À l’occasion du CSA académique du 29 janvier, la rectrice de l’académie de Montpellier a présenté une répartition de suppressions de postes exclusivement fondée sur la baisse des effectifs d’élèves. Avec 148 postes supprimés dans le premier et le second degré à la rentrée 2026, ce choix interroge fortement : loin d’améliorer les conditions d’apprentissage et de travail, il risque au contraire de fragiliser durablement les écoles, collèges et lycées, en particulier ceux accueillant les publics les plus vulnérables.

Après une première annonce lundi, le ministère de l’Éducation nationale a révisé ses chiffres mardi, confirmant une réduction nette de 1 891 postes dans le premier degré et de 1 365 postes dans le second degré au niveau national.

Dans l’Académie de Montpellier, cette décision se traduit par la suppression de 75 postes dans le premier degré (contre 10 l’an dernier) et de 73 postes dans le second degré. Ces retraits de moyens interviennent dans un contexte de baisse démographique avec – 4 661 élèves attendus à la rentrée prochaine dans le premier degré et – 1 692 élèves dans le second degré.

La rentrée dans les écoles : quand la baisse démographique devient un prétexte

Lors du CSA académique du 29 janvier, la rectrice a présenté la répartition départementale des suppressions dans le premier degré :

  • Lozère : – 2 postes
  • Aude : – 13 postes
  • Gard : – 27 postes
  • Hérault : – 20 postes
  • Pyrénées-Orientales : – 13 postes

Pour le SE-Unsa, cette baisse des effectifs aurait dû constituer une opportunité d’amélioration des conditions d’apprentissage et de travail. Elle devient au contraire un facteur de fragilisation supplémentaire du service public d’éducation, avec des conséquences prévisibles en matière de charge de travail, de suivi des élèves et de qualité pédagogique.

Pour connaître le calendrier des opérations de la carte scolaire et remplir notre fiche de suivi : c’est ICI. [DPT30] Carte scolaire premier degré 2026 – SE UNSA

Pour contacter le SE-Unsa du Gard : 30@se-unsa.org ou  06 23 66 14 92.

La rentrée dans le Second degré : des choix qui interrogent

Pour la rentrée 2026, la baisse de 1 692 élèves entraîne une réduction globale de 73 ETP dans les moyens d’enseignement du second degré :

  • Collèges et SEGPA : – 90 ETP
  • Lycées généraux et technologiques : 0
  • Lycées professionnels : – 4 ETP
  • ULIS : + 5 ETP
  • Formation : + 9 ETP

La diminution est particulièrement marquée dans les collèges et SEGPA, avec 90 ETP supprimés pour 1 585 élèves en moins. Les lycées professionnels subissent quant à eux une perte de 4 ETP, malgré une hausse de 165 élèves. Cette contradiction est d’autant plus préoccupante que ces établissements accueillent majoritairement des publics socialement fragiles nécessitant un accompagnement renforcé. Les 9 ETP attribués à l’évolution de l’offre de formation professionnelle ne compensent pas les suppressions actées.

Pour le SE-Unsa, les collèges et les lycées professionnels seront en première ligne face à la réduction des moyens, avec un risque réel d’aggravation des inégalités sociales et scolaires. Les élèves les plus vulnérables pourraient être les premiers pénalisés. La baisse démographique ne peut constituer une justification automatique aux suppressions de postes. Préserver les conditions d’apprentissage des élèves et de travail des personnels demeure indispensable pour répondre aux enjeux éducatifs et sociaux du territoire.

Pour connaître le calendrier des opérations de la carte scolaire et remplir notre questionnaire sur la situation de votre établissement, c’est ICI

[DPT30] DGH et postes rentrée 2026 : demandez notre accompagnement ! – SE UNSA 


Partager

Bonjour et bienvenue au SE-UNSA !

Veuillez saisir le code postal de votre lieu d'exercice afin que nous puissions personnaliser votre expérience.