La correction du bac pro 2026 s’annonce particulièrement complexe pour les enseignants de lycée professionnel. Entre corrections dématérialisées, maintien des cours et multiplication des missions de fin d’année, les correcteurs disposent de peu de temps pour accomplir cette tâche essentielle. Le SE-Unsa demande au ministère de prévoir une décharge de cours pour les personnels concernés.
Des convocations qui interrogent
Depuis plusieurs jours, les professeurs de lycée professionnel reçoivent les convocations pour la correction du baccalauréat professionnel 2026. Une mention attire particulièrement l’attention : « lieu : mission dématérialisée ». Si cette organisation peut limiter les déplacements pour certains collègues éloignés des centres de correction, elle soulève de nombreuses questions. La correction à distance prive notamment les enseignants de ces temps d’échanges entre pairs, souvent appréciés pour harmoniser les pratiques et partager les consignes.
Surtout, les dates retenues pour les corrections interrogent. Les convocations indiquent une période s’étendant du 5 au 11 juin, alors même que les missions se poursuivent dans les établissements. Beaucoup de correcteurs s’interrogent donc sur les conditions dans lesquelles ils pourront mener à bien cette mission essentielle à la qualité de l’examen.
Comment corriger les copies tout en assurant les cours ?
La période de correction dématérialisée du bac pro coïncide avec une activité toujours soutenue dans les lycées professionnels. En effet, le parcours Y commençant le 8 juin. Les correcteurs auront donc cours avec les élèves de terminale ayant choisi le parcours poursuite d’étude, ils devront également gérer les contacts avec les tuteurs en vue de la première semaine de stage des élèves de première – mais aussi s’occuper des élèves sans PFMP – tout en assurant les cours des élèves de seconde pro et seconde CAP…
Ainsi, il est difficile d’identifier les créneaux qui permettront de corriger les copies dans de bonnes conditions. Cette tâche devra être réalisée les soirs et le week-end, alourdissant ainsi une charge de travail déjà conséquente.
Des enseignants convoqués à plusieurs examens
Pour certains PLP, les corrections du bac pro s’accompagnent d’autres obligations liées aux examens. Des convocations pour des épreuves orales multiples et variées (CAP fleuriste, boucher, barista…), compliquent davantage l’organisation du travail et réduisent le temps disponible pour la correction des copies.
Le SE-Unsa demande au ministre du temps pour corriger
Pour le SE-Unsa cette situation est inacceptable. Le manque de considération de la charge de travail des PLP est inadmissible.
Depuis plusieurs années, ils subissent des réformes successives, sans bilan, qui leur donnent chaque fois plus de travail sans reconnaissance institutionnelle de leur souffrance au travail.
C’est pourquoi le SE-Unsa a écrit au ministre afin que celui-ci donne consigne aux rectorats de décharger les correcteurs de leurs cours afin qu’ils puissent se consacrer pleinement aux corrections. La consigne doit être nationale et l’information communiquée à tous et toutes au même moment.