Face à la situation particulièrement éprouvante de plusieurs écoles dans le département (élèves explosifs et sans solution, absences de collègues non remplacées, manque d’AESH pour répondre aux notifications, parents irrespectueux et parfois agressifs…),
tous les syndicats (dont le SE-Unsa) ont déposé une alerte sociale en Haute-Garonne pour dénoncer auprès de la Dsden la situation qui se dégrade…
Le SE-Unsa (et l’ensemble des syndicats) a répété nos difficultés :
– La dotation annoncée (pour la rentrée 2026) de moins 17 postes pour le département montre « une (petite) amélioration » du taux d’encadrement MAIS ce raisonnement n’est pas suffisant. La moyenne d’élèves par classe ne prend pas en compte les difficultés croissantes de nos élèves, ni des personnels. Encore moins en Haute-Garonne qui subit depuis de nombreuses années une sous-dotation…
Le « moins d’élèves donc moins de postes », devenu le mantra ministériel, n’est pas une réponse opérante pour que l’école puisse s’occuper de tous ses élèves avec de bonnes conditions de travail pour ses personnels.
-> Nous avons demandé au Dasen (qu’il sollicite le ministère) une dotation exceptionnelle pour que la Haute-Garonne ne soit plus sous-dotée (avec 400 postes de plus, nous approcherions la moyenne nationale…).
-> Malgré des statistiques moins pires cette année (jusqu’à 300 classes sans remplaçants en janvier 2025, jusqu’à 200 classes en janvier 2026), le manque de remplacement ressenti dans les écoles est bien pire cette année.
On vérifie aussi l’augmentation de nos difficultés avec la multiplication par trois, cette année, des déclarations de « faits établissements »…
-> Le SE-Unsa, pour les opérations de carte scolaire à venir, a répété sa première demande : pour montrer une amélioration concrète, il faut baisser les seuils (dès la rentrée 2026, il faut diminuer le seuil de 28).
-> Sur le nombre de remplaçants…
Nous avons répété que le nombre de postes ne correspond pas à la réalité du remplacement : officiellement 585 postes de TR… Si on compte vraiment les TR disponibles, il reste en réalité moins de 200 remplaçants disponibles (postes restés vacants, collègues TR à temps partiel, TR bloqués sur des postes vacants à l’année ou congé maternité…).
Si créer des postes est nécessaire, il faut aussi avoir des personnes qui les occupent.
Le SE-Unsa continue (lors des instances à venir, en particulier pendant la carte scolaire) d’intervenir pour réclamer une dotation exceptionnelle pour notre département, un abaissement immédiat des seuils…
Les réponses du Dasen…
Le Dasen, après avoir écouté l’ensemble des syndicats, a répondu en donnant son appréciation :
– Il a commencé par dire : « Je suis presque d’accord avec tout ce que vous avez rappelé ». Il partage notre constat sur la situation du département et ses nombreuses difficultés.
Il se déclare « totalement solidaire » des personnels dans les écoles et mesure maintenant (il est arrivé en Haute-Garonne en sep. 2025) que la Haute-Garonne est bien dans une situation avec plus de difficultés qu’ailleurs…
– Sur la carte scolaire, le Dasen a rappelé que la dotation de « moins 17 » est une dotation qui prend (un peu) en compte notre sous dotation par rapport aux autres départements de l’académie.
Le Dasen explique qu’un calcul arithmétique aurait pu amener 60 ou 80 suppressions et qu’il a du « batailler » pour que notre département commence « une trajectoire » pour retrouver une dotation moins faible…
Le Dasen ajoute aussi que les « 45 postes provisoires » qu’utilise le département depuis plusieurs années (des postes qui avaient été « ajoutés » à la dotation du 31 de façon provisoire) ont été officialisés par le ministère. Ils sont maintenant comptés dans la dotation départementale.
– Sur l’école inclusive…
Le manque d’AESH est reconnu par la Dsden. Ils expliquent aussi que le manque de moyens est amplifié par des notifications plus importantes en Haute-Garonne qu’ailleurs (7 % des élèves notifiés dans le 31 pour une moyenne nationale de 4 %)