Ce CDEN de repli se tient le 28 avril, suite au boycott de celui du 20 avril dernier. Il est co-présidé par M. Barate, préfet, et M. Brevet, IA-DASEN.
Nous procédons à la lecture de Déclaration liminaire au CDEN. Nous avons également fat le choix de faire lecture de la lettre ouverte que nous avons adressée à l’ARS (lire la lettre ici), demandant des moyens pour l’école inclusive et l’ouverture de places en établissements spécialisés. La FCPE, l’UFAP, les élus du département et la FSU lisent ensuite leurs déclarations.
M. Brevet revient sur le fait que, dans cette carte scolaire, il n’y a pas de suppression d’école (cependant, les fermetures d’écoles relèvent de la compétence des mairies). Il souligne ensuite le fait que les ¾ des écoles vont connaître une amélioration du taux d’encadrement, il souligne le fait que le département « bénéficie » de la création de 3 postes infirmiers, d’un poste d’assistant social et d’un conseiller technique en psychologie scolaire.
Il indique aussi que cette année, la DSDEN a envoyé une prévision des effectifs sur 3 ans aux élus et aux organisations syndicales. Une visio explicative à destination des élus a eu lieu et une communication régulière a été faite aux directeurs d’écoles. Il revient sur notre déclaration : il affirme que bien que nous ne fassions pas partie de l’expérimentation (18 départements ont été désignés par l Ministère pour faire une expérimentation dans le cadre de la carte scolaire), cela ne nous empêchera pas de la faire. Les prévisions d’effectifs seront élargies à 5 ans.
Il évoque ensuite la Loi de 2005, qui prévoit une accessibilité des services publics à tous. Il décrit nsuite les PAS comme réalisant un travail de proximité (association Education Nationale/Santé), et le gain de temps pour les équipes (par exemple, c’est le PAS qui peut faire la demande de matériel adapté).
Nous interpellons le DASEN sur le financement des PAS (nous ne comprenons pas que ces postes ne fassent pas l’objet d’une dotation exceptionnelle du Ministère, comme cela a été le cas lors de l’expérimentation -200 postes dédiés-), ainsi que le Préfet sur notre intégration (demandée depuis 3 ans maintenant) dans les observatoires des dynamiques territoriales. Cela nous paraît indispensable pour partager avec les élus qui y participent les conditions de travail des enseignants. Le Préfet nous répond qu’il ne faut pas que les instances fassent doublon. Nous ne partageons pas ce point de vue : les élus qui siègent dans ces observatoires ne sont pas en CDEN. Nous réitèrerons donc cette demande lorsque nous irons le rencontrer très prochainement.
La FCPE intervient pour souligner les problèmes générés par les fermetures de classe dans les communes où des investissements ont été faits dans les écoles, la fuite des élèves du public vers le privé quand les classes sont trop chargées.
Nous entrons ensuite dans le vif du sujet : M. Brevet indique une baisse de 487 élèves pour la rentrée prochaine. Il indique que si le taux d’encadrement avait été maintenu, nous aurions pu/du rendre 23 postes. Nous intervenons pour indiquer que nous ne comprenons pas que la problématique du remplacement ne rentre à aucun moment dans l’équation de la carte scolaire. Nous rappelons qu’un très grand nombre d’enseignants absents n’ont pas été remplacés dans leur classe depuis le début de l’année scolaire. M. Brevet rappelle que la problématique du remplacement n’a pas été retenue comme étant une priorité. Ce propos n’est pas entendable pour l’UNSA Education ! Nous rappelons également que, sur certaines communes, les collectivités locales acceptent gracieusement de mettre à disposition des personnels communaux pour venir en aide aux enseignants. Nous rappelons que cela ne relève pas de leur compétence !
M. Brevet revient ensuite sur les critères de la carte scolaire : la démographie, le social, le territoire, la pédagogie.
Il indique qu’il aurait pu fermer un poste sur l’école de Magnac Laval, mais qu’il n’a pas souhaité au vu du climat scolaire très compliqué cette année.
14 créations de postes : 5 au titre de la démographie, 2 postes au titre des écoles orphelines, 2 ULIS, 5 PAS – 23 suppressions.
La dotation supplémentaire de 2 postes est inscrite au plafond d’emplois : ces postes sont donc pérennes.
Les mesures proposées initialement au CDEN sont les suivantes :
Fermetures :
- Ecoles Maternelles : Feytiat, Condorcet Roussillon, Gérard Philipe, Nantiat.
- Ecoles Primaires : Boisseuil, Chateauponsac, Cognac la Forêt, Jourgnac, La Jonchère St Maurice, Le Vigen, Edouard Herriot à Limoges, Saint Priest sous Aixe, St Sulpice les Feuilles, Eugène Lagorce à St Yrieix, Veyrac
- Ecoles Elémentaires Aixe sur Vienne, Ambazac, Bosmie l’Aiguille, Condat sur Vienne, Eymoutiers, La Brégère à Limoges, les Homérides,
- Les RPI : Berneuil/Blond, St Bonnet Briance/St Genest sur Roselle, le Chatenet-en-Dognon/St Martin Terressus, Masléon/St Denis des Murs
Ouvertures :
- Ecoles Maternelles : Le Dorat et Léon Blum à Limoges
- Ecoles Primaires : Victor Hugo à Limoges (2 postes), Oradour sur Glane
- Ecoles Elémentaires : Jean Macé, Aristide Beslais à Limoges
Postes spécifiques :
- ULIS : Chateauponsac et Eymoutiers.
- – 0.67 récupérations maintiens des décharges 2025 et + 0.76 décharges de direction rentrée 2026
- 5 PAS : St Matthieu, Aixe sur Vienne, Châlus Rochechouart / St Léonard de Noblat, St Sulpice Laurière, Bessines sur Gartempe / Couzeix, Ambazac / Pierre Buffière, Isle, Nexon / St Yrieix la Perche, St Germain les Belles, Châteauneuf la Forêt
Fusion :
Elémentaires Gérard Philipe/Marcel Proust
Nous évoquons la problématique des inscriptions sur l’école Gérard Philipe, qui est le reflet de nombreuses écoles de la ville de Limoges. Nous n’avons aucune lisibilité sur la façon dont sont réparties les inscriptions sur la ville de Limoges. M. Brevet indique qu’il rencontre la semaine prochaine l’élue en charge des affaires scolaires sur la ville de Limoges.
Nous avions adressé une demande au préfet en intersyndicale, concernant le financement des PAS. Nous demandons qu’une réponse nous soit faite en séance, dans la mesure où le cabinet n’a pas accusé réception de notre courrier.
L’IA DASEN nous propose de revenir sur trois mesures de retraits : Blond/Berneuil, Le Châtenet/ St Martin Terressus et Aixe sur Vienne.
L’ensemble des organisations syndicales vote contre cette carte scolaire : si nous sommes tout à fait satisfaits de ces propositions pour les écoles concernées, nous restons particulièrement préoccupés par les situations des autres écoles aux effectifs élevés.
Il y aura un ajustement en juin, nous resterons particulièrement vigilants sur les demandes que nous avons faites pour les écoles encore (malheureusement) concernées par une fermeture.