La première instance concernant les ouvertures et fermetures de postes dans les écoles lozériennes pour la rentrée 2026 s’est tenue ce 3 avril.
Pour rappel, l’académie doit rendre 75 postes à la rentrée prochaine (contre 10 l’an dernier). L’effort imposé à la Lozère est un retrait de 2 postes. En parallèle, il y a une commande ministérielle d’ouvrir 3 postes PAS (Pôles d’appui à la scolarité, dont 2 seront pris sur les moyens 1er degré) et un enseignant ressources « troubles du neuro-développement ». Il y a également des besoins d’ouvertures de classes.
En préambule de l’instance, l‘Unsa Education a rappelé son positionnement en matière de carte scolaire :
– maintenir le maillage territorial de l’Ecole publique en Lozère
– être attentif à l’impact des fermetures sur les taux de décharges de direction
– ne pas dégrader les conditions de travail des équipes et l’accompagnement des élèves, notamment des EBEP, en accentuant le multi-niveaux par classe et/ou en mettant en péril des organisations spécifiques.
Le Dasen a présenté un projet d’ouvertures fermetures qui ne s’équilibre pas, au bénéfice de la limitation des fermetures de classes :
- deux fermetures de classes
- quatre créations : un poste classe et trois postes hors la classe (PAS + enseignant TND)
L’Unsa Education se satisfait de l’ouverture de classe annoncée et salue l’attention apportée aux territoires ruraux mais pour autant, deux classes qui ferment ce sont toujours des écoles et des équipes qui se retrouvent fragilisées. L’Unsa Education a par ailleurs demandé que des renforts soient placés sur les écoles qui ne bénéficieront malheureusement pas d’ouverture de classe à la rentrée.
Concernant l’ouverture des postes hors la classe, l’Unsa Education a fait part de son opposition et son scepticisme et a dénoncé que la création de ces postes se fasse à moyens constants. De plus, nous constatons une multiplication des dispositifs liés à l’inclusion. L’Unsa Education a alerté sur le risque de complexification du paysage de l’école inclusive. Entre PAS, RASED, PIAL, EMAS, PCO et autres dispositifs, les responsabilités et les modalités d’intervention risquent de devenir difficile à comprendre pour les équipes éducatives comme pour les familles. Ces nouveaux postes ne remplaceront en aucun cas les moyens humains indispensables à l’accompagnement des élèves dans les classes et à l’appui des enseignants au quotidien. L’Unsa Education a également souligné la problématique du vivier d’enseignants spécialisés qui n’est pas extensible à l’infini : ne risque-t-on pas à terme une pénurie pour les classes ? Autre sujet d’interrogation : ces postes nécessitent du budget pour les déplacements. Au vu des problématiques récentes rencontrées par les Rased, les infirmières scolaires, les CPC CPD … , on ne peut que s’inquiéter de la pérennité des déplacements pour ces nouvelles missions, et l’équité territoriale.
Ce projet a recueilli un vote unanime contre de la part des organisations syndicales.
Un CSA SD sera donc à nouveau réuni le 14 avril, avant l’entérinement définitif en CDEN le 16 avril.