Le SE-Unsa a fait le choix de quitter l’intersyndicale constituée autour de la refonte du remplacement pour les écoles des Bouches-du-Rhône. Ce choix n’est ni un renoncement, ni un alignement, mais le résultat d’une analyse lucide de la situation et des engagements obtenus.

Dialogue social et engagements du DASEN

À l’issue des échanges avec le Directeur Académique des Services de l’Education Nationale, l’ensemble des demandes portées par les organisations syndicales a été entendu à l’exception d’une : la publication d’un écrit formalisant les modalités de gestion des remplaçants à la rentrée prochaine.

Pour autant, le dialogue social a bien eu lieu et dire le contraire serait mentir. Le DASEN s’est engagé à :

    • maintenir la gestion du remplacements au niveau des circonscriptions ;
    • conserver la proximité géographique de l’école de rattachement pour les remplacements ;
    • maintenir à l’identique le remplacement des enseignants en formation REP+ par des remplaçants dédiés (équivalent de l’actuelle brigade REP+) ;
    • maintenir l’ensemble des régimes indemnitaires, leurs modes de calculs et leurs critères d’attribution ;

La seule évolution concerne l’étiquetage des postes de remplaçants : le niveau de gestion n’apparaitra plus, seul restera la brigade d’appartenance. Pour le reste rien ne change :

    • Brigade Départementale Gestion Circonscription (BDGC) devient Brigade Départementale
    • Brigade Départementale Gestion Départementale (BDGD) devient Brigade Départementale
    • Brigade Départementale REP+ devient Brigade Départementale

Une évolution déjà mise en œuvre ailleurs

Cette harmonisation des appellations est déjà en place dans la majorité des départements, progressivement depuis 2023, à la suite d’une décision ministérielle.
Cette décision n’a pas fait l’objet d’un vote en instance nationale car la distinction des niveaux de gestion des remplaçants ne relève pas d’un texte réglementaire national, mais bien de modalités de gestion relevant du niveau départemental. C’est pour cela que le DASEN pourra maintenir les modalité déjà existantes.

Désaccord sur la stratégie syndicale

Malgré ces éléments, la CGT, FO et la FSU ont fait le choix de maintenir une mobilisation d’opposition, que le SE-Unsa juge aujourd’hui sans issue et nous nous interrogeons sur la finalité de ce choix :

    • s’agit-il d’une opposition de principe ?
    • considère-t-on que le dialogue social n’existe que lorsqu’il aboutit à une satisfaction totale ?
    • faut-il rester dans le rapport de force même lorsque les revendications et les objectifs essentiels sont atteints ?

Pour le SE-Unsa, le dialogue social n’est pas une guerre de positions, avec nécessairement un vainqueur et un perdant.
Lorsque l’action syndicale s’enlise et s’entête dans une voie sans issue, savoir se retirer est aussi une responsabilité.

Le choix de rester pour pouvoir voter

Contrairement aux autres organisations syndicales, le SE-Unsa a fait le choix de siéger jusqu’au terme du CSA du 5 janvier 2026 afin de pouvoir exercer pleinement son rôle de représentant auprès des autorités académique en votant CONTRE la fusion des brigades de remplacement parce qu’elle n’apporte absolument rien à la problématique du non-remplacement par exemple.

Une opposition qui peut devenir contre-productive

À force de contestation systématique, le risque est réel : celui de fragiliser des équilibres aujourd’hui préservés.
Le nouveau cadre de gestion ministériel permettrait tout aussi bien au Directeur Académique, s’il le souhaitait, de :

    • centraliser totalement la gestion des remplacements à la DSDEN et mettre hors-jeu les circonscriptions ;
    • remettre en cause le versement des ISSR dans certaines situations, comme le permettent les textes réglementaires ;
    • supprimer les régimes indemnitaires spécifiques, notamment pour les brigades REP+ ;
    • ne plus tenir compte de la proximité géographique des écoles de rattachement.

Autrement dit, ce qui permet aujourd’hui de maintenir l’existant pourrait demain servir à tout modifier.

À force d’annoncer des dangers hypothétiques, on créé de la peur et de l’angoisse mais surtout on finit par perdre en crédibilité. Or, la crédibilité est essentielle lorsqu’on défend les personnels.

Vigilance pour l’avenir

Pour autant, le SE-Unsa restera pleinement vigilant, notamment à l’horizon 2027, avec l’annonce d’un logiciel de gestion des remplacements.
Il sera hors de question que les affectations soient pilotées par un outil déconnecté des réalités de terrain, des spécificités des écoles et des conditions de travail des remplaçants.

La gestion du remplacement doit rester humaine, concertée et respectueuse des personnels.

En attendant, les engagements pris par le Directeur Académique et ses services permettent d’envisager la rentrée de septembre avec sérénité.
C’est sur cette base que le SE-Unsa fait le choix d’un syndicalisme exigeant, responsable et crédible, au service des collègues et qu’il réaffirme son choix de sortir de cette mobilisation intersyndicale.

Le SE-UNSA a demandé au DASEN qu’il s’adresse directement aux personnels. Qu’il le fasse au plus tôt, par courrier ou de vive voix en visio.


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