Table des matières
Comité Social d’Administration (CSA)
du 28 aout
– 1 – les MESURES –
Les mesures reprennent celles du GT du 9 juillet, auxquelles s’ajoutent 7 mesures (en rouge).
Les 11 fermetures :
– Balma, Laurencin mat
– Bruguières, Quatre saison, mat
– Larra, mat
– Le Fauga, Ader mat
– Pechabou, Petit Prince mat
– Portet, Picart élem
– Ramonville, P M France mat
– Toulouse 4 : Calas-Dupont élem, Lapujade élem, Patte d’Oie élem, Sarrat mat
Les 24 Ouvertures :
(pour un an, avec un TR affecté à l’année)
– Beaumont de L., élem (annul F)
– Bruguières, Les mésanges mat
– Castelmaurou, Pagnol élem (annul F)
– Colomiers, Macé mat
– Castelnau d’E., Petite fontaine mat
– Gratentour, Saquer mat (annul F)
– Quint Fonsegrives, Fériol mat (annul F)
– Labarthe/Leze, petit ruisseau mat
– Labastide St S., élem
– Labège, l’Autan UEE
– Mancioux, mat (annul F)
– Montastruc, Vinsonneau mat
– Muret 2, Fons mat, Barry élem (annul F)
– Roquettes, élem
– St Alban, Jaurès mat
– Valentine, élem (annul F)
– Villemur/Tarn, Fraysse élem
– Toulouse 7 : Aubrac mat, De Gournay mat, Jolimont mat, Julien mat (annul F), Marvingt élem, Nord élem, Sept-deniers élem (annul F)
– 2 – Le compte-rendu –
– Le Dasen a repris le projet de mesures annoncé lors du groupe de travail du 9 juillet et a ajouté UNE fermeture et SIX ouvertures.
Voir la liste des mesures ci-dessus
– Suite aux déclarations préalables (Cf ci-dessous la déclaration de l’Unsa), le Dasen a commencé par répondre sur la situation exceptionnelle de cette rentrée : « La fermeture (par le Rectorat) des messageries et des applicatifs de gestion depuis le 20 aout (suite à des piratages) complexifie l’organisation… mais nous travaillons… »
Ils espèrent un retour à un fonctionnement ordinaire vers mi-septembre.
– Le SE-Unsa a demandé que des situations qui seraient encore inconnues aujourd’hui (puisque nous n’avons pas forcément les effectifs à jour…) soient étudiées dans les jours qui viennent.
Le Dasen entend qu’il peut y avoir des exceptions et qu’ils regarderont les effectifs en appliquant les mêmes règles…
– Nous avons aussi demandé qu’un CDEN soit réuni pour que les élus des parents et des mairies puissent amener leurs demandes et leurs expertises.
Le Dasen a refusé.
– Le SE-Unsa est intervenu pour les écoles qui nous ont sollicité. lors du CSA.
– 3 – Déclaration de l’Unsa-éducation –
«
Monsieur le Directeur académique,
Mesdames, Messieurs les membres du CSA-D,
Connaissez-vous cette émission de télévision populaire dans laquelle des candidates et candidats affrontent successivement des épreuves d’endurance et de sacrifice, et à la fin, il n’en reste qu’un ou qu’une.
Bon et bien Mesdames, Messieurs les personnels de l’Éducation nationale : bienvenue dans notre propre version de Koh Lanta.
Pour cette rentrée 2026, notre première épreuve d’inconfort s’annonce, comme à l’accoutumée :
Sans moyens supplémentaires. Ces moyens qui permettraient de remplir pleinement nos missions quotidiennes auprès des élèves de la Haute-Garonne. À la rentrée, il manquera encore des enseignantes et des enseignants. Il manquera encore des AESH.
Notre deuxième épreuve d’inconfort s’annonce, elle aussi, comme à l’accoutumée :
Sans perspective de rémunération digne. Nous exerçons des métiers essentiels pour la société, et nous nous demandons pourtant, comment boucler les fins de mois lorsque notre pouvoir d’achat ne cesse de baisser.
Notre troisième épreuve d’inconfort s’annonce, elle aussi, comme à l’accoutumée :
Sans perspective d’évolution, ni de formation professionnelle sérieuse. Les ministres se succèdent et se ressemblent : aucun, aucune n’écoute l’expertise des personnels sur les transformations de nos métiers, pourtant indispensable pour bâtir une École capable de répondre aux besoins des élèves et aux exigences de notre société.
