CSA-A du jeudi 29 janvier 2026

A l’ordre du jour de ce premier CSA-A de 2026, la préparation de la rentrée 2026, la nouvelle carte des zones de remplacement dans le second degré, les barèmes d’allocation des moyens en CPE, AED, Infirmiers, un point d’information sur la PSC et les élections professionnelles.

Sont présents : M. Stanek, Recteur, Mme Pinset, Secrétaire Général, M. Bourgery,Secrétaire Générale d’Académie Adjoint DRH, Messieurs et mesdames les DASEN. 

Ont siégé pour l’UNSA-Education : Arnaud MEILHAN, SRAA UNSA Education Reims ; Mickaël ADAMKIEWICZ, SA A&I UNSA Reims ; Sylvie GANTHIER, SE-UNSA Reims ; Lydie DUPAS, SNPDEN UNSA Reims ; Sandrine MAHOURAUX, ITRF BI-O UNSA Reims

Notre déclaration

Monsieur le Recteur,
Madame la Secrétaire Générale d’Académie,
Monsieur le Directeur des Ressources Humaines,
Mesdames, Messieurs,

 

L’Unsa-Éducation vous présente, Monsieur le Recteur, ses meilleurs vœux pour cette nouvelle année, ainsi qu’à l’ensemble des personnels de notre académie. Nous espérons une année plus apaisée que la précédente, plus porteuse d’événements positifs et pleine de réussites sur le plan professionnel mais aussi personnel. Nous espérons également que la crise politique qui touche notre pays se termine pour laisser place à un travail constructif des élus de notre République.

Parmi eux, les sénateurs sont très actifs en ce moment : en effet, nous aurions pu nous féliciter d’une réelle avancée pour le statut des AESH, que nenni. En rejetant, en première lecture la proposition de loi visant à donner un statut de fonctionnaire de l’Education nationale de catégorie B, nos sénateurs français montrent à ces personnels, tout leur manque de considération. A l’Unsa-éducation, nous ne pouvons envisager une inclusion scolaire de qualité et non génératrice de mal-être, sans des personnels AESH ayant de véritables formations, un salaire digne de leur engagement, bref un vrai statut, leur permettant d’avoir de la visibilité sur leur carrière, leur vie.

Cette décision sénatoriale est une belle occasion manquée de donner un signal fort aux personnels de l’inclusion scolaire.

Dans notre académie, la situation frise même l’indécence : vos services, monsieur le recteur, exigent des chefs d’établissement et des directeurs·trices d’école une attestation sur l’honneur… pour « vérifier » systématiquement une autre attestation sur l’honneur pour le forfait de mobilités durables par exemple ! Une double défiance inutile et humiliante. Pour l’UNSA Éducation, c’est clair : ce dispositif illustre un profond manque de confiance à l’égard des AESH, pourtant essentiels au bon fonctionnement de l’école inclusive.

 

Autre proposition de loi de nos sénateurs : transférer les secrétaires généraux d’établissement aux collectivités territoriales. A l’Unsa-éducation, nous refusons cette décentralisation. En effet, les adjoints au chef d’établissement en charge de la gestion matérielle, administrative et financière secondent le chef d’établissement dans ses fonctions, qui est rappelons le représentant de l’État !

Cette mesure aurait des impacts majeurs, sur la gouvernance, le pilotage et le fonctionnement de l’établissement scolaire, en remettant en cause toute l’architecture institutionnelle des EPLE. En outre, elle aurait des répercussions importantes sur l’ensemble du système éducatif avec un risque de « dyarchie » d’une part et d’autre part, elle impacterait l’ensemble du réseau des agences comptables en charge de la gestion budgétaires et financière des EPLE. En effet, les secrétaires généraux d’EPLE qui assument les missions d’agent comptable ne sont pas transférables puisqu’ils exercent une mission régalienne de comptable public !

Recentrons-nous sur notre Académie, sur notre CSA et son ordre du jour.

Les Enseignants de notre académie ont reçu un très beau courrier de la part de leur employeur, le Ministre de l’Education nationale. Sa vision de l’Ecole, de ses acteurs et de l’absolue nécessité pour la République de la réussite de sa mission, est proche de nos valeurs. Les écrits sont une chose, les actes en sont une autre…

La réforme du remplacement et la carte scolaire ne sont pas en adéquation avec ces écrits.

