Le plan dit des « 800 collèges » reconnaît enfin la situation particulièrement dégradée de certains établissements, exclus de l’éducation prioritaire malgré des indicateurs sociaux très faibles. Cette reconnaissance se traduit par des moyens supplémentaires pour les collèges concernés et par une IMP attribuée aux enseignants et aux CPE.
Pourtant, une nouvelle fois, les personnels AED sont exclus de ce dispositif, alors même qu’ils exercent dans ces établissements des missions particulièrement exigeantes.
Dans ces collèges accueillant un public socialement très fragile, les AED sont en première ligne : gestion des tensions, accompagnement d’élèves en grande difficulté, relation avec les familles, prévention du décrochage, participation au climat scolaire…
Leurs missions sont spécifiques, lourdes et essentielles, mais elles ne font l’objet d’aucune reconnaissance indemnitaire dans le cadre de ce plan.
Pour le SE-UNSA, cette exclusion est incompréhensible et injuste. On ne peut pas reconnaître les difficultés d’un établissement sans reconnaître pleinement tous les personnels qui le font vivre au quotidien. La qualité du climat scolaire et de l’accompagnement des élèves repose aussi, et souvent d’abord, sur l’engagement des AED.
Le SE-UNSA continue donc de revendiquer :
une reconnaissance financière du travail des AED exerçant dans ces établissements ;
la prise en compte des spécificités de leurs missions dans les dispositifs d’accompagnement ;
et, plus largement, une amélioration du statut, des conditions d’emploi et de rémunération des AED.
Reconnaître un établissement, ce n’est pas seulement cibler des indicateurs ou des fonctions :
👉 c’est reconnaître l’ensemble des personnels, sans lesquels aucune politique éducative ne peut réussir.
Le SE-UNSA restera mobilisé pour que les AED ne soient plus les oubliés des dispositifs ministériels, qu’ils soient transitoires ou pérennes.