Une réforme imposée, une opposition claire
Depuis le groupe de travail du 28 janvier, le SE-UNSA du Vaucluse a exprimé une position constante :
- opposition à la départementalisation du remplacement telle qu’envisagée
- inquiétudes fortes sur les conditions de travail, l’organisation et l’équilibre vie professionnelle / vie personnelle
Cette réforme répond à une commande ministérielle et s’impose au niveau départemental.
Pour le SE-UNSA, s’opposer ne suffit pas. Nous avons fait le choix d’un syndicalisme utile :
Porter les demandes des collègues et obtenir des garanties concrètes.
28 janvier : poser des lignes rouges
Dès le premier Groupe de Travail (GT), nous avons posé des exigences claires :
- maintien de la gestion de proximité par les circonscriptions
- respect des préférences des remplaçants
- prise en compte de la dimension humaine du métier
Nous avons également alerté sur le point central :
Le manque de remplaçants, qui ne sera pas réglé par une simple réorganisation.
13 mars : des propositions concrètes
Le SE-UNSA a renforcé ses demandes :
- possibilité d’exprimer des préférences de missions
- ajout d’un choix remplacement court / long
- mise en place d’un planning annuel, notamment pour les ex-BDFC
- sécurisation des règles dans une note de service écrite et opposable
Nous avons également alerté sur un danger majeur :
Le caractère annuel des engagements, source d’instabilité pour les collègues.
19 mars : boycott et premières avancées
Lors du premier CSASD, boycotté, l’UNSA était (seule) présente.
Le quorum n’étant pas atteint, l’instance a été reportée, mais ces échanges ont permis d’obtenir des avancées concrètes.
26 mars : un projet confirmé… mais modifié
Le CSASD de repli s’est tenu.
Le projet est maintenu, mais il a évolué sous l’effet du travail mené depuis janvier.
Dans le guide mobilité, plusieurs demandes du SE-UNSA sont désormais intégrées :
- maintien du rattachement administratif (RAD)
- absence d’obligation de participation au mouvement
- conservation de l’ancienneté
- possibilité d’exprimer des préférences de missions (maternelle, élémentaire, ASH, formation…)
- prise en compte du choix remplacement court ou long
- vigilance sur les distances de déplacement
Une note explicative existe désormais, mais elle reste insuffisante.
Le SE-UNSA exige qu’elle soit complétée par une note de service claire, écrite et opposable, garantissant les engagements pris. Le DASEN s’y est engagé.
Carte scolaire : un levier à suivre
Le même jour, le GT carte scolaire met en évidence :
- un nombre très important de fermetures de classes
- l’absence de réponse structurelle au manque de remplaçants
Mais aussi une évolution importante, que nous avions portée depuis plusieurs années : l’amélioration des décharges de direction de 1 à 3 classes. La DSDEN souhaite :
- une expérimentation de décharges de direction (1 à 3 classes) confiées à des TRS
- une planification annuelle (demande du SE-UNSA)
Cette organisation pourrait :
- améliorer la visibilité pour les écoles
- libérer du potentiel de remplacement en mobilisant moins de TR
- Permettre une consolidation des décharges de direction de 1 à 3 classes, y compris lors de périodes de tension de remplacement.
Nous serons attentifs à sa mise en œuvre.
Ce que nous continuons de porter
Malgré les avancées, le SE-UNSA maintient ses revendications :
- refus d’une zone unique départementale
- mise en place de zones infra-départementales (par circonscription ou zones cohérentes)
- confirmation de la prise en compte de la demande portée notamment par l’UNSA de 3 zones MUG pour Avignon (1, 2, 3) pour les vœux MOB (mobilité obligatoire)
- augmentation du nombre de remplaçants
Une action cohérente
Le SE-UNSA agit sur tous les fronts :
- en intersyndicale (avec la pétition, les mobilisations et rassemblements des 13 et 31 mars)
- en instance pour obtenir (seule) des avancées ou diminuer les reculs.
Ces démarches sont complémentaires.
Notre ligne
Le SE-UNSA du Vaucluse reste fidèle à sa ligne :
- dire clairement quand nous sommes en désaccord
- proposer des solutions
- négocier pour obtenir des garanties
Avec une seule priorité :
Défendre concrètement les conditions de travail des collègues et le bon fonctionnement des écoles.
