L’Union sportive de l’école publique (Usep) a organisé son assemblée générale les 18 et 19 avril derniers à Dijon. L’occasion pour la fédération du sport scolaire du 1er degré de réaffirmer son engagement auprès des élèves du primaire, et pour le SE-Unsa de renouveler son soutien à une structure indispensable mais en mal de reconnaissance institutionnelle.
L'usep : une fédération du sport scolaire indispensable…
Organisée chaque année, l’assemblée générale de l’Usep est une fête : celle du sport scolaire, celle des élèves du primaire, celle des comités départementaux et régionaux qui œuvrent sans relâche au déploiement de la 4e fédération sportive de France, forte de ses 700 000 enfants licenciés.
Sur la scène du centre des congrès de Dijon, Véronique Moreira, la présidente de l’Usep, et Jérôme Vandenabeele, son directeur national, entourés de toute l’équipe nationale, ont rappelé combien l’Usep compte, et doit compter davantage encore, dans la pratique physique des élèves du 1er degré. L’Usep, sur l’année scolaire 2024-2025, c’est :
- près de 13 000 rencontres sportives organisées
- plus d’1,3 millions d’enfants concernés,
- près de 50 000 attestations du dispositif Savoir rouler à vélo délivrées,
- 1 500 actions cumulées sur la Journée nationale du sport scolaire et la Semaine olympique et paralympique…
… mais toujours peu considérée
Mais ces chiffres, aussi encourageants soient-ils, ne peuvent masquer une réalité moins favorable à l’Usep, que l’on peut résumer en une phrase : le manque de reconnaissance de la fédération par le ministère de l’éducation nationale (MEN). Dans son complément oral au rapport moral, Véronique Moreira a exprimé sa volonté de poursuivre le combat pour la visibilité de l’Usep en revndiquant :
- une présence renforcée de la fédération dans les maquettes de la formation initiale des professeurs des écoles ;
- une meilleure visibilité dans les nouveaux programmes d’EPS ;
- une participation au comité de pilotage du label Génération 2030…
Les chantiers sont nombreux pour la fédération qui ne manque pas d’arguments : nombreuses sollicitations par les autres fédérations, mise en relation de chaque compétence des programmes d’EPS avec une ressource Usep, signature d’une nouvelle convention avec le MEN… Mais sans l’appui de ce dernier, la tâche sera difficile.
L’avis du SE-Unsa
On ne peut que saluer l’investissement de l’Usep dans le sport destiné aux plus jeunes, et son caractère indispensable au regard des inquiétudes, d’ailleurs relayées par le ministère, concernant la santé des enfants. Le SE-Unsa, depuis longtemps aux côtés de l’Usep, a fortement défendu le droit de la fédération à être mentionnée dans les nouveaux programmes d’EPS, qui consentent pour le moment à une timide allusion.
Pour le SE-Unsa, c’est loin d’être suffisant : le sport scolaire de la maternelle au CM2 existe essentiellement grâce à l’Usep. L’inspecteur général d’EPS, pilote des nouveaux programmes d’EPS et présent à l’AG, s’est dit un ambassadeur farouche pour que l’Usep soit reconnue dans les textes. Ces paroles appellent des actes : le SE-Unsa y sera vigilant. Au vu des nouveaux programmes d’EPS, que l’inspection générale a voulus adaptés à la réalité du premier degré, donc au faible volume de l’EPS dans la formation initiale des professeurs des écoles, que l’on aurait préféré voir augmenter, l’offre qualitative de l’Usep et son expertise sont plus que jamais nécessaires.