Le CSA SD de ce mardi 24 mars est reporté au mercredi 1er avril suite au boycott des organisations syndicales FSU-Snuipp, FNECFP-FO et CGT Educ’action.
Le boycott, nous savons le mener. Mais cette fois-ci, il ne sert qu’à affaiblir ceux que nous défendons. Notre force c’est d’être là où ça compte.
Pourquoi l’UNSA siège en carte scolaire? Parce que le syndicalisme, c’est agir, pas tourner le dos. Boycotter, c’est facile. Appeler au boycott sur ce dossier, à cet instant, c’est se tromper de combat. À l’UNSA, nous choisissons de nous battre là où se prennent les décisisons, pas de laisser les autres décider à notre place.
Siéger, c’est se battre. C’est porter vos réalités, vos difficultés, vos besoins concrets devant ceux qui tranchent. Derrière chaque chiffre, il y a des classes surchargées, des équipes épuisées, des territoires abandonnés.
Siéger, c’est savoir. Comment contester ce qu’on ne connait pas? Comment dénoncer ce qu’on n’a pas vu? Nous étions présents pour analyser, comprendre et surtout alerter. Parce que la transparence, c’est notre arme. Le boycott à ce stade, ne change rien à l’enveloppe globale. Il ne fait que fragiliser un peu plus les équipes déjà sous pression.
Siéger, c’est peser. Les moyens sont déjà fixés mais leur répartition, elle, se négocie. Nous voulions défendre une affectation des moyens juste et équitable. Nous voulions veiller à ce que chaque école obtienne ce qui lui revient. Notre présence peut faire la différence sur le terrain.
Boycotter c’est renoncer. Renoncer à influencer, renoncer à informer, renoncer à agir. Nous refusons cette impasse. Le boycott est un outil et aujourd’hui, l’outil le plus efficace, c’est d’être à la table des négociations.
Notre engagement? Ce pour quoi vous nous avez élus: obtenir le meilleur pour les personnels, les équipes pédagogiques, les territoires, dans l’intérêt des élèves. Nous n’y parviendrons qu’en étant présents, en dialoguant, en proposant et en contestant quand il le faudra.