Suite au vote contre unanime des organisations syndicales, un second CSA SD aura lieu demain. Espérons que certaines situations seront revues, mais rien n’est moins sûr…

Compte-rendu ci-dessous, déclaration préalable de l’UNSA Éducation, interview d’un de nos représentants (Source Le Télégramme)

Vous avez dit dialogue social ?

UNSA : Nous sommes revenus sur la méthode employée par le Dasen dans un contexte très particulier, notamment la difficulté de travailler sans documents préparatoires, si ce n’est des d’effectifs datant de novembre, pour des décisions prises fin mars. Sans parler des décisions que nous avons découvert en instance… Et de la non remise en instance de documents…

Le Dasen nous a indiqué : « On sort du tableau excel et des moyennes. Tout cela a été préparé en amont en informant les mairies, les écoles ». Il a remercié les services et les IEN pour leur travail d’information en amont.

UNSA : Nous lui avons répondu que globalement c’était le cas, mais selon les circonscriptions, et donc les IEN, toutes les écoles n’avaient pas été informées de décisions les concernant, que parfois seuls les maires avaient été informés et qu’ils ne transmettent pas toujours (notamment lorsque certains IEN leur disent de ne rien dire). Il en est de même dans certaines écoles où on dit aux collègues de ne pas prévenir les parents.

Pour être clair, cette carte scolaire a effectivement été préparée en amont, certaines des écoles informées ont pu demander des audiences (mais pour cela il fallait savoir qu’une mesure était envisagée). Cependant, s’il y a eu dialogue c’est principalement avec les élus ! L’absence de dialogue social envers les représentants du personnel est bien réelle (en tout cas sur ce sujet de la carte scolaire) et le seul but poursuivi est bel et bien de tout cadenasser, limiter les défenses possibles des écoles, les manifestations de mécontentement. « Pas de vague spirit ».

Quant à « sortir du tableau excel », certes il y a étude des situations mais la boussole générale est quand même la moyenne par classe, et surtout nous avons le droit à une amélioration du P/E , en permanence, il est alors question de décimale…

Présentation des mesures

Présentation du DASEN : la baisse démographique est un enjeu majeur, avec une prévision de 868 élèves en moins dans le département pour la rentrée 2026.

UNSA : Cette baisse aurait dû être une opportunité pour améliorer les conditions de travail (pas plus de 20 élèves par classe, décharges suffisantes pour les directeurs) plutôt que de supprimer des postes. Une fois encore, nous avons rappelé la souffrance tant pour les personnels que pour les élèves, notamment ceux présentant des troubles du comportement, sans oublier les AESH, personnels importants mais sans statut. Nous avons redit que pour l’UNSA Éducation rien que pour ce sujet, il ne devrait y avoir aucune fermeture. Ces statistiques non prises en compte indiqueraient une courbe croissante. Nous avons indiqué que certes le nombre d’élèves diminuait mais que les élèves n’avaient plus rien à voir, et même sur une courte échelle (5 ans).

Le Dasen nous a alors répondu qu’il ne disait pas le contraire. Il nous a précisé que le rectorat a décidé de rendre -16 postes au lieu de -20 aux Côtes d’Armor, pour tenir compte des spécificités de nos écoles rurales. Dans notre département, pour la rentrée, les quatre axes prioritaires présentées sont : améliorer les conditions d’enseignement (24GS/CP/CE1), agir pour l’égalité des chances et l’équité territoriale, promouvoir les langues étrangères et régionales, soutenir le pilotage pédagogique (décharges supplémentaires pour certaines directions).

Des priorités c’est bien mais des moyens associés ce serait encore mieux… Lors de la présentation de ces dotations en CSAA, nous avions eu le droit aux nombres de postes retirés, tout en présentant des priorités… Une fois encore, nous réclamons une carte scolaire connectée à la réalité de nos classes, et autre chose qu’un plan de communication portant quasi exclusivement sur la démographie, qui élude d’autres sujets pourtant bien réels. Et y associer des priorités à décliner à moyens constants est quelque peu agaçant pour les personnels de l’Éducation qui mériteraient autre chose que ce mépris…

UNSA : Depuis des années, l’UNSA Éducation demande que la priorité aux langues régionales le soit avec des moyens spécifiques. Depuis des années, nous répétons également que la pérennité des filières bilingues existantes doit être assurée avant d’en créer de nouvelles à proximité, qui parfois entrent en concurrence.

Nous avons défendu nombre d’écoles, que ce soient des écoles qui étaient dans la liste pour une éventuelle fermeture de classe ou alors celles pour qui une ouverture serait nécessaire au vu de leurs effectifs, de leur situation. Nous avions épaulé aussi de nombreuses écoles depuis fin décembre, pour les aider dans leur défense de dossiers, leurs demandes d’audience, nous en avons accompagnées et le ferons encore. Et il est vrai que ce contexte particulier de dialogue social à l’aveugle ne nous a pas aidés, notamment pour donner les bons effectifs, en tout cas ceux qui sont constatés en cette fin de mois de mars, qui peuvent être bien différents de ceux retenus en novembre…

Pôles d’Appui à la Scolarité (PAS) et coordination. Un tour de Passe/Passe ?