Si nous avons beaucoup à redire sur la réforme du remplacement, nous ne regarderons que la partie qui nous intéresse aujourd’hui, celle de la carte des zones de remplacement. Notre académie comportait seize zones, il en restera que neuf. Ce choix va impacter fortement les conditions de travail des personnels du second degré remplaçants. En augmentant la superficie des zones, le choix est fait d’augmenter très fortement les temps de trajet de nos collègues. Notre territoire très rural n’offre pas suffisamment de transport en commun, ceci obligera donc les collègues à conduire sur de longues distances, faisant fi de leur fatigue, du risque d’accidents et du bilan carbone d’une telle mesure. Quid aussi des frais kilométriques !

Deuxième acte, qui nous semble être en contradiction avec la lettre adressée aux collègues, est celui de la carte scolaire.

Profitant de l’aubaine de la baisse de la démographie française, notre Ministre fait le choix de l’économie, plutôt que celui de la qualité. Nous aurions préféré un choix en adéquation avec les déclarations qui affirment que l’éducation est une priorité.

Des investissements à la baisse se traduisent concrètement sur le terrain par la dégradation des conditions d’apprentissage des élèves et des conditions de travail des personnels. L’école en avait-elle besoin ou pouvait-elle se le permettre ?

A l’Unsa-éducation, nous affirmons que non.

Les personnels sont de plus en plus en surmenage, en proie aux tensions entre leur professionnalisme et la réelle possibilité d’accomplir leur mission, le mal-être grandit au fur et à mesure de la dégradation des conditions de travail.
L’éducation de nos enfants ne peut pas se faire sur la souffrance des personnels. Elle n’est pas une charge financière, elle est un investissement. L’Institut des Politiques Publiques dans son étude « Taille des classes et inégalités territoriales : quelle stratégie face à la baisse démographique ? » le confirme : « la réduction du nombre de personnel n’est pas une opération rentable sur le long terme, puisque pour un euro économisé́, neuf euros sont perdus pour la société́. »

Pour reprendre l’esprit de l’écrit ministériel, face aux tensions de notre société, il est des femmes et des hommes qui, sans bruit, font reculer ces ténèbres. Ces femmes et ces hommes, ce sont principalement les professeurs, et tous ceux qui, avec eux, font l’École.
L’enjeu est de taille et, pour tracer les perspectives d’un horizon désirable, il est indispensable de restaurer la confiance et d’investir massivement dans l’École publique laïque. C’est l’ambition que l’UNSA Éducation porte pour les personnels, pour les élèves, pour notre société.

Préparation de la rentrée scolaire : 

Monsieur le Recteur : Attention, tout cela sous réserve du vote définitif du budget. Seul budget qui progresse de 200 000 millions d’euros. Création d’emplois pour les AESH + moyens pour la mise en œuvre de la réforme du recrutement des enseignants. Concernant les moyens d’enseignements : adaptation à la baisse démographique mais pas complètement.

– Personnels enseignants :
Premier degré : Retrait de 97 ETP + redéploiement de 2 ETP au profit de la formation initiale des enseignants dans le cadre de la réforme du recrutement, soit un total de -99 ETP (- 108 ETP initialement prévus) / – 23 pour les Ardennes, -21 pour l’Aube, – 35 pour la Marne, -20 pour la Haute-Marne.

Second degré : retrait de 52 ETP + retrait d’un équivalent de 6 ETP en HSA (- 60 ETP initialement prévus) 

– Un contexte de baisse démographique qui se poursuit :  – 2 853 élèves entre 2025 et 2026 (prévision) dans le 1er degré (- 633 pour les Ardennes, -700 pour l’Aube, – 1186 pour la Marne, -334 pour la Haute-Marne) / – 11 902 élèves dans le second degré (- 405 pour les Ardennes, -254 pour l’Aube, – 244 pour la Marne, -110 pour la Haute-Marne) : retrait de 42 postes en collège, 6 en LGT, 4 en LP/SEP.

Unsa Education : des moyennes qui ne sont que des moyennes or des écoles où le P/E est proche de 30, on voit une carte très comptable, grande hétérogénéité des élèves, pour nous, ces mesures signifient une baisse de la qualité des services publics avec des effets néfastes.  Le bâti scolaire est souvent non adapté avec des classes qui débordent.

Monsieur le Recteur : il existe une cellule bâti scolaire, évident que c’est une question importante, cette démographie subie à la baisse doit être un levier de réflexion, de transformation surtout dans le milieu rural ;

– Personnels d’Education : retrait d’un poste de CPE

– Personnels Administratifs : retrait de 4 postes

– Personnels de direction : pas de mesure de retrait

Unsa : concernant les postes de Perdir, que signifie le bilan nul ?
Monsieur le Recteur : pas de retrait de poste de personnel de direction, mais il est possible qu’il y ait des ajustements de la carte : si un poste de perdir est supprimé ce sera au bénéfice d’une création dans un autre établissement

Révision de la carte des zones de remplacement du second degré.