*
Pour cette rentrée, l’ensemble de nos épreuves franchissent un niveau supplémentaire.
À la suite d’une cyberattaque d’une ampleur inédite, nous démarrons l’année scolaire sans outils numériques ni moyens de communication professionnels.
S’agissant des outils habituels : Onde, AGESH, Pronote, LSU, aucun accès possible. Après le remarquable entraînement de juin, où Onde n’était accessible que par intermittence, un jour sur neuf, entre 22h41 et 3h45, nous passons à l’échelon supérieur : une indisponibilité totale, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept. Le 1er septembre dans nos classes, nous aurons peut-être de nouveaux et nouvelles élèves, et nos classes se reconstitueront, elles seront peut-être plus chargées que prévues. Le CSA-D sera passé, et sans CDEN, il ne sera pas possible d’y remédier.
S’agissant des outils de communication : si nous sommes depuis longtemps habitué-es à utiliser nos téléphones personnels hélas, nous franchissons cette fois un cap supplémentaire avec l’indisponibilité des messageries professionnelles.
Rentrée des circonscriptions, affectations, communications avec les familles : tout transitera par nos outils personnels. Nous aimerions résister par principe, mais nous savons bien que notre attachement à réaliser une bonne rentrée pour nos élèves est bien trop forte.
Quant aux collègues qui, au 1er septembre, ne disposeraient pas encore d’affectation, TR, TS, stagiaires, personnels en délégation… Il est probable qu’à la rentrée ils et elles l’ignorent encore. Néanmoins, rassurons-nous : les enseignantes et enseignants sont attendu-es partout en Haute-Garonne, département qui figure parmi les plus mal dotés de France en matière de taux d’encadrement.
Cher-es collègues concerné-es, présentez-vous dans une école, les collègues et les élèves seront toujours ravi-es de vous y accueillir car nos besoins sont réels.
Quant aux services de la DPE et aux circonscriptions, nous leur souhaitons bon courage pour reconstituer l’impossible puzzle des affectations afin qu’aucun-e élève ne se retrouve sans enseignant ou enseignante dès mardi.
Et pour mesurer notre sens du sacrifice et du don de soi dans des métiers déjà bien trop exigeants : ajoutons que nos données personnelles volées qui pourraient être revendues sur le darkweb et exploitées à des fins frauduleuses, arnaques, pishing et compagnie.
N’est-ce pas pourtant pas le rôle de notre employeur de nous protéger ?
Alors oui, Monsieur le Directeur académique, nous sommes bel et bien dans Koh Lanta. Les caméras sont d’ailleurs déjà bien braquées sur le seul gagnant possible de ces épreuves : le gouvernement et ses choix politiques. Gouvernement qui, à force d’épuiser ses personnels, de ne pas les protéger, de les sous-rémunérer, de négliger leur formation et de ne leur offrir aucun horizon professionnel, les pousse vers la sortie malgré notre profond attachement à l’Ecole publique.
Oui, à la fin, il n’en restera sans doute qu’un : celui qui parviendra à diriger une École méthodiquement fragilisée par des politiques néolibérales et des économies de bout de chandelle qui transforment chaque rentrée, chaque année scolaire, en une succession d’épreuves aussi ardues qu’éprouvantes.
Nous voyons déjà les terribles résultats : le nombre de candidates et candidats aux concours, le nombre de demandes de rupture conventionnelle, de disponibilité ;
l’impact sur la santé des personnels et des élèves et pire encore la rupture du pacte républicain qui fragilise toute notre société.
Monsieur le Directeur académique, pour ce que vous pouvez, nous vous demandons au nom des écoles et des collègues que nous représentons, au nom des parents et de l’ensemble des partenaires de la carte scolaire, de convoquer un CDEN, une fois les effectifs des élèves véritablement établis et dans l’objectif de ne rompre aucun dialogue social.
*
Comité Social d’Administration (CSA)
du 24 aout
En l’absence de quorum, le CSA-D ne s’est pas réuni le 24 aout. Seule une déclaration commune a été lue aux représentant.es de l’administration (Dasen, SG, A-Dasen, Dir cab, DOS et IENs en visio).
