Réponse du nouveau Dasen....
Le SE-Unsa a présenté la situation de la Haute-Garonne au Dasen, M Mendivé (Cf. ci-dessous notre déclaration préalable).
Le (nouveau) Dasen a répondu aux déclarations des organisations syndicales…
– Il ne « sous-estime pas » ce que nous disons avec l’augmentation des saisies de RSST venant des écoles.
– Il reconnait « le malaise et le mal être général » avec un comportement de familles vis-à-vis de l’Ecole qui se dégradent… »
– Il ajoute que « la formation spécialisée (FS-SSCT) doit pouvoir trouver des solutions à apporter au personnel… »
Si nous pouvons apprécier le soutien et l’empathie affichée par le nouveau Dasen, nous serons surtout attentifs aux actes concrets, au-delà des paroles…
Quelques rappels...
– A chaque FS, nous renouvelons notre demande : la gestion des problématiques de la FS-SSCT nécessite des moyens.
Pour le département, il faut plus de 2 CPD et pour chaque établissement, pour chaque circonscription, le poste d’Assistant de Prévention (APE pour les établissements ou APC pour les circonscriptions) doit devenir un poste réel (c’est-à-dire qu’il faut un vrai temps dédié au travail de réponse aux RSST).
– Des documents (nationaux et locaux) dédiés à la prévention existent…
mais ne sont ni connus, ni accessibles des personnels… C’est une perte importante.
Le DASEN propose « un temps fort » lors de l’année scolaire, sur chaque circonscription, pour parler de ces éléments de santé et sécurité au travail.
A suivre…
Nous demandons déjà que tous les documents soient accessibles (sur le « site » de la Dsden ?)
Et que l’administration en assure une publicité régulière (information nécessaire mais bien sur insuffisante dans l’aide due aux personnels…)
Déclaration préalable de l'Unsa
M le Dasen,
Pour votre première réunion de la Formation spécialisé (FS-SSCT) en Haute-Garonne, nous avons un résumé assez parlant de notre département avec le bilan des RSST de l’année passée, 2024-2025 :
– 2246 saisies dans le Registre Santé Sécurité et conditions de Travail.
Cela correspond environ à 14 saisies par jour de classe. C’est environ 50 % de plus que l’année précédente, pour ne pas dire 340 % de plus que l’année 2022/23. Ce nombre est déjà un bilan.
– Précisons ce bilan : 1607 saisies concernent les RPS ou/et les TMS.
En langage ordinaire, ce sont des « risques liés à l’intégrité physique ou/et des violences Physiques ».
72 % des saisies signalent des agressions, de la violence ; souvent d’élèves parfois de parents. Cela correspond à environ 10 par jour.
– Dans un monde très instable ou « l’homme le plus puissant du monde », président d’extrême droite, est lui-même un des principaux agents du chaos. Il se veut Nobel de la paix (à défaut d’être Pape) et se comporte moins bien qu’un caïd de cours de maternelle laissée sans surveillance…
– Dans une France encore plus instable ou le gouvernement français change, ne change pas, se met en retrait, puis revient pour battre en retraite, avant de faire demi-tour mais en continuant de supprimer des postes…
Dans ce contexte-là, nous (les agents de l’Education Nationale) nous attendons, encore plus, de trouver du sens à notre métier.
Nous voulons trouver du sens, nous voulons aussi pouvoir travailler en sécurité et dans de bonnes conditions.
Les RSST montrent que ce n’est pas le cas : 10 fois par jour en Haute-Garonne, l’année dernière, des personnels n’ont pas été en sécurité.
C’est dans cette situation que la Haute-Garonne vous accueille.
– Avec seulement deux CDP (conseiller départementaux de prévention). C’est-à-dire 4 fois moins que dans les départements alentours
– Avec, pour les écoles, à peu près, aucun moyen pour les APC (les assistants de prévention de circonscription).
Sans temps dédié, ils sont 6 fois moins que les APE… pour répondre à deux fois plus de saisies.
– Avec plusieurs situations vraiment explosives, qui arrivent à des suspensions d’élèves, suspensions renouvelées sans que la situation soit réglée ;
et dans ces situations, tous les échelons administratifs sont intervenus, ils ont fait leur correctement travail…
Mais nous arrivons au bout des possibles et il n’y a pas de solution.
Vous allez penser que nous noircissons le tableau. Pas du tout, les analyses présentées par vos services confortent nos propos.
Nous voulions juste vous rappeler la situation des collègues.
– Une défiance quasiment généralisée des personnels face à l’administration qui ne peut répondre (Qui ne peut répondre à nos problèmes, et ne répond déjà pas au téléphone).
– Et une résignation et un désengagement de plus en plus de personnels, dans un métier choisi pour rendre un service public
et qui devient, de plus en plus, une violence que l’on s’inflige.