Ce mardi 27 janvier matin, le (premier) GT remplacement avait lieu à la DSDEN des Alpes Maritimes.
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Il est question, comme cela est déjà le cas dans près de la moitié des départements français et depuis plusieurs années, de fusionner les postes de brigades afin de « rendre plus efficace la gestion des remplacements ».
Cette fusion se ferait sur deux aspects:
- la départementalisation des brigades
- la déspécialisation des postes de brigades.
Selon les consignes ministérielles, il s’agirait: d’enlever les spécialités de brigades du département (REP+ et ASH) afin d’établir une gestion départementale d’un « pot commun » de brigades.
Une gestion hybride des remplaçants: un fonctionnement plutôt efficace
Suite aux discussions, la gestion hybride actuelle des brigades (à la fois départementale et par circos) devraient être maintenue à minima pour la rentrée prochaine. En revanche, concernant la déspécialisation des brigades, l’administration a fait part de sa volonté d’agir dès la rentrée prochaine et de supprimer les postes de brigade REP+ et de brigade ASH.
Un nouvel outil informatique: en route vers l’inconnu!
Les brigades, actuellement gérées au niveau de la circo ou au niveau départemental via le logiciel Aria, seraient à partir du mois d’avril (deuxième quinzaine) gérées par un nouveau logiciel. Celui-ci est inconnu de l’administration, et même s’il est question de pouvoir profiler les brigades selon leurs préférences avec ce nouvel outil, il reste de nombreux points d’incertitude quant à son utilisation.
Gros hic: l’arrivée de ce nouvel outil serait parallèle à la phase informatisée du mouvement intradépartemental. Il est inacceptable que les collègues soient appelés à faire leur mouvement sans avoir eu en amont des informations sûres quant au possible, ou pas, profilage des postes de brigades. Les collègues doivent pouvoir participer (ou pas) au mouvement en connaissance de cause.
Autre point concernant le logiciel: les absences des collègues dans les écoles devront être saisies avant de positionner les remplaçants sur ces absences. Cela signifie donc que les délais dans lesquels les remplaçants seront affectés risquent d’être fortement impactés… ainsi que leur arrivée sur l’école.
Après saisie des absences, une liste de remplaçants disponibles apparaitrait selon la distance entre l’école de rattachement et l’école d’affectation. Cette configuration ne prendrait pas en compte les circonscriptions d’origine des remplaçants.
Une déspécialisation effective, mais un profilage possible
Ainsi, des préférences pourraient être émises et une « coloration » REP+ ou ASH pourrait être rentrée dans l’outil.
Cela ne garantirait cependant en rien que les profilés REP+ fassent exclusivement leurs remplacements en REP+, et que les brigades qui ne souhaitent pas exercer en ASH n’y aillent pas…
Ce profilage soulève également quelques questions: sous quels critères se ferait le choix parmi les brigades: ancienneté? école de rattachement? Véhiculé/pas véhiculé?… pas de réponse, pour l’heure.
De même: les BD REP+ et les BD ASH ayant perdu leur poste à titre définitif pourraient-ils bénéficier d’une mesure de carte scolaire? Dans quelles conditions?
ISSR: on nivèle par le bas…
L’administration a annoncé que les ISSR seraient perçues désormais seulement pour les jours de remplacement effectifs de collègues absents. En d’autre terme, les brigades positionnés sur des aides à la rentrée, en surnombre dans une école, positionnés en cas d’équipe éducative, n’auraient plus le droit aux ISSR.
L’avis du Se-Unsa
Si la conservation d’une gestion par circonscriptions des brigades reste un point très positif, il n’y a pas lieu de déspécialiser les postes de BD REP+ et les postes de BD ASH.
En effet, les postes de BD REP+ permettent d’assurer une continuité pédagogique, car l’emploi du temps sur l’année de leurs remplacements est connu à l’avance. De plus, cela leur permet de toucher la prime REP + dans son intégralité.
Pour ce qui est des BD ASH, même s’ils sont majoritairement occupés par des collègues à titre provisoire, il est préférable que ce type de postes en milieu spécialisé soient occupés par des enseignants volontaires.
Le Se-Unsa souhaite que les ISSR soient maintenues quel que soit le type de remplacement ou de déplacement.
Enfin, il est fondamental que les postes de remplaçants soient revus à la hausse afin de pouvoir garantir des conditions de travail optimales de tous les collègues.
Le mot de la fin
Après les différentes discussions et interventions, la proposition a été émise de ne pas précipiter la mise en application de ces nouvelles mesures et les reporter dans la mesure du possible à la rentrée 2027. L’administration souhaite tout de même faire un pas vers le ministère afin de coller davantage aux consignes nationales. Un deuxième GT remplacement est prévu le 4 mars. Il pourrait être avancé.