Tandis que nos collègues de CP avaient une deuxième session des évaluations nationales en janvier, le SE-Unsa avait demandé au ministère qu’une compensation supplémentaire leur soit accordée. Cette demande a été refusée.

Des paroles valorisantes mais si peu de reconnaissance...

Le SE-Unsa dénonce le manque de considération dont fait preuve le ministre envers les enseignantes et enseignants de CP, qui doivent consacrer un temps conséquent à la saisie des réponses de leurs élèves. Le ministre Geffray a pourtant adressé une belle lettre aux enseignants en début d’année, vantant leur mérite et leur implication dans l’éducation de la jeunesse de France : Témoin éternel du monde qui s’en va, le professeur est en même temps le précepteur du monde qui naît.

Des conditions de travail qui continuent de se dégrader

Mais le ministre oublie l’épuisement professionnel, la dégradation des conditions de travail, ainsi que la gestion de classes de plus en plus hétérogènes, sans formation suffisante pour y faire face. S’il considère que le professeur, c’est celui qui espère pour celui qui n’espère pas encore, la désillusion face à l’écart entre les paroles et les actes ne cesse de grandir. Ce ne sont pas ses cris du cœur – Nous avons besoin de vous, sentinelles de la raison. – qui rassureront une profession qui se sent de plus en plus déclassée, alors même que la majorité continue d’aimer son métier.

Le SE-Unsa attend des actes, pas seulement des mots

Pour conclure, d’une façon moins lyrique que le ministre – Vous êtes notre fierté, parce qu’aucun de nous ne se construit sans vous. Vous êtes notre espoir, parce que notre avenir commun se joue, chaque jour, dans vos classes. – le SE-Unsa s’inquiète d’un ministère à deux visages : un ministère qui applaudit ses professeurs le lundi et les méprise les autres jours de la semaine. Nous attendons plus que des mots.


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