Par un simple courriel adressé aux organisations syndicales, le directeur académique des services de l’Éducation nationale du Gard a annoncé l’annulation du CSA d’ajustement de la carte scolaire initialement prévu le 22 juin.
Les éventuelles mesures d’ajustement sont désormais renvoyées après le constat de rentrée du 3 septembre. Aucune date n’a été communiquée concernant l’instance qui pourrait être réunie pour examiner ces situations, alors même que les écoles concernées ont besoin de visibilité pour préparer la rentrée dans de bonnes conditions.
Quelques jours plus tard, les organisations syndicales ont reçu deux nouveaux courriels les informant de projets de fermetures de classes dans deux écoles du département : Aujac et La cantonade à Bessèges.
Ces annonces ont été transmises pour simple information, sans réunion d’instance, sans débat contradictoire et sans possibilité pour les équipes concernées d’être représentées.
Pour le SE-Unsa du Gard, cette méthode n’est pas acceptable.
La carte scolaire ne peut pas se résumer à une succession de décisions communiquées par courriel aux représentants des personnels. Les équipes doivent pouvoir faire entendre la réalité de leur école et les organisations syndicales doivent pouvoir exercer pleinement leur rôle de représentation, d’analyse et de défense des personnels.
En annulant le CSA d’ajustement de juin, l’administration prive les écoles concernées d’un espace de dialogue permettant d’examiner les situations particulières, de vérifier les effectifs, d’étudier les évolutions possibles et de porter la parole du terrain devant l’instance compétente.
Cette méthode pose également un problème de transparence. Alors que l’administration affirme reporter les ajustements après le constat de rentrée, elle annonce déjà des projets de fermetures de classes sans que ceux-ci ne soient examinés dans le cadre du dialogue social prévu à cet effet.
Le SE-Unsa du Gard rappelle par ailleurs son opposition constante aux mesures de carte scolaire décidées après la rentrée des classes.
Ces décisions tardives désorganisent les écoles, déstabilisent les équipes pédagogiques, compliquent le travail des directrices et directeurs, perturbent les élèves et génèrent de l’incompréhension chez les familles. Une fermeture prononcée après la rentrée intervient alors que les organisations pédagogiques sont arrêtées, que les répartitions d’élèves sont effectuées et que l’année scolaire a déjà commencé.
Les personnels, les élèves et les familles ont besoin de stabilité. Les écoles ont besoin de visibilité. Les ajustements de carte scolaire doivent être examinés dans le cadre d’un dialogue social réel, transparent et respectueux des personnels.
Le SE-Unsa du Gard continuera d’intervenir pour que les situations des écoles du département soient étudiées dans des conditions garantissant la représentation des équipes et le respect des instances de dialogue social.