Préparation de la rentrée 2026 –Quels moyens pour le département de l’Hérault ?
Déclaration liminaire CSA 2026-01-29 (1)
Dans le premier degré, la préparation de la rentrée 2026 s’annonce sous le signe de la diminution des moyens d’enseignement dans l’académie de Montpellier, avec une baisse globale de 75 ETP (Équivalents Temps Plein) en raison d’une diminution démographique de 4 661 élèves (-2,1%). Cette baisse concerne l’ensemble des cinq départements de l’académie, dont l’Hérault.
Pour l’Hérault, les prévisions d’effectifs pour la rentrée 2026 indiquent une diminution de 1 818 élèves, passant de 94 508 élèves en 2025 à 92 690 en 2026. En conséquence, le département subira un retrait de 20 ETP. Malgré cette réduction, le taux d’encadrement (P/E) projeté pour la rentrée 2026 s’améliore légèrement, passant de 5,91 en 2025 à 6,01 en 2026, soit une progression de +0,10.
Les priorités académiques : Malgré les contraintes budgétaires et démographiques, l’académie se doit de maintenir des objectifs ambitieux pour améliorer les conditions d’enseignement. Ces priorités incluent :
- L’accompagnement des territoires ruraux malgré la baisse démographique.
- Le renforcement des efforts pour l’accueil des élèves en situation de handicap.
- Le rééquilibrage des taux d’encadrement entre les départements.
- La poursuite du déploiement des classes de Très Petite Section (TPS) dans les quartiers relevant de la politique de la ville.
Notre position : Le SE-Unsa 34 s’inquiète des conséquences de cette baisse des moyens sur les conditions de travail des enseignants et sur la qualité de l’enseignement dans l’Hérault. Bien que l’amélioration du taux d’encadrement soit avancée, nous restons vigilants quant à la mise en œuvre des priorités académiques et leur impact réel sur le terrain. Nous continuerons à défendre les intérêts des personnels et des élèves pour garantir un service public d’éducation de qualité.
Dans le 2nd degré: Une rentrée 2026 marquée par des suppressions de postes dans l’académie de Montpellier
Le Comité Social d’Administration (CSA) de l’académie de Montpellier s’est réuni le 29 janvier 2026 pour préparer la rentrée scolaire. Les chiffres annoncés pour le département de l’Hérault et l’ensemble de l’académie sont préoccupants, notamment en ce qui concerne la répartition des moyens d’enseignement et la suppression de postes.
Une baisse des moyens dans un contexte de décroissance démographique
L’académie de Montpellier prévoit une diminution de 1 692 élèves pour la rentrée 2026, ce qui entraîne une réduction globale de 73 ETP (Équivalents Temps Plein) dans les moyens d’enseignement. Cette baisse est particulièrement marquée dans les collèges et SEGPA, avec une perte de 90 ETP pour une diminution de 1 585 élèves. Bien que le ratio H/E (heures par élève) soit maintenu à 1,14, cette réduction de postes risque d’avoir des conséquences sur les conditions d’apprentissage des élèves et les conditions de travail des enseignants.
- Collèges et SEGPA : – 90 ETP
- Lycées généraux et technologiques : 0
- Lycées professionnels : – 4 ETP
- ULIS : + 5 ETP
- Formation : + 9 ETP
Les lycées professionnels : une perte de postes malgré des besoins spécifiques
Les lycées professionnels, qui accueillent souvent des élèves issus de milieux défavorisés, subissent également une perte de 4 ETP, malgré une légère augmentation des effectifs (+165 élèves). Cette décision est en contradiction avec les besoins croissants de ces établissements, qui nécessitent un accompagnement renforcé pour répondre aux difficultés sociales et scolaires des élèves. Bien que 9 ETP soient attribués pour l’évolution de l’offre de formation professionnelle, cela ne compense pas les suppressions de postes.
Des mesures positives, mais insuffisantes
Quelques mesures sont à saluer, comme l’ouverture de 5 dispositifs ULIS pour l’inclusion scolaire, l’ouverture du lycée de Cournonterral avec 2 ETP supplémentaires, et l’accompagnement de la réforme de la formation initiale par une hausse des décharges pour les professeurs formateurs académiques (+5 ETP). Cependant, ces initiatives restent marginales face à l’ampleur des suppressions de postes dans l’académie.
Un impact direct sur le département de l’Hérault
Le département de l’Hérault, qui fait partie intégrante de l’académie de Montpellier, sera directement touché par ces décisions. Les établissements scolaires, notamment les collèges et lycées professionnels, devront faire face à des moyens réduits, ce qui risque d’aggraver les inégalités sociales et scolaires. Les élèves les plus fragiles, qui nécessitent un accompagnement spécifique, pourraient être les premiers à souffrir de cette baisse des ressources.
Le SE-Unsa 34 dénonce une politique de réduction des moyens
Le SE-Unsa 34 déplore ces suppressions de postes qui mettent en péril la qualité de l’enseignement et les conditions de travail des personnels. Alors que les besoins des élèves, notamment dans les lycées professionnels, sont en augmentation, il est incompréhensible de réduire les moyens alloués à ces établissements. Nous demandons une révision de cette répartition et un investissement accru dans l’éducation, particulièrement dans les zones les plus touchées par les difficultés sociales.
Pour une éducation de qualité dans l’Hérault
Le SE-Unsa 34 appelle les autorités académiques et les décideurs politiques à prendre leurs responsabilités en garantissant des moyens suffisants pour une éducation de qualité dans le département de l’Hérault et l’ensemble de l’académie de Montpellier. Les suppressions de postes ne doivent pas devenir une réponse systématique à la baisse démographique. Il est impératif de préserver les conditions d’apprentissage des élèves et de travail des enseignants, tout en répondant aux défis sociaux et éducatifs de notre territoire. Devant cette baisse de postes et de moyens uniquement argumentée et justifiée par la baisse démographique, l’UNSA EDUCATION a décidé de voter CONTRE!
