- Droits de première inscription : les personnels ne doivent pas avancer 30 000 DH
Lors de l’inscription de leurs enfants, des collègues détachés se sont vu demander le paiement immédiat des droits de première inscription (DPI), alors même qu’ils n’avaient pas encore perçu le remboursement correspondant. Cela les conduit à devoir avancer une somme pouvant atteindre 30 000 DH, ce qui représente une charge financière particulièrement importante pour une famille.
Le SE-Unsa Hors de France demande qu’une souplesse soit accordée aux personnels de l’établissement. Deux possibilités doivent pouvoir être envisagées : échelonner le paiement des DPI ou différer leur règlement jusqu’au versement de la somme correspondante par l’AEFE. Il n’est pas raisonnable de demander aux personnels d’avancer une telle somme alors qu’un remboursement par l’Agence est attendu.
- Réforme de l’Agence : le stock dans le viseur !
La vague de déconventionnements redoutée n’a pas eu lieu. Mais à quel prix ? Des avenants ont été signés au prix de suppressions de postes de détachés.
Désormais, le stock de résidents est directement visé : 22 des 31 mesures de carte scolaire et fermetures de postes les concernent. Une première étape inquiétante alors que le coût de ces personnels est pointé dans le rapport des inspections générales.
Plus grave : des collègues dont le détachement pour 2027 avait été accepté apprennent aujourd’hui la suppression de leur poste et la non demande de renouvellement.
Pour le SE-Unsa Hors de France, les personnels ne doivent pas devenir la variable d’ajustement de la réforme de l’AEFE.
- Réforme de l’avantage familial : nos alertes ignorées, des conséquences catastrophiques
Le SE-Unsa Hors de France l’a répété ces derniers mois : la réforme de l’avantage familial ne pouvait pas être imposée à marche forcée sans conséquences importantes pour certains personnels et leurs familles.
Au Maroc, les premières remontées sont particulièrement préoccupantes : certains collègues font état de pertes pouvant atteindre 1 500 € par an et par enfant, soit plusieurs milliers d’euros pour certaines familles. Une baisse brutale de pouvoir d’achat qu’elles n’ont pas pu anticiper, l’Agence n’ayant communiqué qu’après la publication du décret.
C’est précisément pour éviter cette situation que le SE-Unsa demandait un moratoire, afin d’informer les personnels, d’évaluer les conséquences individuelles et de laisser aux familles le temps de s’organiser. Nous avions également alerté sur les risques psychosociaux liés à de telles pertes de revenus.
Nos alertes n’ont pas été entendues. Les conséquences sont aujourd’hui bien réelles.
Le SE-Unsa Hors de France demande désormais à l’AEFE d’évaluer précisément l’impact de cette réforme et d’apporter des réponses aux personnels les plus lourdement pénalisés.
- Dialogue social : les sujets à l’ordre du jour cette année
Les réunions de dialogue social doivent permettre de traiter concrètement les questions concernant les personnels de droit local (PDL) et l’évolution du Règlement intérieur du travail (RIT).
Trois assemblées générales sont prévues dans l’année, complétées par des groupes de travail thématiques. La première AG de dialogue social aura lieu le jeudi 15 octobre.
Cette année, le SE-Unsa Hors de France sera particulièrement attentif aux travaux concernant :
- les surveillants du second degré ;
- l’évaluation des PDL, avec une nécessaire clarification de la fréquence des visites et du rôle de chacun depuis la suppression de l’avancement par promotion ;
- les cotisations et droits sociaux : sécurité sociale, retraite et retraite complémentaire.
Notre objectif est clair : obtenir des règles transparentes et protectrices pour tous les personnels.
- Protection sociale des PDL : il est urgent d’avancer
Le SE-Unsa a engagé un recensement des situations des PDL afin d’avoir une vision plus précise des affiliations à la CFE, à la CNSS, à la CNOPS ou à d’autres régimes de sécurité sociale et de retraite.
Pourquoi ? Parce que derrière les règles générales se cachent des situations extrêmement différentes.
Nous demandons depuis plusieurs années l’ouverture d’un groupe de travail consacré aux droits sociaux. La question devient notamment urgente pour les personnels qui s’interrogent sur leurs possibilités de poursuivre leur activité jusqu’à l’ouverture effective de leurs droits à la retraite à 64 ans pour les collègues à la CFE.
Le prochain travail de révision du RIT doit impérativement prendre en compte la diversité des parcours et des situations individuelles. Aucun collègue ne doit se retrouver sans solution en raison d’un cadre qui n’aurait pas anticipé sa situation.
- Évaluation des PDL : chacun doit rester dans son rôle
Depuis la suppression de l’avancement par promotion des PDL, un travail de refonte des grilles a été engagé afin d’adapter le RIT à la nouvelle situation.
Mais une autre question doit désormais être clairement tranchée : qui évalue les personnels et dans quel cadre ?
En complément des visites-conseils réalisées tous les trois ans par les conseillers pédagogiques, certains directeurs effectuent aujourd’hui des visites de classe, rédigent des comptes rendus et interviennent ainsi dans l’évaluation pédagogique des PDL.
Pour le SE-Unsa, les choses doivent être claires : les directeurs doivent rester dans le cadre de l’entretien annuel prévu par le RIT. Leur confier un rôle d’évaluation pédagogique reviendrait à faire évoluer leur position de supérieur administratif vers celle de supérieur pédagogique.
Une telle évolution ne peut se faire de manière implicite. Les missions et responsabilités de chacun doivent être clairement définies.
- Sites académiques et I-Prof : pourquoi sont-ils inaccessibles depuis le Maroc ?
Les collègues rencontrent régulièrement des difficultés pour accéder depuis le Maroc à certains sites académiques ainsi qu’à I-Prof. Or ces outils sont indispensables à de nombreuses démarches administratives et au suivi de la carrière des personnels détachés.
Le SE-Unsa demande donc que l’origine de ces blocages soit identifiée et qu’une solution soit apportée, afin que les personnels exerçant à l’étranger puissent accéder normalement aux mêmes services que leurs collègues en France.