  • 7 nouveaux PAS seront créés à la rentrée, avec un objectif de 17 à la rentrée 2027.
  • Ce passage aux PAS se fera avec la suppression des décharges des directeurs coordonnateurs PIAL (Cordo PIAL). « Merci pour tout, au revoir ». Nous avons dénoncé ce choix. Les collègues qui se sont investis sur ces missions, et certains depuis le début, l’ont appris de manière « brutale », la hiérarchie ne leur ayant absolument rien dit de ce qui se tramait… Pour le moins irrespectueux ! Le Dasen nous a indiqué avoir reçu des courriers de coordinateurs PIAL.
  • La coordination sera désormais assurée par des AESH référents, dont le temps sera réparti entre gestion, accompagnement/formation, et intervention en classe.

UNSA : Nous avons exprimé de fortes inquiétudes sur la faisabilité de cette nouvelle mission pour les AESH et nous nous sommes interrogés sur le cadre légal de ces postes et de leurs missions. Nous avons exprimé nos inquiétudes pour les personnels AESH qui vont avoir à gérer leurs  pairs, cela n’a plus rien à voir avec des conseils à prodiguer… Et nous avons aussi indiqué que nos collègues enseignant·e·s ou directrices-eurs qui assumaient cette mission, avaient des accueils parfois abrupts lorsqu’ils devaient « récupérer » des AESH ou « détricoter » des organisations. Pas certain que les futurs référents AESH soient mieux accueillis… Nous leur souhaitons bien du courage…

  • Vous l’aurez compris, notre Académie veut déployer les PAS sans moyens supplémentaires, il lui faut donc piocher dans ses propres moyens pour mettre tout ceci en place. Et ce projet de remplacement des anciens coordinateurs PIAL par des AESH référents est un choix avant tout financier et voulu par la rectrice.
  • Les PAS sont présentés comme une solution miracle, une fois encore on bricole, comme on bricole aussi pour trouver des AESH, des heures de prises en charge. Quant à la dimension humaine de ce choix… Et puis quel que soit le dispositif, ce qu’il faut ce sont des moyens suffisants, notamment en personnels AESH et dons des moyens pour en recruter.

Dispositif EMILE (renforcement langue anglaise)

3 nouvelles écoles : Guerlédan, St-Quay-Portrieux, Le Foeil

16 projets d’ouvertures de classes

  • ULIS : Uzel
  • Primaires (7) : Dinan la Garaye, Trévron, Plounévez-Moëdec, Plourhan, Quessoy l’Argentaie, St-Brieuc Jean Nicolas (6 ouvertures correspondant à des ex aides pédagogiques), Plouha
  • RPI (1) : Plussulien/Saint-Mayeux
  • Bilingues (7) : Binic-Etables-La Vigie, Caulnes, Lamballe-Mathurin Méheut, Plouézec* (0,5), Ploumagoar Elémentaire* (0,5), Yffiniac, Le Vieux-Marché (transfert provisoire de la classe bilingue de Plounevez-Moëdec)
  • *ce qui fera une classe après le mi-temps en 2025

32 projets de fermetures de classes

  • Maternelles (3) : Plaintel, Plédran, Ploeuc L’Hermitage
  • Elémentaires (4) : Ploubezre, Plourivo, St-Quay-Portrieux, Trégueux Jean Jaurès
  • Primaires (15) : Le Méné Est, Trémeur, St-Cast-Le-Guildo (Ces 3 postes étaient gelés à la rentrée dernière) Pleslin-Trigavou (Charles Josselin), Pleudihen-sur-Rance, Plélo, Plougonver, Yffiniac, Le Vieux-Marché, Caurel, St-Brandan, Trégueux Le Creach, Langueux les Fontenelles, Lamballe-Armor Trégomar La Poterie, St-Alban
  • RPI (6) : Évran/Le Quiou ; Locarn/Trébrivan ; Quemperven/Lanmérin/Langoat ; Saint-Clet/Quemper-Guezennec ; Pontrieux/Plouëc du Trieux ; Plémet/Les Ferrandiers
  • Bilingues (4) : Cavan, Bégard élémentaire, St-Brieuc Le Grand Clos, Plounévez-Moëdec (élèves au Vieux Marché ?)

Mesures hors classes

  • Création de 5 postes de coordonnateurs de pôle d’appui à la scolarité
  • Transfert d’un dispositif ULIS de Pontrieux vers Plouha
  • Établissements spécialisés :
  • -0.5 poste de titulaire de secteur IME Plemet
  • +0.5 poste de titulaire de secteur IME Languedias

Fusions d’écoles :

  • Plancoët maternelle et élémentaire
  • St-Brieuc Poutrin élémentaire et Curie maternelle

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