CARTE SCOLAIRE 2026 EN ILLE-ET-VILAINE : L’ÉCOLE PUBLIQUE EN DANGER

Mercredi 25 mars, lors du groupe de travail préparatoire, la DSDEN 35 n’a pas communiqué ses projets de fermetures de classes. Les syndicats ont ainsi dû défendre des écoles sans savoir si elles  étaient ou non menacées.

Après ce groupe de travail du 25 mars, une majorité de syndicats a finalement choisi de siéger au CSA-SD du 26 mars, non par renoncement, mais pour identifier précisément les classes menacées, défendre les écoles sur le terrain et préparer une riposte unitaire !

La mobilisation du 31 mars sera, pour nous, d’autant plus efficace qu’elle s’appuiera sur des données précises.

Ni résignation, ni improvisation : une stratégie offensive.

Suppressions de postes : un désastre annoncé
Les annonces du 26 mars confirment les pires craintes : 77 fermetures de classes (63 définitives et 14 conditionnelles) dans le département pour seulement 1300 élèves en moins, et une dégradation des ratios élèves/enseignants. Il y aura 32 ouvertures (19 définitives et 13 conditionnelles).

L’école publique, variable d’ajustement budgétaire ?
Alors que l’État mobilise des milliards pour des dépenses militaires ou des allègements fiscaux, il affirme ne pas pouvoir financer l’école. Ce choix politique est inacceptable.

Une équation comptable qui nie la réalité du terrain
L’administration avance une logique simpliste : 1300 élèves en moins équivaut à 77 classes à fermer. Cette approche ignore pourtant des réalités majeures : 1500 élèves en situation de handicap sans AESH, en contradiction avec la loi de 2005 ; 1200 élèves en attente de places en IME/ITEP avec des délais pouvant atteindre cinq ans ; la création de 10 PAS à moyens constants, qui masque les suppressions réelles.

La véritable équation est tout autre : 1300 élèves en moins, mais plus de 2700 élèves sans accompagnement ou en attente de structures spécialisées.

Nos revendications urgentes
-Annulation des 10 PAS à moyens constants

– recrutement de 600 AESH supplémentaires avec un véritable statut

– création de 500 places en IME/ITEP 

-mise en place d’une étude d’impact prenant en compte la réalité des besoins.

L’école n’est pas un tableau Excel
La carte scolaire ne peut se réduire à une opération comptable. Elle engage l’avenir des enfants et des territoires. Elle exige des moyens à la hauteur des besoins, une vision éducative plutôt que budgétaire et le respect des droits de tous les élèves.

L’argent existe : c’est une question de choix
Les ressources mobilisées ailleurs pourraient permettre de financer des classes à effectifs réduits, un accompagnement digne pour les élèves en situation de handicap et des structures spécialisées accessibles.

Le 31 mars, mobilisons-nous

10h 30 place de la République

Parents, enseignants, personnels, citoyens : l’école publique a besoin de tous. L’éducation n’est pas un coût, c’est un investissement essentiel pour notre avenir.

Appelez nous au 06 61 60 30 66 ou envoyez nous un mail pour savoir si votre école fait partie du projet de mesures de carte scolaire!


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