Une question de confiance
Voilà à quoi se résume la réforme qui s’annonce pour l’AEFE.
Depuis 35 ans, cette agence, créée pour donner cohérence et stabilité à un réseau d’établissements éparpillés à travers le monde, a accompagné l’essor de l’enseignement français à l’étranger. Mais aujourd’hui, au terme de ce cycle, un constat s’impose : le déficit structurel de l’Agence appelle de la part de tous les acteurs un sens aigu des responsabilités partagées.
La réforme est donc nécessaire. Mais elle doit être d’abord et avant tout une réforme des ressources et des financements. Doit-on aller plus loin et toucher à la gouvernance de l’Agence ? Pour l’UNSA, l’opérateur public doit rester la pièce centrale de l’échiquier de l’enseignement français à l’étranger.
Cette réforme est, fondamentalement, une question de confiance. Confiance entre les acteurs politiques, entre la direction générale du ministère, entre l’Agence et les personnels des établissements. Confiance, surtout, que les efforts budgétaires seront équitablement répartis.
L’actualité politique en France nous en donne une illustration : après seulement 269 jours, le gouvernement Bayrou a chuté, faute de majorité pour soutenir son budget. Preuve que le discours de responsabilité ne suffit pas lorsque l’équité dans la répartition des efforts n’est pas au rendez-vous.
Et quand la confiance est brisée, quand la responsabilité n’est pas partagée, quand les négociations échouent, il ne reste qu’un recours véritable : la grève. C’est pourquoi les organisations syndicales réunies ont appelé à une grève le 18 septembre, en France mais aussi dans nos établissements scolaires à l’étranger. Une grève pour demander davantage de confiance partagée, pour nous faire entendre plus nettement et pour rappeler que l’avenir de notre réseau dépend de l’équité et du respect des personnels qui le font vivre.