Ce jeudi 11 décembre, l’UNSA Education a siégé en CDEN (comité départemental de l’Education nationale) en présence du Préfet, du DASEN, de la Secrétaire générale, de l’IA-Adjoint, de la DPM et des représentants du Conseil départemental.

L’UNSA Education a fait lecture de sa déclaration liminaire dans lesquels ont été  abordés les sujets suivants :

  • Les évènements depuis la rentrée scolaire et les priorités de notre nouveau ministre.
  • Effectifs dans les écoles, situations des écoles dites « orphelines » et en éducation prioritaire.
  • École inclusive et perte de moyens dans les dispositifs.
  • L’évolution des SEGPA et des ULIS Collège.
  • La baisse des moyens en surveillance dans les collèges du 2nd degré. 

Bilan de la rentrée scolaire 2025 dans le 1er degré :

Effectifs dans les écoles et les dispositifs de l'école inclusive:

Le DASEN a évoqué une baisse de 809 élèves ce qui est supérieur à ce qui était attendu (-2,2%). Cette baisse est à mettre en lien avec la baisse des naissances dans le département : -1724 naissances entre 2010 et 2024 soit -30%. Tous les départements connaissent cette baisse (surtout le Cher, et le Loir-et-Cher, l’Indre et Loire étant le moins impacté).

Le rapport professeur par élève (P/E) dans le 28 est au-dessus de la moyenne académique.

26 ouvertures ont été décidées pour 36 fermetures de classes sur l’ensemble de la carte scolaire 2025 dans le 1er degré. 

L’UNSA Education ne peut nier la baisse des effectifs dans notre département. Il est cependant regrettable que cette baisse des effectifs ne permette pas la baisse significative du nombre d’élèves par classe. Un regard bienveillant a été porté sur les écoles rurales, ce que nous accueillons très positivement. Cependant, certaines situations méritent de connaître la même attention. C’est le cas des écoles dites « orphelines » et des écoles en éducation prioritaires qui connaissent une dévoiement progressif des dispositifs « 100% réussite » et des effectifs des classes non allégées. 

L’Unsa Education a également tenu à rappeler que la suppression de plusieurs postes d’enseignants spécialisés dans les structures de soins telles que les CMPP, DAME, DITEP avaient de lourdes conséquences sur le suivi des élèves relevant de ces dispositifs. Il faut ajouter à cela la diminution du temps de coordination pour les DAME faisant fi des nombreuses missions mises en œuvre. 

Tant que les mesures de carte seront décidées à l’aune du seul P/E, les conditions d’apprentissage des élèves, de travail des personnels ne seront pas remplies.

Concernant les PAS, le DASEN s’est félicité de leur mise en place. Il note que le délai entre la saisine et la réponse apportée par le PAS est raisonnable et permet de ne pas laisser les familles sans réponse.

L’Unsa Education regrette qu’il n’y ait pas de réunion de bilan sur les PAS cette année. 

Concernant le comité de pilotage de l’école inclusive qui aura lieu en janvier/février 2026, les organisations syndicales ont demandé à pouvoir y participer. Le DASEN en a pris note. Il s’engage à nous communiquer les informations issues de cette réunion au prochain CDEN.

Moyens en remplacements :

Les organisations syndicales ont interrogé le DASEN sur les moyens de remplacement. En effet, aucune ouverture de poste de TR n’a été décidée cette année. L’IA-Adjoint a répondu qu’étant donné le nombre moins important de classes, à moyens de remplacement identiques, le taux de remplacement est en hausse.

Si on peut noter ces dernières années une amélioration du taux de remplacement, pour autant on ne peut se satisfaire que des classes restent sans enseignant plusieurs jours, voire plusieurs semaines (ce qui reste à la marge), lors d’une absence non prévue.

vote CONTRE des organisations syndicales

Bilan de la rentrée scolaire rentrée 2025 dans le 2nd degré :

Effectifs dans les collèges :

Dans les collèges les effectifs sont plutôt stables. La diminution des effectifs que l’on connaît actuellement dans le 1er degré n’a pas encore totalement produit ses effets dans le 2nd degré. 

Le nombre d’heure par  élèves est de 1,22 , c’est la même quantité qu’en 2024.

Le nombre d’élèves par division est de 24,64 (24,57 en 2024).

