Le CSA SD traitant la carte scolaire dans les collèges de Lozère s’est tenu vendredi 13 février à la DSDEN de Mende.
Face à la suppression annoncée de 1365 postes dans le 2nd degré, et au chaos budgétaire et politique des ces derniers mois, l’Unsa Education 48 a dénoncé une rentrée 2026 des plus périlleuses. Cette perte de moyens traduit une conception archaïque des besoins des élèves et une volonté politique insincère de faire de l’Ecole une priorité nationale ! A cela s’ajoutent le manque d’AESH (toujours en attente de statut) et le cruel défaut de moyens pour répondre dignement aux besoins d’orientation, médicaux, sociaux et psychologiques de nos élèves.
A la rentrée 2026, les collèges lozériens perdraient 60 élèves et 59 h de DGH (qui passera à 3485,50 h). Le recours au HSA quant à lui augmenterait de 18,5 h (pour passer à 195 h). Pour l’Unsa Education 48, cette augmentation du ratio HSA/HP est un mauvais signal quant aux conditions de travail de bon nombre de collègues, et un casse-tête administratif pour les emplois du temps. Le Dasen indique que, comme tous les ans, il y aura des ajustements après ce CSA. Il précise que 9,5 h HP ont été réinjectées dans les établissements où il y avait du sous-service.
L’Unsa Education 48 a acté positivement la suppression de l’obligation des groupes dits de besoin. Cette évolution confirme les alertes que nous avions formulées dès l’origine à l’encontre du dispositif. Nous avons donc interrogé le DASEN sur les modalités d’une éventuelle rétrocession des moyens alloués au dispositif et demandé s’il pouvait être envisagé de revenir sur la suppression de l’heure de technologie en 6ème.
Le Dasen nous a indiqué qu’il n’y aurait pas de rétablissement de l’heure de technologie et a indiqué avoir laissé une partie des moyens aux établissements : 64h sur les 83 h octroyées lors de la mise en place (4 h pour les petits collèges, heures pour certains qui souhaitent poursuivre les dispositifs mis en place ou d’autres ayant des projets spécifiques). Les dispositifs FLE, LCA, Mare Nostrum, JSP, occitan sont dotés d’heures fléchées, à la même hauteur que celle de l’année en cours.
Concernant les ULIS, une classe sera ouverte au collège Bourrillon de Mende.
L’Unsa Education 48 a souligné les besoins ailleurs (Ulis collège Langogne), le Dasen a indiqué que des renforts seront possibles selon les besoins.
Fermetures de classes : une classe de 6ème à Florac et une classe de 6ème à St Chély d’Apcher.
3 PAS seront crées pour la rentrée 2026, dont 1 sur des moyens 2nd degré.
INFORMATIONS DIVERSES 1er et 2nd degrés
1er degré : des circulaires départementales sont parues le 11 février (temps partiels, disponibilité, congés de formation professionnelle, bonification handicap mouvement). L’Unsa Education 48 a déploré le calendrier extrêmement restreint induit par des envois tardifs.
Collèges publics lozériens : 2331 élèves à la rentrée 2025, 2271 prévus pour la rentrée 2026 (-60)
Collèges privés lozériens : 939 à la rentrée 2025, 924 prévus pour la rentrée 2026 (-14. Perte de 2 classes au moins).
Personnels premier degré
20 temps partiel thérapeutique, 8 congés longue maladie, 2 congés longue durée, 3 postes adaptés, 3 affectations provisoires à l’année pour raison RH.
Départs à la retraite en 2025 2026 : 4
50 TR dont 36 personnes affectés sur remplacements longs (pas forcément à temps plein) > reste 38 agents mobilisables. Depuis la rentrée 2025, besoin de 3183 demi-journées de remplacement : 217 non remplacées. Un TR contractuel sera recruté sur la circonscription de Florac au 1er mars 26.
Carte scolaire 1er degré : 55 écoles (sur 80) ont été alertées (2 nouvelles, 4 sont sorties de l’alerte. 34 jugées préoccupantes par le DSEN).
Deux écoles ont fait remonter un besoin d’ouverture de classe : Grandrieu et Hures la Parade.
AESH : le recrutement de 2 ETP (3 personnes) a été fait en décembre, portant à 128 ETP (183 personnes) la dotation départementale (1er et 2nd degré, public et privé). 488 élèves (322 dans le public et 166 dans le privé) ont une notification MDPH (pas obligatoirement pour un AESH). 2 notifications individuelles ne sont pas couvertes et 7 mutualisées. Pour l’Unsa Education, considérer qu’une notification est couverte à partir du moment où un.e AESH est « associé.e » à un élève est biaisé : la présence hebdomadaire de cet accompagnement est souvent insuffisante !
Élèves allophones : ils sont actuellement 150 (2/3 dans le 2nd degré). En baisse par rapport à l’an dernier à la même époque.