Les vagues de chaleur extrême se succèdent. Cette tendance va encore s’accentuer à l’avenir. Dans les écoles, les conditions de travail deviennent donc invivables.
Face à cette urgence, les consignes du ministère s’enchaînent. Pourtant, les actes, eux, ne suivent pas.
Une obligation légale face à la lenteur des hauts responsables
C’est pourquoi notre syndicat rappelle fermement à l’administration son devoir légal. Elle doit impérativement protéger la santé et la sécurité de ses employés. D’ailleurs, ce devoir s’impose de manière encore plus stricte pour les collègues plus fragiles (santé, âge, grossesse).
Toutefois, une question majeure demeure : comment faire reconnaître cette fragilité aujourd’hui ?
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D’une part, une médecine du travail saturée : Faute de moyens, les médecins du travail ne font plus de visites depuis longtemps. Cela bloque toutes les recommandations officielles pour aménager les postes.
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D’autre part, le piège des déserts médicaux : Les directeurs d’académie exigent systématiquement un certificat médical. Or, obtenir un rendez-vous rapide chez le généraliste relève aujourd’hui du miracle.
Le constat est donc sans appel : Les responsables ne peuvent plus forcer nos collègues à travailler sous des températures aussi étouffantes.
Nos demandes immédiates
Pour stopper cette crise, nous exigeons alors des mesures rapides et concrètes :
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D’abord, une anticipation réelle : Repérer les personnes fragiles dès le printemps, dans le respect absolu du secret médical.
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Ensuite, l’arrêt des cours en cas de surchauffe
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Puis, l’aménagement des horaires : Fermer d’office les écoles les après-midis de canicule.
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Enfin, une simplification des papiers : Créer une « carte de salarié fragile » (comme la carte de priorité pour handicap). Elle évitera aux collègues des démarches administratives épuisantes.
Anticiper plutôt que subir
En conclusion, notre employeur ne doit pas sacrifier la santé de ses agents pour la simple continuité des cours. Dès qu’ils repèrent un risque pour la santé, ils ont le devoir d’agir tout de suite. Puisque nous connaissons la météo à l’avance, nos responsables doivent donc préparer leurs mesures à l’avance.
Car protéger les employés les plus fragiles n’est ni une faveur, ni un caprice : c’est une obligation stricte de la loi !
