Après l’annonce ministérielle d’une dotation en baisse de 87 moyens enseignants dans le premier degré pour l’académie Orléans-Tours, le rectorat a présenté vendredi 6 février en comité social d’administration sa répartition dans les six départements de notre territoire. 

Pour justifier cette diminution de dotations, le rectorat s’appuie sur la baisse du nombre d’élèves sur notre territoire, chiffres à l’appui. 

Proposition de répartition

Selon les documents préparatoires de cette instance, du point de vue de l’administration, « la proposition de répartition de la mesure de rentrée a pour objectifs :

  • de favoriser l’encadrement des élèves dans tous les départements,
  • de s’inscrire dans une trajectoire de rééquilibrage entre les départements,
  • de mieux accompagner la scolarisation des élèves en situation de handicap avec l’élargissement du nombre de pôles d’appui à la scolarité,
  • d’accompagner la réforme de la formation initiale des enseignants. »

L'argument démographique à géométrie variable

Le rectorat prévoit pour la rentrée prochaine une baisse de 3 989 élèves (-1,97 %) dans le premier degré. Pour rappel, le rectorat avait prévu pour la rentrée 2025 une diminution de 3 468 élèves (-1,7%) et nous avait alors épargnés en nous retirant « seulement » 23 postes.

Personne ne conteste la déprise démographique qui touche notre académie, comme d’ailleurs un grand nombre de territoires dans le pays. Pourtant, si la baisse du nombre d’élèves continue sur la même trajectoire, le retrait des moyens, lui, s’accélère.  

L'avis du SE-Unsa

Préparer une rentrée scolaire revient encore et toujours à compter les élèves pour savoir combien il faut de profs… Dans un contexte de restriction budgétaire imposée aux services publics, on s’en tient à parler de la taille des classes qui resterait raisonnable vu la baisse démographique ou encore des fermetures limitées. Le fameux P/E brandi par notre hiérarchie comme un totem d’immunité ne renvoie à aucune réalité de terrain, nous le savons. 

D’autant que ces chiffres sont une base de travail pour les comités sociaux d’administration qui vont se tenir fin mars dans chacun des départements. Le nombre de fermetures de classes y sera bien supérieur, puisque les pôles d’appui à la scolarité (PAS) vont continuer de se déployer sans moyens humains supplémentaires pour ce faire

À titre d’exemple, dans le Loiret, il faut rendre 20 postes et on assistera à l’ouverture de 10 PAS supplémentaires. Ce seront donc a minima 30 fermetures de classes qui seront prononcées pour la rentrée 2026. Dans l’Indre, de 5 voire 6 PAS pourraient être créés à la rentrée, entraînant autant de fermetures.

Nous resterons mobilisés, dans les départements de l’académie, pour défendre chaque situation. N’hésitez pas pour cela à vous rapprocher de nos sections locales


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