Demander un temps partiel sur autorisation c’est faire le choix d’un aménagement de vie différents mais c’est aussi faire le choix de gagner moins. Pour le SE-Unsa, toutes les demandes de temps partiels devraient être accordées.
Quelques chiffres :
Sur 129 saisines de CAPD formulées par les collègues a qui la demande de temps partiels avait été refusée, le Dasen en a revues 64, soit 49,6% :
- 13 sur 13 pour retraite progressive.
- 14 pour création d’entreprise/reprise d’études
- 29 pour convenance personnelle +8 requalifiées en temps partiel de droit.
Certaines demandes pour convenances personnelles relevaient finalement du temps partiel de droit (soin ascendant, conjoint, enfant), l’administration a donc demandé aux agents de refaire une demande sur COLIBRIS « de droit – pour soins » afin que leur demande soit accordée.
Quelques temps partiels annualisés ont été accordés au cas par cas.
Les critères d’obtention :
D’une manière générale, ont été accordées les demandes pour :
- retraite progressive ou fin de carrière (+ de 62ans)
- élever 3 enfants de moins de 16 ans au 31/08/2026
- accompagner la reprise suite à un temps partiel thérapeutique, CLM, CLD
- création d’entreprise en fonction du type d’activité examiné au cas par cas
- conjoint collaborateur non rémunéré
- raison médicale à 75% sous réserve d’avoir fourni un certificat médical d’un médecin agréé
Ont été refusées les demandes pour :
- raisons de santé à 50% qui ont toutes été réorientées vers des temps partiel thérapeutiques.
- conjoint partant en déplacement régulièrement
- 2 enfants
Les courriers de saisines hors délais n’ont pas été étudiés : la date butoire retenue est celle du 12 avril 2026, conformément à la circulaire nationale.
L’avis du SE-UNSA
Le manque important d’enseignants dans le premier degré oblige à faire des arbitrages. Arbitrages que nous contestons, tant ils sont guidés quasi exclusivement par les moyens disponibles et sans vraiment prendre en compte les besoins des collègues.
Toutes les motivations invoquées pour demander un temps partiel sont légitimes. Elles sont multiples :
- Élever des enfants en bas âge,
- Absorber l’éloignement géographique du lieu de travail par rapport au lieu d’habitation,
- Gérer le fait que son conjoint parte en déplacement régulièrement,
- Mieux faire son travail tant les tâches administratives et de communication ont pris de l’importance,
Ce n’est donc pas par plaisir que les enseignants sont prêts à perdre de l’argent, mais bien parce qu’ils ont besoin de temps pour concilier au mieux l’équilibre vie personnelle et vie professionnelle.
Face aux refus des temps partiels, l’enthousiasme des collègues s’effrite.
Avec les conditions de vie au travail qui se dégradent de jour en jour, ne vaudrait-il pas mieux permettre aux enseignants de bénéficier d’un temps de répit afin d’éviter leur départ définitif ? Ou les laisser partir vers d’autres professions quand le sens du métier s’est perdu, quand l’amour du métier n’est plus là ?
Sans oublier que pour certaines et certains, c’est la volonté de mener à bien d’autres projets professionnels qui les motive. ll y a des situations où le surmenage n’est pas loin et le terme de convenance personnelle n’est plus d’actualité.
Le SE-Unsa réaffirme que travailler à temps partiel devrait être un droit.