Ce comité s’est tenu pour un bilan de rentrée et présidé par
Pascal Jan, préfet de l’Yonne.
Conseil départemental représenté par Jan Luc
Givord en l’absence du président Grégory Dorte (pour la 2è fois).
L’ordre du jour est
essentiellement consacré au bilan de la rentrée pour le premier et le second
degré.
1/ Revendications de l’Unsa Education ( déclaration)
2/ Bilan chiffré de rentrée 1er et 2d degré
3/ Les PAS
4/ Questions diverses
1/ L’Unsa Education a revendiqué en
ces termes dans sa déclaration liminaire ( lisible en pièce jointe) :
– les chiffres et les graphiques qui voudraient prétendre
que la baisse démographique nous apporte de bonnes conditions de travail, ne
sont que des moyennes hors -sol qui ne reflètent en rien les besoins des élèves
qui ont évolué et une réalité qui n’est jamais une moyenne !
« La baisse
démographique est le levier à utiliser pour la réussite des élèves et non pas
pour faire des économies en fermant des classes et en supprimant des
postes. »
– absence de
chiffrage et de graphiques sur le nombre d’élèves en situation de handicap
accompagnés, non accompagnés ou insuffisamment accompagnés
–L’Unsa Education
dénonce le nombre d’élèves en attente d’une place en établissement spécialisé,
le nombre de postes non occupés en RASED et ceux occupés par des enseignants non
spécialisés ( nous avons appris qu’à la rentrée : 68 élèves attendaient une
place en établissement spécialisé et 20 en attente d’ITEP).
–l’Unsa Education
dénonce l’absence d’aménagement du poste de travail des professeurs ayant une
rqth. Les dossiers sont reportés pour juin 2026 voir septembre ! C’est une
discrimination et un non respect de la loi handicap de 2005. Ce n’est pas aux
collègues de financer leur matériel !
-l’Unsa Education dénonce la situation des 80
(environ) collègues directrices ou
directeurs seul.e.s dans leurs écoles (chargé.e.s d’écoles) sans rattachement
d’un.e remplaçant.e et/ou d’un emploi civique, ce n’est pas l’école du 21e
siècle. L’Unsa Education dénonce aussi la liste maltraitante des
injonctions données aux directions d’école les 15 1ers jours de la rentrée,
sans même tenir compte de l’absence de décharge pour nombre d’entre eux (écoles
de 1 à 3 classes)
-l’Unsa Education a
dénoncé la charge de travail de l’évaluation d’école pour laquelle les 12h
de déduction ( 6h sur les animations pédagogiques et 6h journée de solidarité) ne suffisent pas!
– les élèves sont nos
futurs citoyens, ils ne sont pas une dépense mais un investissement. Ils ne
doivent pas servir d’ajustement budgétaire
– nous avons rappelé
les besoins criants suivants : un statut de fonctionnaire catégorie B pour
les aesh, une vraie médecine du travail, un plan de grande envergure pour les
rased, les psychologues, les infirmières, les assistantes sociales, les CPE et
AED en nombre insuffisant.
2/ Bilans de la rentrée 2025 :
1er degré :
– 670 élèves en moins dans les écoles
publiques
– moins 20 % entre 2013-2025
-implantation des TPS est inchangée
depuis 3 ans
-121 dispositifs à effectifs réduits : GS
à CE1 en REP
– quelques ajustements : deux décisions
d’ouverture provisoires (Maligny « Pierre Perret » et Joigny
« Marcel Aymé »
2d degré :
–
157 élèves ( 1200 collégiens en moins)
– collégiens en légère hausse en privé (
+ 23)
– 220 en + depuis 2019 (équivalent d’un petit
collège comme Charny)
On souligne la baisse démographique mais
cette augmentation ne peut être minorée.
– Charny : 31,32 de moyenne et inquiétudes aussi sur effectifs de
certaines classes au nord de l’Yonne : 32 élèves en 4è à Villeneuve, 4 suivis
par des AESH dans des classes où il y a 29 places !
Il y a des collègues et des élèves qui « craquent »
: à la rentrée prochaine, on ne peut imaginer entendre que le seuil d’une
ouverture n’est pas atteint.
Se pose la question de ce qu’on offre
comme service d’éducation dans ces collèges.
Le Dasen souligne le partenariat avec le
CD pour les classes en horaires aménagées qui sont en nombre croissant.
