35 postes en moins : une équation impossible !

Le 30 mars 2026, la Carte scolaire du premier degré en Vendée s’est construite sous une contrainte forte de 35 suppressions de postes, aboutissant à un projet de 47 fermetures pour seulement 7 ouvertures. Méthode contestée, une seule phase, prévisions d’effectifs discutables en maternelle : pour l’UNSA Éducation, cette carte scolaire soulève de vives inquiétudes en termes d’équité et de prise en compte des réalités du terrain. Un vote unanime contre a été exprimé, avant un CSA de repli décisif le 7 avril.

Une carte scolaire construite sous forte contrainte

La situation est claire : la Vendée doit rendre 35 postes. Une contrainte forte qui conduit à une carte scolaire particulièrement aride, avec des marges de manœuvre très limitées.

À l’issue de l’étude des 58 écoles identifiées (51 fermetures possibles, 7 ouvertures), la directrice académique a présenté une proposition comprenant 47 fermetures et 7 ouvertures. Dans le respect du cadre réglementaire, il ne nous est pas possible de diffuser les résultats à ce stade, ceux-ci restent provisoires et n’ayant vocation à devenir définitifs qu’à l’issue du CSA de repli du mardi 7 avril.

Malgré des indicateurs présentés comme favorables — un taux d’encadrement en hausse (6,33 enseignants pour 100 élèves contre 6,27 en 2025) et une moyenne de 20,8 élèves par classe — la réalité reste celle de nombreuses écoles fragilisées, notamment en milieu rural. Même si la Directrice académique a annoncé un moratoire pour les écoles 2 classes, elle dit ne pouvoir le faire pour les écoles 3 classes cette année. Des écoles en REP et en RPI vont connaître aussi des fermetures de classes.

Une méthode dénoncée dans notre déclaration liminaire

Dès l’ouverture de la séance, l’UNSA Éducation a, dans sa déclaration liminaire, exprimé de fortes inquiétudes sur la méthode : Les prévisions de novembre seraient les plus proches de la réalité de septembre. Pourtant, des ajustements ont été réalisés en mars pour certaines écoles, mais pas pour toutes. Cette situation donne le sentiment que les décisions reposent sur un mélange de données, entre chiffres de novembre et réajustements partiels, ce qui crée un sentiment d’iniquité entre les écoles. Le besoin de transparence est fortement exprimé par les collègues.

Cette année, le fonctionnement est profondément modifié :

  • une seule phase de carte scolaire,
  •  aucune phase d’ajustement en juin,
  • des corrections renvoyées à septembre, via un groupe de travail avec la possibilité d’attribuer une brigade dans les écoles avec une hausse importante d’élèves. Pas de fermeture, a redit la DASEN.  

Elle a justifié ce calendrier par les contraintes nationales, notamment le report des annonces après les élections municipales. 

Pour l’UNSA Education, cette organisation en une seule phase est à refuser. Il n’y a plus la possibilité d’annuler une mesure en fin d’année scolaire, donc plus d’alternative aux collègues, victimes de fermeture, de revenir sur leur poste, après le mouvement intra, même si la situation évolue à la rentrée.

TPS / PS : seules les prévisions de décembre ont été prises en compte

La question des effectifs en maternelle, notamment en TPS et PS, a fait l’objet d’échanges nourris. La directrice académique a indiqué que les prévisions retenues sont celles arrêtées en décembre, issues des remontées des écoles et retravaillées avec les IEN.
Elle a précisé qu’elle n’a pas retenu les modifications de mars.

Concernant les TPS, seuls les effectifs de septembre ont été pris en compte, les entrées de janvier n’étant pas intégrées. La DASEN a justifié ce choix par la crainte que certaines prévisions ne se concrétisent pas réellement, estimant que tous les enfants annoncés ne viennent pas dans les classes, que des écoles ont pu bénéficié par le passé d’une ouverture de classe alors que les TPS prévus ne sont jamais venus. Elle a fait une moyenne des 5 dernières années pour estimer le nombre de TPS. Elle a même dit que dans certains départements aucun TPS n’est pris en compte dans la Carte scolaire.

Pour l’UNSA Éducation, il est injuste que les réalités observées en mars ne soient pas prises en compte, alors même que certaines écoles enregistrent des effectifs en petite section supérieurs aux prévisions initiales. Concernant les TPS, la situation est particulièrement préoccupante : les enfants accueillis en janvier sont bien présents, souvent en nombre significatif, mais ne sont pas intégrés dans les calculs. Ce choix risque d’inciter les équipes à limiter les inscriptions, alors même que la scolarisation des moins de trois ans est un enjeu essentiel, en particulier dans les territoires aux IPS les plus faibles, et dans le dualisme privé/public.

Un vote unanime contre

Face à cette proposition de 46 fermetures et 7 ouvertures, l’ensemble des organisations syndicales, dont l’UNSA Éducation, a voté contre.

Les constats sont partagés :

  • trop de postes supprimés pour le département,
  • des critères insuffisamment lisibles,
  • un sentiment d’iniquité entre les écoles.

Aucune décision n’est donc actée à ce stade. Un CSA de repli est prévu le mardi 7 avril à 9h : les mesures qui y seront présentées seront cette fois définitivement arrêtées, sans possibilité de vote contre de la part des organisations syndicales.


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