Le taux d’HSA a augmenté pour atteindre 9,11% ( 8,83 en 2024)

La dotation n’a pas permis l’amélioration du nombre d’élève par section. De nombreuses sections sont au-delà des 27 élèves ce qui dégrade les conditions de travail des personnels et les d’apprentissage des élèves.

Les heures restantes est redistribuée aux établissements ce qui représente 2H par établissement.

Il est regrettable que le H/E atteigne un taux aussi bas dans certains établissements, allant jusqu’à 1,06. Cela se traduit par des classes de plus en plus chargées alors qu’on y accueille de plus en plus d’enfants en situation de handicap (ULIS, DAME) et d’enfants en difficulté non suivis (refus de Segpa) demandant une attention et un suivi accrus. Si la moyenne des élèves par division est de 24,64, ce n’est bien qu’une moyenne car nombreuses sont les classes surchargées notamment en 3e comme à Anet, Auneau, Bonneval, Bû, Chartres Hélène Boucher, Dreux Camus, Luisant et St Prest où la barre des 29 élèves par classe est dépassée.

Nous avons alerté sur le problème des services partagés. Le DASEN demande une attention particulière dans la mise en place des emplois du temps afin de permettre de réaliser les temps de trajet. Il sensibilisera les PERDIR sur ce sujet.

Les effectifs ULIS sont significativement à la hausse, entrainant un dépassement des 10 élèves/dispositif dans plus de 60% des ULIS.

Là encore, l’accompagnement et la scolarité de ces élèves ne peut qu’en être dégradés.

Moyens de surveillance :

-3,5 etp cette année qui s’ajoutent à la baisse de 1,5 etp de l’an dernier. 

Le DASEN explique que les dotations dépendent de certains critères (le nombre de demi-pensionnaires, présence d’un internat, d’une ULIS, l’IPS).

-3,5 etp cette année qui s’ajoutent à la baisse de 1,5 etp de l’an dernier. 

L’Unsa Education regrette cette diminution de la dotation. A l’image des effectifs des classes, il est dommage de ne pas profiter de la baisse globale pour améliorer le taux d’encadrement par les AED. Ce sont des personnels qui travaillent au plus proche des élèves et oeuvrent quotidiennement à leur bien-être scolaire. 

A cela s’ajoute le problème du remplacement lorsqu’un AED est absent depuis plusieurs semaines, il n’y a plus de remplaçants.

Autres sujets :

L’UNSA Education s’est inquiété de la hausse des effectifs dans le privé (+4 dans le 1D à mettre en perspective des -800 du public, + 4% dans les lycées). Le DASEN n’a pas apporté de réponse face à la fuite des élèves vers le privé. L’UNSA Education dénonce depuis de nombreuses années le financement des établissements privés par l’Etat.

L’UNSA Education note une augmentation des effectifs dans les lycées professionnels. L’évolution de l’orientation des élèves avec un vrai intérêt pour ces formations nécessitent d’abonder l’offre qui à ce jour ne permet de répondre à l’ensemble des demandes.

Concernant la DHG, l’UNSA Education a fait part de son inquiétude pour le fonctionnement des établissements face à la volonté du Conseil départemental d’empêcher les établissements de théoriser leur fond de roulement au-delà de 60 jours d’autonomie.

Vote CONTRE des organisations syndicales.

Présentation des résultats aux examens :

Le DASEN a rappelé la priorité à la réussite des élèves.

Constat des résultats au différents examens :

  • Les résultats au DNB ne sont pas bons : en-deçà de la moyenne nationale et académique
  • Les résultats dans les différents bac sont plutôt bons avec quelques variables dans les bacs pro.

Le DASEN aimerait diversifier l’orientation dans les filières technologiques (ne pas mettre tous les élèves dans la filière STMG).

L’UNSA Education a rappelé que l’orientation est plus compliquée après la 3ème car les familles ont trop d’informations. Une clarification des parcours est nécessaire.

De plus, l’UNSA Education a noté qu’il est difficile d’accompagner qualitativement l’ensemble des élèves quand les effectifs sont trop élevés en classe de 3e.

Travaux réalisés dans les collèges :

Le Conseil général a présenté les collèges concernés par le Marché Global de Performance n°2. ont concernés par les travaux : Anet, Châteauneuf-en-Thymerais, Courville-sur-Eure, Dreux (Taugourdeau), Epernon, Illiers-Combray, Lucé (E. Herriot), Lucé (Les Petits Sentiers), Luisant. 

