Un tour de vis budgétaire. C’est le remède proposé pour faire face au sujet des pensions civiles, au déficit de l’agence comme à la pression de Bercy.

 Il y aura donc des mises à contributions massives des établissements qui risquent de produire un effet domino sur les établissements déjà fragilisés et sur l’emploi.

La note est salée en 2026. Elle le sera en 2027. Mais les annonces d’aujourd’hui nous montrent que l’on risque de faire tomber la salière dans la soupe.

Vous nous promettez Madame la directrice générale, du sang et des larmes, ou plus exactement moins de détachés car ils coutent chers, ce sont vos mots, et une agence qui gérera un nombre plus réduit de personnels.

C’est le reniement des engagements de 1990 qui avaient mis en place un opérateur public pour éviter l’éparpillement statutaire, donner de la cohérence dans le recrutement, mettre en place des règles communes de gestion. Ce qui nous est promis c’est demain plus de diversité de gestion et une libéralisation. 

Au plan financier nous estimons, compte tenu des moyennes appliquées sur la nouvelle contribution et de nos remontées de terrain, qu’une quarantaine de millions d’euros pourraient être encaissés potentiellement dès la première année. Ces mesures devraient remettre l’agence à flot et éponger une partie du problème des pensions civiles.

Mais au prix de combien d’établissements fragilisés à l’extrême et de tant d’autres mis en difficulté?

Face à la grogne attendue des personnels et des parents, face aux équations budgétaires périlleuses, nous aurons besoin d’actions de solidarité dans les mois qui viennent. Nous aurons également besoin d’un cap politique plus clair. Vous nous avez convié à des moments d’expression. Le politique en reste le grand absent. Comme si personne n’était capable de penser un cap rassembleur pour notre diplomatie scolaire et pour cet outil majeur de notre politique d’influence qu’est l’AEFE. Comme si la situation de nos finances publiques provoquait la tétanie politique.

Il est au moins temps de refaire nos comptes avant le 18 décembre : le périmètre de la nouvelle contribution intègrerait toutes les catégories d’emplois contrairement à ce qui avait pu être évoqué dans le courant de nos discussions. Et cela ressemble à une promesse non tenue.

Nous avons appris lors du dernier CA que le projet d’augmentation de la PFC était finalement abandonné. Il est difficile de s’y retrouver. Les partenaires resteront bel et bien concernés par une nouvelle contribution et c’est heureux. Des ajustements sont encore nécessaires. Mais à l’UNSA nous avons des exigences :

  • Prévoir des mécanismes de solidarité interne
  • Protéger l’emploi.

 Pour éviter un effet domino majeur et que les déconventionnements d’établissements et les déclassements d’emplois soient nombreux, il n’est pas trop tard pour dire ce que l’on souhaite pour notre réseau demain.

Ce réseau doit être solidaire, uni dans sa diversité et ses personnels rassurés car il est difficile de faire la classe et de gérer un établissement face à une logique de peur !

 


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