Le CDEN sur la carte scolaire du premier degré s’est tenu ce mercredi après midi en Préfecture des Vosges en présence de M le Préfet, de M. le DASEN, des représentants des communes et des parents d’élèves.

Catherine Renard y a siégé pour l’Unsa Education.

Vous trouverez ci-dessous la déclaration liminaire de l’Unsa Education.

Monsieur le Préfet,
Monsieur le Directeur Académique,
Mesdames et Messieurs les membres du CDEN,


L’UNSA Éducation souhaite, en ouverture de ce CDEN, exprimer ses fortes préoccupations concernant la préparation de la carte scolaire du premier degré dans les Vosges.


La contrainte qui s’impose à notre département, avec la suppression de 37 postes, constitue un signal particulièrement inquiétant pour l’avenir du service public d’éducation sur notre territoire.


Si nous entendons l’argument de la baisse démographique, l’UNSA Éducation rappelle qu’elle ne peut justifier, à elle seule, une diminution aussi importante des moyens. Cette évolution aurait pu – aurait du – être mise à profit pour améliorer les conditions d’enseignement et d’apprentissage : réduction des effectifs par classe, renforcement de l’accompagnement des élèves, soutien aux équipes pédagogiques.


Mais force est de constater que les orientations proposées aujourd’hui ne permettent pas d’aller dans ce sens. Dans un département rural comme les Vosges, nous attirons votre attention sur la nécessité de préserver un maillage territorial équilibré, qu’il convient de préparer à moyen et long terme, en associant les municipalités, les élus, les services de l’Education Nationale, mais aussi les fédérations de parents d’élèves et les organisations syndicales. Les écoles sont des éléments essentiels de la vie locale, et leur fragilisation aura des conséquences durables pour les élèves, les familles et les communes.

Si la société évolue, les élèves également. L’actualité génère de l’anxiété, les enfants ne sont pas épargnés. Cette anxiété ne s’arrête pas à la porte de l’école. Il n’est pas question de dire « c’était mieux avant », mais c’est différent. Voilà la réalité. Voilà une des raisons pour lesquelles il faut maintenir dans certaines situations le nombre d’enseignants malgré la baisse démographique.


Une majorité des fiches du registre «santé et sécurité au travail» traite de risques psychosociaux liés aux difficultés avec des élèves ou des parents. C’est aussi la réalité.


Nous manquons de médecins scolaires, de RASED complets, de remplaçants. Nous manquons aussi d’AESH. Vous-mêmes manquez sans doute d’agents au sein de la DSDEN ou de la Préfecture…Un humoriste disait, il y a fort longtemps : « dites nous de quoi vous avez besoin, on vous expliquera comment vous en passer ». Nous y sommes.


C’est pourquoi l’UNSA Éducation souhaite insister sur plusieurs points de vigilance . Bien évidemment, nous alertons sur les conditions de travail des personnels, qui risquent de continuer à se dégrader (effectifs, classes multi- niveaux, tensions sur le remplacement), Nous rappelons aussi que la capacité à répondre aux besoins de l’école inclusive, nécessite des moyens humains et une organisation spécifique et adaptée. Cependant nous dénonçons la création des PAS (pôles d’appui à la  scolarité) sur les moyens du 1er degré. Leur déploiement ne doit pas se faire au détriment de la suppression des BIR (brigades ruralités) dont l’action doit être maintenue et préservée au sein des écoles rurales. le maintien des dispositifs  pédagogiques *permettant de répondre à la diversité des élèves.


L’Unsa Education affirme sa solidarité avec les collègues concernés, les écoles et les parents inquiets, et n’espère pas de cette instance des changements positifs autres que ceux déjà obtenus suite au groupe de travail, mais l’UNSA Éducation préfère croire au dialogue social plutôt qu’à la politique de la chaise vide et participera donc à l’ensemble  de ce CDEN.

Merci pour votre écoute


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