2 collèges restent en attente de lancement de projet de travaux : Brossolette et Nogent-le-Roi

Leur situation est à l’étude pour savoir qui pourra en bénéficier en 1er car le Conseil Départemental ne peut pas assumer le coût des travaux en simultané.

Pas de travaux prévus à court terme pour Pierre & Marie Curie.

Sectorisation du bassin chartrain :

Suite à une demande répétée de certaines familles et du Maire de La Bourdinière, les élèves de cette commune seront, à la rentrée prochaine, scolarisés au collège Jean Monnet de Luisant.

Les motifs avancés sont le réseau de transport et le fait que les élèves de Dammarie sont sectorisés sur ce collège. Les enfants de La Bourdinière sont scolarisés à Dammarie.

L’UNSA Education s’est opposé à ce changement de sectorisation pour plusieurs motifs :

  • La mixité sociale : en effet, ces élèves vont vers le collège à l’IPS le plus élevé. On sait que beaucoup sont déjà scolarisés dans le privé.
  • Les effectifs : la scolarisation sur J. Monnet va entrainer une hausse du nombre d’élèves alors que le collège est déjà proche de sa « limite de confort ».
  • L’impact sur les personnels : la perte de ces élèves pour le collège d’Illiers va entrainer des services partagés et des mesures de carte dans un secteur déjà peu attractif.

Questions diverses :

Direction d'école :

Il a été demandé aux directeurs d’organiser les ESS lorsque les Enseignants référents sont absents. Le DASEN adjoint a répondu que cette demande se faisait sur la base du volontariat. 

L’Unsa Education est intervenue afin de rappeler que les directeurs d’école ont suffisamment de tâches à accomplir pour ne pas se rajouter de charge. De plus, le volontariat n’est pas une réalité si cela impacte les élèves.

Le DASEN a mis en avant l’appui du SEI et des IEN. L’Unsa Education a demandé qu’en l’absence d’enseignant Référent les enseignants du SEI prennent en charge l’organisation des ESS, demande entendue puisqu’un enseignant spécialisé est déjà affecté à cette mission temporaire.

Construction de la nouvelle école dans le quartier des Bâtes :

L’ouverture de l’école ne se fera qu’à la rentrée prochaine. Une visite des locaux sera organisée pour les futurs élèves. 6h dédiées aux animations pédagogiques ont été libérées pour les enseignants afin de réfléchir au projet pédagogique de la nouvelle structure.

Une attention concernant les modalités du déménagement est nécessaire. Les organisations syndicales ont demandé la plus grande vigilance afin que les personnels ne soient pas contraints de procéder au déménagement eux-mêmes.

 

CIO de Châteaudun :

Les locaux actuels sont inadaptés à l’accueil de publics et connaissent des problèmes thermiques rendant les conditions de travail difficiles. La DSDEN cherche depuis plusieurs mois des nouveaux locaux mais sans succès. Une réunion s’est tenue cette semaine avec les différents partenaires et personnels, réunion qui a permis d’établir un constat commun d’une situation enkystée faute de solution satisfaisante et malgré les efforts de la Secrétaire générale de la DSDEN.

Le Secrétaire général du rectorat va saisir le service ministériel qui gère l’immobilier de l’Etat afin de permettre l’élargissement des recherches.

Tickets cantine AESH, AED, Adjoint administratif :

A partir du 1er janvier 2026, le prix du ticket de cantine dans les collèges pour les AESH, AED et Adjoints administratifs augmentera de 18% (3,40 € > 4€). Les organisations syndicales ont dénoncé cette augmentation qui impacte les personnels les plus précaires.

Mme Bracco du Conseil départemental a expliqué que ce tarif de 3,40€ est avant tout destiné aux agents territoriaux dont ils sont responsables et qui ne bénéficient pas de ticket restaurant. Elle a aussi précisé que le coût du repas étant de ~9€, le CD prenait encore à sa charge plus de la moitié du prix du repas. Elle invite les personnels à s’adresser à leur employeur pour une prise en charge plus importante.

L’UNSA Education regrette que, une fois encore, les personnels de l’Education nationale soit limité dans les aides apportées au quotidien. Rien n’est prévue pour une prise en charge partielle des repas. 

 

Pour nous faire remonter des éléments ou pour obtenir des  renseignements complémentaires, contactez nous au 06.87.90.76.83 ou 28@se-unsa.org


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