de ses missions.

Une réponse du DASEN… mais qui ne règle pas tout

Le Directeur académique nous a répondu par courrier.

Lire la réponse du DASEN

Sa réponse apporte des éléments sur l’aspect juridique du dispositif, mais elle ne répond pas à la question centrale que nous avons soulevée : celle de la charge de travail et des moyens nécessaires pour déployer le PPMS unifié.

Car le problème que rencontrent aujourd’hui les écoles vient en grande partie du télescopage de deux évolutions :

  • la loi Rilhac, qui clarifie les responsabilités et retire l’élaboration du PPMS aux directions ;
  • la mise en place du PPMS unifié, prévue par la circulaire de 2023.

Dans les faits, et si aucun moyen spécifique n’est prévu, la charge retombe mécaniquement sur les directions d’école.

Sans moyens, la charge retombe sur les directions

Dans d’autres départements, des organisations ont été mises en place pour respecter les textes tout en évitant d’alourdir le travail des directions.

Par exemple :

  • des postes dédiés ont été créés pour piloter les PPMS ;
  • les services académiques pré-remplissent les documents avec les données permanentes (plans, circuits, risques locaux, consignes…) ;
  • la direction d’école intervient uniquement pour vérifier et mettre à jour les données annuelles (effectifs, contacts, etc.) ;
  • elle organise ensuite les exercices réglementaires, ce qui correspond bien à ses missions.

 

Dans ce type d’organisation, les rôles sont clairs et la charge de travail est maîtrisée, mais dans les Bouches-du-Rhône, ce n’est pas encore suffisamment le cas.

Ce que demande le SE-Unsa 13

Pour le SE-Unsa 13, plusieurs points doivent être clarifiés :

1.      Respecter strictement le cadre réglementaire. Les directrices et directeurs d’école n’ont pas à élaborer le PPMS.

2.      Donner des moyens aux services pour construire les PPMS. Cela suppose des personnels dédiés au niveau départemental ou académique.

3.      Limiter la contribution des directions à ce qui relève réellement de leurs missions :

    • diffusion du plan
    • organisation des exercices
    • remontée des observations pour l’amélioration du dispositif.

 

Les directions d’école ont déjà une charge de travail considérable, largement reconnue par l’institution elle-même.
Ajouter des tâches techniques et juridiques supplémentaires ne peut pas être la solution.

Le SE-Unsa 13 continue d’agir

Nous avons obtenu une audience avec le Directeur académique le 10 mars.

Lors de cette rencontre, le SE-Unsa 13 portera les revendications des directrices et directeurs d’école du département :

  • clarification des missions,
  • respect du cadre légal,
  • mise en place de moyens réels pour déployer les PPMS.

 

Notre objectif est simple : sécuriser les écoles sans faire peser sur les directions des responsabilités qui ne sont pas les leurs.

Directrices et directeurs : vous n’êtes pas seuls

Le SE-Unsa 13 connaît la réalité du travail de direction : multiplication des tâches, pression administrative, responsabilités toujours plus nombreuses.

Sur le sujet du PPMS comme sur beaucoup d’autres, nous continuerons à intervenir pour défendre vos conditions d’exercice et faire respecter vos missions.

Nous ne manquerons pas de vous informer des suites de l’audience du 10 mars.


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De nombreux collègues Profs des écoles nous ont alertés ces dernières semaines : refus de temps partiel sur autorisation, non-renouvellement en retraite progressive, modification de quotité sans accord, difficultés pour les situations médicales faisant suite à un temps partiel thérapeutique…

Ces décisions ne sont pas anodines. Derrière chaque demande, il y a une organisation familiale, une situation de santé, un équilibre professionnel fragile ou une fin de carrière à sécuriser.

Le SE-Unsa ne minimise pas les contraintes de gestion. Mais nous refusons que les personnels deviennent la variable d’ajustement des tensions budgétaires.

Le SE-Unsa a écrit au Directeur académique pour demander :

  • le respect des engagements pris,

  • le réexamen des refus,

  • la sécurisation des situations liées à la retraite progressive,

  • une clarification des critères d’attribution,

  • et une gestion plus lisible et plus équitable des temps partiels.

Le temps partiel est souvent un outil de maintien dans l’emploi. Le restreindre sans dialogue, c’est fragiliser les collègues et, à terme, le fonctionnement même du service.

Le SE-Unsa est pleinement mobilisé sur ce dossier et portera ces situations lors de l’audience à venir.

Consultez le courrier du SE-Unsa 13 adressé au Directeur académique


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