D’autres organisations élues à cette instance ont souhaité le boycott pour faire part de la colère concernant les dotations en postes et en heures, des établissements scolaires, tant du 1er degré que du 2nd degré. Nous n’y étions pas favorables. Leur décision reporte le CDEN au lundi 20 avril. Une fois que celui-ci ce sera tenu, nous vous informerons des éventuelles modifications (par rapport aux décisions actées en CSA-SD).

Nous sommes à l’UNSA-EDUCATION 47, nous aussi, en colère contre ces mesures !

Nous sommes à l’opposé de la vision du gouvernement et de l’administration qui enlève des postes dans les écoles, les collèges et les lycées.

La baisse démographique, prétexte mis en avant en permanence pour justifier la suppression des postes, devrait permettre d’améliorer les conditions de travail de tous les personnels de l’Éducation Nationale, et bénéficier ainsi aux élèves grâce à de meilleures conditions d’accueil et d’enseignement de la maternelle au lycée.

Cette chance de la baisse démographique n’est pas saisie par le Ministère de l’Éducation Nationale et nous le regrettons très fortement.

C’est pourquoi nous nous sommes abstenus lors du CSA-SD 2nd degré et nous avons voté contre lors du CSA-SD 1er degré. Bien évidemment, à aucun moment il n’a été question pour nous, de voter pour cette réduction de moyens honteuse et inadmissible.

Concernant le boycott, nous savons le mener !

Nous l’avons déjà fait. Et à notre initiative, les autres organisations syndicales avaient suivi. Quand ce moyen d’action permet une réelle avancée alors nous ne nous interdisons pas de le faire. Ce boycott avait permis de prendre en compte les élèves d’ULIS dans les effectifs des établissements. Et ce, afin que ces élèves comptent pour la carte scolaire justement !

C’était en février 2024.

Mais cette fois-ci, le boycott ne sert qu’à affaiblir ceux que nous défendons. C’est-à-dire vous !

Notre force c’est d’être là où ça compte.

Pourquoi l’UNSA siège en CDEN ? Parce que le syndicalisme, c’est agir, pas tourner le dos. Appeler au boycott c’est un peu facile et selon nous c’est surtout se tromper de combat. À l’UNSA, nous choisissons de nous battre là où se prennent les décisions, pas de laisser les autres décider à notre place.

Siéger, c’est se battre. C’est porter vos réalités, vos difficultés, vos besoins concrets devant ceux qui tranchent. Derrière chaque chiffre, il y a des classes surchargées, des équipes épuisées, des territoires abandonnés. Il faut faire entendre votre voix, quand bien même elle exprime désaccord et colère.

Siéger, c’est savoir. Comment contester ce qu’on ne connaît pas ? Comment dénoncer ce qu’on n’a pas vu ? Nous étions présents pour analyser, comprendre et surtout alerter. Parce que la transparence, c’est notre arme. Le boycott à ce stade, ne change rien à l’enveloppe globale votée par 49.3 il y a des semaines.

Il ne fait que fragiliser un peu plus les équipes déjà sous pression, en fragilisant le déroulement du mouvement intra-départemental du 1er degré dans des délais raisonnables.

Nous espérons malgré ce report, que le mouvement 1er degré pourra bien se tenir à partir du 24 avril, comme prévu. Les personnels administratifs ne pourront saisir les postes mis au mouvement qu’une fois le CDEN passé. Nous ne doutons pas que ces personnels vont redoubler d’efforts entre le 21 et le 24 avril.

Si le mouvement devait être décalé, les résultats de celui-ci seront décalés… Ainsi que les recours des enseignants non satisfaits , cela mettrait à mal toutes les équipes des écoles du Lot et Garonne : comment préparer la rentrée scolaire 2026 sereinement alors que les enseignant.e.s ne sont pas nommé.e.s sur leur nouveau poste avant début juillet au mieux ? Il en sera de même pour l’affectation des lauréats du CRPE, les futurs stagiaires dans vos écoles.

Siéger, c’est peser. Les moyens sont déjà fixés mais leur répartition, elle, se négocie. Nous voulions défendre une affectation des moyens juste et équitable. Nous voulions veiller à ce que chaque école obtienne ce qui lui revient. Notre présence lors des instances peut faire la différence sur le terrain. La politique de « la chaise vide » n’amène rien de plus dans les négociations sur ce sujet.

Boycotter c’est renoncer. Renoncer à influencer, renoncer à informer, renoncer à agir. Nous refusons cette impasse. Le boycott est un outil mais, l’outil le plus efficace, c’est d’être à la table des échanges et négociations, pour que les élus locaux, le préfet, l’Inspecteur d’Académie entendent tous ensemble ce qui sera écrit et remonté par procès-verbal.

Notre engagement ? Ce pour quoi vous nous avez élus : obtenir le meilleur pour les personnels, les équipes pédagogiques, les territoires, dans l’intérêt des élèves.

Nous n’y parviendrons qu’en étant présents, en dialoguant, en proposant et en contestant quand il le faudra.

Peu importe les moyens d’actions, nous ne sommes guidés que par la seule défense des droits des personnels et de l’amélioration de nos conditions de travail.

Nous tentons à notre niveau, de faire du mieux possible pour que les élèves apprennent dans un cadre serein et favorable à leur épanouissement.


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