Nous avons voté contre cette nouvelle carte des zones de remplacement qui dégrade encore davantage les conditions de travail des TZR en augmentant considérablement la taille des zones de remplacement.

Lire notre article suite aux groupes de travail

Point sur la PSC et les élections professionnelles.

Les élections professionnelles  se dérouleront du 3 au 10 décembre 2026 et le code de vote sera sur ENSAP.

 

Questions diverses : 

Nous avons demandé un point sur : 

Santé mentale : Mise en œuvre des protocoles santé mentale : Pour monsieur le Recteur l’enjeu est surtout de créer une démarche collective et de déspécialiser les personnels médicaux sociaux pour que cela soit une problématique partagée. Un peu près à la moitié du dispositif.

L’Unsa Education souhaiterait savoir si les 5 postes équivalents temps pleins (ETP) de conseillers techniques (CT) en santé mentale à savoir 1 au rectorat et 4 dans les directions des services départementaux de l’Éducation nationale (DSDEN) ont été pourvus ? 4 sur 5, il manque encore le collègue des Ardennes.

Pris sur le BOP 140, 59 PAS sur l’académie et les ARS mettront en plus 59 ETP sur une période de 3 ans

 AESH

– Quelles règles pour modification d’éléments du contrat (affectation, quotité de travail) ? Accord de l’agent et donc un avenant au contrat en cours de validité

– Des modifications d’affectation sur des PIAL :  modification du contrat, cela nécessite un avenant (délai de réflexion d’un mois)

– Paiement rétroactif des indemnités REP et REP+ des AESH : processus engagé dès lors que l’attestation est parvenue au rectorat. Une notification individualisée pour chaque personne va être envoyée dès les mises en paiement, donc en février probablement pour les 1ères. Une information à l’ensemble des PAS et PIAL sera aussi envoyée très prochainement.

– Prime mobilité durable : les AESH doivent être traité comme les autres.

–  A la suite de demande d’autorisations d’absences accordées à des AESH, ces derniers ont subi des retenues sur salaire (alors même qu’ils proposaient le rattrapage des heures de service) : besoin de préciser avec ou sans rémunération, un sujet récurrent sur lequel le rectorat va travailler. Le rectorat suit la décision du supérieur hiérarchique mais de modification de la décision.

800 collèges de France « concentrant le plus de difficultés scolaires »

– Liste des établissements de l’académie retenus : Liste ultérieurement transmise – 19 collèges dont 14 en REP ou REP+ / critère : note inférieure à 8 en Français et maths pour au moins 40 % des élèves / dispositifs : modalité d’accompagnement avec une équipe ressource au niveau du rectorat au service de ces établissements. Le recteur rencontrera chacune des équipes. Pas de dotation en plus. Question des fonds sociaux, du remplacement, …

Formation de lutte contre les violences sexistes et sexuelles

– En ce qui concerne les formations des encadrants (notamment les perdir) aux VSS : formation pas obligatoire cette année, déjà pour le rectorat et les DSDEN et une formation en distanciel d’ici la fin de l’année et des modules l’an prochain dans les départements. Vigilance sur les encadrants et donc dans la formation des personnels de direction. Une montée en charge progressive.

 

– Généralisation des “observatoires des dynamiques rurales”, qui deviennent « observatoires des dynamiques rurales et territoriales » (ODRT). Pas de nouveaux dans l’académie, uniquement un élargissement des périmètres

– Combien de nouveaux TER prévus pour la rentrée 2026 dans l’académie ? 5 nouveaux (un dans le Rethélois, 3 dans l’Aube et un dans la Marne). Donc 19 dans l’académie

– Quel bilan académique des dispositifs existants pour les élèves des territoires ruraux en termes de réussite ou d’orientation ? Un IPR est missionné sur ce sujet.

 

– Tout en rejetant toute réflexion globale sur la carte de l’éducation prioritaire, le ministère annonce des évolutions à la marge : 21 collèges et 66 écoles dans 11 académies (loin de couvrir l’ensemble des écoles  orphelines ou des besoins réels) qui ne sont pas en éducation prioritaire mais qui « présentent d’importantes fragilités sociales » bénéficieront de mesures spécifiques. L’académie de Reims ne figure pas dans cette liste, pourquoi ? Le recteur n’a pas été contacté par le ministère.

 


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