Dans un communiqué du 5 février, le SPELC (syndicat des personnels du privé) annonce avoir obtenu du ministre Édouard Geffray l’ouverture des concours d’inspection aux enseignants du privé sous contrat, non fonctionnaires. Un texte serait en préparation. Pour le CNAL, cette revendication constitue une ligne rouge qui ne doit pas être franchie.

Comment justifier un tel accès ? Ces personnels ont fait le choix de ne pas servir l’État. Ils exercent dans des établissements relevant d’un système privé, en concurrence avec le service public d’éducation. Un système qui réclame toujours davantage : plus d’argent, plus de droits, moins de contraintes, et in fine moins d’exigences en matière de laïcité et de République…

L’argument avancé par le SPELC : « missions identiques, reconnaissance identique », ne tient pas. Avant de revendiquer l’accès aux corps d’inspection qui recrutent aujourd’hui parmi des personnels ayant exercé dans le public, il faudrait leur rappeler que l’accès aux concours de l’enseignement public leur est garanti.

Aussi, devenir inspecteur ou inspectrice suppose un parcours professionnel attestant d’une connaissance approfondie du service public d’éducation et de ses exigences, au titre desquelles la neutralité s’impose à tout agent public. Aujourd’hui, ce sont les différents corps et métiers du Service public qui permettent cet accès à une mission d’expertise qui se doit de garantir cette neutralité.

Le CNAL, dont les syndicats majoritaires des corps d’inspection sont membres par la voix de l’UNSA Éducation, demande le retrait immédiat de ce projet. Les personnels du privé disposent de la liberté de passer les concours publics et s’ils le souhaitent, au cours de leur carrière, d’accéder à l’ensemble des corps de fonctionnaires.

Paris, le 13 février 2026

Marie-Laure Tirelle
Secrétaire générale du CNAL


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