Table des matières
À l’approche des examens de fin d’année (Diplôme National du Brevet (DNB), Baccalauréat, Certificat de Formation Générale (CFG), Brevet de Technicien-ne Supérieur-e (BTS), oraux blancs…), nous AESH, pouvons être mobilisé-es ou redéployé-es au sein du PIAL selon les besoins identifiés sur le terrain.
Quelle posture adopter ? Quels gestes faire ou ne pas faire ?
Le SE-Unsa 31 fait le point avec vous !
Cadre d'intervention des AESH
Nous, AESH, pouvons intervenir dans différents types d’épreuves : écrites, orales, pratiques, contrôle continu, contrôle en cours de formation, etc.
Nous pouvons être amené-es à accompagner :
- des élèves notifié-es et habituellement accompagné-es
- des élèves qui ne bénéficient pas d’accompagnement humain à l’année mais qui peuvent en bénéficier lors d’examen
- des élèves que nous ne connaissons pas et qui ne nous connaissent pas
Dans tous les cas, nous devons disposer d’une convocation ou d’un ordre de mission, notamment si notre emploi du temps ou notre lieu de travail habituel est modifié.
Notons que pour des missions telles que scripteuse/scripteur ou lectrice/lecteur, il n’est pas obligatoire que cet accompagnement soit effectué par un-e AESH.
En effet, tout personnel Education Nationale peut amplement remplir ces missions exécutives (AED, enseignant-es).
La mission de secrétaire scripteuse/scripteur
L’AESh écrit sous la dictée de l’élève sans jamais modifier le contenu produit :
- aucune correction de la syntaxe ou de la grammaire
- aucun changement de vocabulaire
- aucune initiative personnelle
L’élève reste entièrement à l’origine de sa production.
La mission de lectrice/lecteur
L’AESH lit les consignes, sujets et autres textes sans apporter ni explication, ni commentaire.
Cette mission, comme celle de scripteuse/scripteur, reste de l’ordre de l’exécution stricte, sans interprétation.
La mission d'Assistant-e
Lorsque nous intervenons en tant qu’assistant-e, nos missions sont définies précisément dans la décision d’aménagements.
Elle/Il peut :
- reformuler une consigne
- segmenter une tâche complexe
- expliciter un sens implicite ou figuré
- décrire un support visuel
- aider à la gestion du temps
- recentrer l’élève
En aucun cas, l’AESH doit se substituer à l’élève.
C’est bien cet-te élève qui se destine à occuper un emploi plus tard et elle/il ne pourra pas avoir d’AESH à ses côtés toute sa vie.
Mission d'accompagnement dans les actes de la vie quotidienne
En tant qu’AESH, nous pouvons aussi intervenir pour :
- aider à l’installation de l’élève
- accompagner certains gestes du quotidien
- proposer des pause si nécessaire
- rappeler le temps restant pour composer
L'avis du SE-Unsa
Pour le SE-Unsa, ce cadre doit être respecté dans tous les centres d’examen afin de garantir l’équité des accompagnements des élèves.
L’ensemble des interventions des AESH lors des examens reposent sur un principe fondamental : toutes les modalités d’accompagnement doivent être clairement définies et notifiées dans la décision officielle d’aménagements.
L’AESH peut en prendre connaissance avant l’examen, en contactant la/le chef-fe d’établissement du centre d’examen sur le plan institutionnel.
Dans un souci de bienveillance et de conditions favorables, il est préférable (autant pour les AESH que les élèves qui passent l’examen) qu’un temps de rencontre entre AESH et élèves soit proposé en amont du jour de l’épreuve.
Idem lorsqu’un-e collègue AESH vient à accompagner un-e élève qu’elle/il ne connait pas, il est fortement conseillé que les 2 AESH se mettent en relation en amont afin d’échanger sur les besoins de l’élève. Ce temps peut être organisé par le PIAL, au détour d’une réunion, sur les heures connexes.
Si vous avez des questions ou pour toute autre demande, vous pouvez solliciter Lucile JOJOU, secrétaire AESH pour le SE-Unsa 31, à l’adresse suivante :
aesh.31@se-unsa.org