Suite au groupe de travail du 11 décembre 2025 voici les chiffres officiels du mouvement pour la rentrée 2025.

Table des matières

• Mutations INTER ( phase informatisée et ineat exeat)

  • Au mouvement inter 2024 seulement 76 départs (contre 48 en 2024 et 71 2023) ont été autorisés. Ce chiffre reste tristement bas. Pour être précis, c’est 41 départs hors académies (+6 par rapport à 2024) et 35 dans l’académie (+20 / 2024).
  • À noter 89 entrées (52 arrivée en 2024 83 arrivées en 2023) dans le département soit une nouvelle baisse importante.
  • La différence entre les arrivées et les départs (+13) ne permet pas de combler tous les postes vacants.

Le plus bas barème à la sortie comme à l’entrée est de 22 points. Mais malheureusement muter avec ce barème n’est possible que sur des départements déficitaires, alors que la majorité de nos collègues veulent obtenir des départements dits plus attractifs et se voient donc bloqués en Haute-Savoie.

• Phase d’ineat/ exeat

Les collègues n’ayant pas eu satisfaction à la phase précédente avaient la possibilité de participer aux exeats. Sur les demandes recevables seulement trop peu ont abouties dans le département.

Ces chiffres sont désespérément bas et cet immobilisme forcé pousse les collègues à se cesser temporairement ou définitivement leur activité.

À l’heure où les remplaçants manquent, où les classes sont surchargées dans le département il y a urgence pour le SE-Unsa74 à revoir et à améliorer la mobilité géographique et à se poser les bonnes questions concernant le manque d’attractivité de notre département. Il y a aussi une façon simple de favoriser la mobilité géographique : accepter tous les ineats pour permettre plus d’exeats.

• Mouvement départemental

  • 1330 demandes ont été effectuées (1191 femmes et 139 hommes) sur 4512 enseignants 1er degré dans le département. Ce chiffre en augmentation montre bien le besoin de mobilité.
  • 903, soit 67.8% l’étaient de manière facultative (collègues nommées à titre définitif, pas forcément sur un poste demandé de manière précise, mais obtenue sur voeux larges)
  • Le taux de participation reste plus ou moins stable autour de 29% (28% en 2024). C’est à dire que près d’un tiers des enseignants se juge insuffisamment bien nommés et cherche à améliorer leur situation.
  • Sur les 1330 seulement 711 (564 femmes et 147 hommes) ont obtenu un nouveau poste (pas forcément désiré) soit 53,45% (51 % en 2024)  dont :

12% hors voeux (11% en 2024 8% en 2023 6 % en 2022)
28% ont été nommés sur le voeu 1 (29 en 2024 34% en 2023, 36% en 2022)
28% sur un voeu de rang de 2 à 5. ( idem en 2024 et 2023, 36 % en 2022)

  • 79% des mutés (stable)  (environ 42% des candidats) le sont à titre définitif (mais pas forcément sur un voeu précis et bien placé dans la liste) et 21% à titre provisoire.
  • 46.5% des candidats n’ont pas été mutés.(48% l’an dernier)

Il est à noter aussi que :

  • 88 collègues ont obtenu une affectation hors voeux, donc sur un voeu départemental.
  • 1 collègue victime d’une mesure de carte scolaire n’a pas obtenu un nouveau poste  (81% ont eu leur voeu 1 à 5)
  • 69% des rapprochements de conjoints ont été réalisés, mais pas forcément de manière suffisamment proche.
  • le nombre de demande de mutation pour des agents en mobilité obligatoire augmente nettement une fois de plus
  • 28 avis médicaux favorables pour une bonification au mouvement (3 fois plus qu’en 2023)
  • 491 postes étaient vacants, 29 le sont restés,
  • Le nombre de poste à profil était de 56 

La mobilité reste un problème et le taux de satisfaction baisse. Pour le SE-Unsa il est urgent de favoriser une mobilité choisie des collègues et de se questionner et de remédier aux causes provoquant les demandes de mobilité (contexte difficile, coût de la vie…)

– Recours

34 demandes de recours ont été formulées (contre 44 l’an dernier et 35 il y a deux ans) et 10 ont vu une suite considérée comme « favorable » ( 26 l’an dernier 20 il y a deux ans) par l’administration, c’est-à-dire avec une révision de l’affection même minime.

Le nombre de recours baisse mais le nombre d’issue « favorable » aussi.

Notre avis

Une fois encore, il y a urgence à revoir la politique de ressources humaines afin de l’adapter à notre territoire.

Pour le SE-Unsa, il faut impérativement revenir à l’ancien système de mouvement en 2 temps et en introduisant une phase informatisée au 2ème mouvement). La mobilité géographique doit pouvoir être effective et choisie, sans avoir recours à des voeux larges ou à des affections départementales.

Il est primordial d’entamer une réflexion sur les raisons du nombre grandissant de postes délaissés et sur les conditions à créer pour diminuer ce manque d’attractivité ! Notre département n’attire plus, y compris en intra-académique.

À l’heure où l’Éducation nationale n’a jamais autant peiné pour recruter, il y a là largement lieu de revoir la copie et se poser les bonnes questions sur les raisons du manque d’attractivité de certains territoires, de réfléchir à créer les conditions favorables à l’exercice en envisageant la problématique de façon plurielle.

mut

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