Ce lundi 16 mars 2026 s’est tenu un groupe de travail concernant la réorganisation du remplacement dans le 1er degré et la création d’un vivier unique départemental (ZRD), une mesure contre laquelle le SE-Unsa Guadeloupe s’oppose fortement.
L’obstination de l’administration
L’administration campe de manière dogmatique sur ses positions. Sourde à nos alertes, elle refuse de déroger à la commande ministérielle de départementalisation du remplacement. Sous couvert d’une “mutualisation des moyens” pour soi-disant garantir un professeur devant chaque élève, le rectorat compte imposer un nouveau logiciel de gestion (ARIA+) et un découpage de l’archipel en 2 zones infra (îles du Nord d’un côté et Guadeloupe continentale et îles du sud de l’autre).
Face au mécontentement légitime, les autorités se contentent de réclamer une confiance aveugle, promettant une “bienveillance” de façade tout en avouant que les modalités d’accompagnement restent à définir.
Le refus catégorique du SE-Unsa
Le SE-Unsa s’oppose vigoureusement à cette casse programmée de nos conditions de travail.
Nous militons pour l’augmentation du nombre de remplaçants qui permettrait d’avoir un enseignant dans chaque classe.
Ce projet de départementalisation prépare le terrain à une gestion totalement déshumanisée par algorithme, entraînant une explosion des temps de trajet et un épuisement prévisible des collègues. Nous ne pouvons accepter cette dégradation imposée au mépris des réalités de notre territoire.
Nous avons dénoncé les immenses zones d’ombre d’un dispositif pensé loin des réalités du terrain :
• Le mépris flagrant de l’expérience et des compétences spécifiques des remplaçants actuels.
• Le manque de garde-fous pour empêcher les déplacements excessifs et les affectations incohérentes.
• Le manque de considération du caractère archipélagique de notre académie.
• L’aveuglement face aux obstacles de connexion à Colibris que risquent de rencontrer les directeurs ainsi que la lourdeur administrative supplémentaire que cela va représenter
• La non prise en compte des difficultés de transport en Guadeloupe.
Un nouveau groupe de travail est programmé le lundi 23 mars pour tenter d’éclaircir la circulaire du remplacement et les modifications à apporter à la circulaire du mouvement.
Le SE-Unsa Guadeloupe exige un système de remplacement respectueux des enseignants.
L’équipe du SE-Unsa Guadeloupe