L’École publique laïque fait encore les frais d’une priorisation gouvernementale autre que celle des services publics.
Dans le 1er degré, le département du Finistère devra rendre 22 postes à la rentrée (2 postes spécifiques TPS en REP sont issus du Ministère pour 3 ans).
Après un groupe de travail où l’Unsa Education a pu défendre plusieurs écoles menacées de fermeture sur la liste de 102 écoles, 52 fermetures ont été actées par la DASEN. 23 ouvertures de classes, 2 postes de brigade, 1 ULIS, 9 postes « Pôles d’Appui à la Santé », 1 poste de professeur ressouce Troubles du Neuro Développement.
Toutes les organisations syndicales ont voté contre ce projet.
Dans le 2nd degré, 13 postes occupés vont être supprimés. L’intersyndicale a rappelé que les mutations de ces collègues seront très compliquées, les compléments de services et les blocs de moyens provisoires se sont multipliés et les heures supplémentaires sont imposées. Les effectifs par classe explosent au collège et au lycée !
L’Unsa Education a rappeler la nécessité de profiter de la baisse démographique pour créer des postes d’enseignants, d’avoir des Rased complets et recréer des postes de maîtres G, pour créer des postes de vie scolaire et médico-sociaux, augmenter les décharges de direction, ….
Le Conseil Départemental s’est tenu en fin de journée à la Préfecture.
L’Unsa Education a clairement dit que réduire le nombre de classes, dégrader les conditions de travail des personnels et leur demander de faire plus avec moins n’était pas une fatalité mais une orientation. Il est temps de changer de cap, d’autres choix sont possibles !
La DASEN se satisfait d’une moyenne de 21 élèves dans le 1er degré par classe dans le département. Pour l’Unsa Education, cette moyenne n’est pas pertinente compte tenu de la spécificité de notre territoire.
Les besoins des élèves augmentent, la gestion des élèves devient de compliquée et ce dès la maternelle ! Il faut des moyens humains supplémentaires. Autres besoins du territoire : l’accès au logement et l’emploi qui sont une vraie question. Les jeunes doivent le plus souvent partir loin pour trouver du travail et cela impacte l’installation de jeunes familles et les effectifs dans les écoles et établissements.