( cinéma à Champs Plaisants, théâtre en
Puisaye …)
Dasen : » il y a 4 collèges dont le
nombre d’élèves par division est supérieur à
27 ( Chablis, Charny, Paul Bert et Denfert), 13 collèges dans lesquels le nombre d’élèves
est entre 25 et 27. 7 et dans les autres .
collèges, la moyenne est inférieure à 24.
Pour l’Unsa Education les ,divisions à plus de 27 étaient prévisibles
et il est inacceptable qu’elles n’aient pas été évitées.
3/ Les PAS
-rentrée 2025 = concertation faite avec
l’ARS
– rentrée 2026 = engagement de l’Yonne
– rentrée suivante = tout le territoire
national
– proposer des aménagements de manière
plus rapide et au plus près des besoins
– il y aurait un binôme de coordonnateurs
pour chaque PAS : un pe et un éducateur spécialisé (ARS)
– ils seraient hébergés dans des collèges
* Objectifs :
– analyser des besoins identifiés
– mieux mobiliser des ressources des
secteurs médico-social et plus rapidement
– réponses pédagogiques, soutien,
matériel
– tous les élèves EBEP et pas seulement
handicapés
-pilotage : un IEN, un chef d’établissement
et et un directeur de ESMS ( étab ou service médico-social)
* Ce qui nous reste à engager :
– dialogue avec les partenaires
– les périmètres des PAS
– présentation en CDEN
– échange avec les OS (groupe de travail)
« Positionnement de l’Unsa Education
Nous sommes en désaccord sur le fait qu’aucun moyen enseignant ne soit
crédité par le ministère, les postes seront pris sur la dotation actuelle. En
outre : où trouvera-t-on ces enseignant.e.s spécialisé.e.s alors que 9 dans les
RASED ne sont déjà pas spécialisé.e.s et qu’on ne donne pas les départs en
formation nécessaires ?
« Nous soulevons une évidence avec nos collègues des autres
organisations syndicales : c’est une
saignée supplémentaire dans la carte scolaire. »
D’autre part : les PAS ne résoudront pas l’absence de temps donné aux
enseignants pour mener à bien les concertations avec l’ensemble des partenaires
et avec les familles.
En outre, cela ne résoud en rien la quasi absence de formation des
AESh qui ne sont en rien des éducateurs et éducatrices spécialisé.e.s ! »
4/ QUESTIONS DIVERSES :
– Il y a urgence d’augmenter les postes d’AED au lycée FOURIER-ST GERMAIN entre
autre
– remplacement
: 95 % taux d’efficacité moyen entre 93 et 97 %
– UNSA : intervention sur le 80 % payé 85,7 %, c’est une question d’équité sur le territoire national et pour les
femmes qui forment la majorité des demandes de temps partiel
– aucune
réponse donnée sur l’absence des aménagements pour les collègues en situation
de handicap ( report des crédits sur juin voire septembre 2026 !) et l’Unsa
rappelle que c’est intolérable, illégal et discriminant et que cela va relever
des compétences du défenseur des droits et de la cellule d’écoute violence et
discrimination
– calendrier des instances carte scolaire : répondra plus tard en raison des élections municipales (sauf que
ces dates sont déjà annoncées dans les autres départements de notre académie.
– question Unsa sur le nombre d’élèves
notifiés qui n’ont pas leur quotité : toujours pas de réponse, parait-il que
c’est une réponse impossible à donner car ce sont souvent des élèves qi n’ont
pas une quotité précise.
L’Unsa Education ne se satisfait pas de cette réponse car nombreux sont les élèves sont notifiés avec 12h d’accompagnement et qui n’ont que la moitié de celui-ci sans
que la situation s’améliore en cours d’année, de nombreux élèves ont l’absence
plus ou moins longue de leur AESH non compensée Information : au 31.10, 96.3 %
des élèves avec une quotité spécifiée ont un accompagnement. L’Unsa rappelle
que cela ne signifie pas que le temps d’accompagnement soit respecté. C’est ce
qui est évident quand on se déplace dans les écoles.
-L’Unsa éducation a aussi rappelé sa demande dans chaque
département de l’académie et auprès de la rectrice qui ne s’y est pas opposée à
la mise en place du 80 % payé 85,7 % (nous sommes une des rares académies à ne
pas le proposer)
Pour l’Unsa Education
Marie Lamoureux et Lydie Galonzka