1 – La déclaration intersyndicale
« Monsieur le directeur académique,
mesdames et messieurs les membres du CSA-d
Aujourd’hui devrait se tenir le CSA-d pour cette dernière phase de carte scolaire et nos organisations syndicales (FSU, FO, CGT, UNSA,…) vous alertent depuis trop longtemps sur le risque d’implosion de la profession.
Nos organisations ont décidé de ne pas siéger ce lundi 24 Août 2026 et entendent ainsi dénoncer les suppressions de postes dont est victime, une nouvelle fois, notre département alors même qu’il est encore et toujours l’un des moins bien doté au niveau national.
La volonté est patente de ne pas profiter de la baisse démographique pour réduire le nombre d’élèves par classe et améliorer ainsi l’accompagnement de toutes et tous les élèves. Bien au contraire, la dégradation des conditions de travail et d’apprentissage se pérennise, voire s’aggrave.
– Vous nous avez dit fièrement vous être battu pour l’école publique en Haute-Garonne et avoir évité la suppression d’une centaine de postes vue la déprise démographique annoncée. Nous vous répondons que 17 postes en moins c’est déjà trop, car le département nécessite à minima 500 postes pour retrouver un équilibre.
– Vous nous avez annoncé que les 45 postes provisoires seraient enfin pérennisés cette année. Nous vous répondons que ces postes ne sont pas une victoire, car ils sont déjà utilisés depuis plusieurs années et que leur intégration définitive est tout simplement normale car plus que nécessaire.
– Vous nous avez préparé à l’idée de la création de 32 PAS supplémentaires. Nous vous alertons sur le fait que ces PAS… sont financés sur le dos de fermetures de classes et de mise à mal des enseignant.es, des élèves et de toute la communauté éducative.
– Vous vous interrogez sur le nombre de notifications à la MDPH et nous expliquez que cela entraine une sous dotation en AESH. Nous vous répondons que les droits ouverts par la MDPH sont bien des droits et qu’il est de votre responsabilité de les faire respecter.
Nous vous demandons de continuer de réclamer au Ministère des postes d’enseignant.es et d’AESH pour notre département.
*
La baisse démographique ne doit pas servir d’argument à une diminution des moyens mais doit au contraire être une chance pour relever et sauver notre école publique.
Alors oui on peut se dire qu’il existe un monde dans lequel la situation aurait pu être bien pire…
Mais nous voulons croire, et peut-être vous persuader, que l’autre monde que nous souhaitons est dans une direction totalement opposée : réduire les effectifs dans les classes, renforcer l’accompagnement des élèves avec la reconstruction des RASED et des enseignant.es surnuméraires, améliorer les conditions de travail des personnels, améliorer la formation continue et lutter plus efficacement contre les inégalités scolaires notamment en respectant les notifications MDPH (accompagnement à la hauteur des besoins par un.e AESH ou places en établissement spécialisé) !
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Nous espérons, sans trop y croire, que le remplacement sera enfin correct dans le département. Pour autant, les effectifs resteront chargés dans trop d’écoles, les projets de fusion sans concertation préalable semblent devenir l’usage et l’absence de réponse structurelle aux nombreux manques constatés dans notre département entraineront toujours le même épuisement…
Le manque de moyens à tous les niveaux tue l’école et l’ensemble des services publics. Il faut réagir !
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Cette instance est planifiée alors que les vacances ne sont pas terminées et que le travail de fond avec les écoles ne peut se faire correctement. Nous dénonçons l’absence de CDEN en septembre. Cela signifie que ni les associations représentantes des parents, ni les élu·es ne seront associé·es pour cet ajustement de carte scolaire qui comporte tout de même des fermetures et des besoins en ouvertures.
Aujourd’hui nos organisations syndicales ne peuvent accepter la tenue de cette instance. C’est pourquoi, vous l’avez compris, nous boycotterons ce CSA-d, et appelons nos collègues à se mobiliser, dès cette pré-rentrée, pour exiger un véritable plan d’urgence pour la Haute-Garonne. «
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Voir tous nos précédents articles sur la carte scolaire:
> La carte scolaire 26 en Haute-Garonne <
GT 25 mars, CSA-D 8 avril, CDEN 17 avril
GT du 9 juillet…
