L’Indre fait partie des 18 départements choisis pour expérimenter une nouvelle méthode de travail de construction de la carte scolaire. Le Dasen a reçu les organisations syndicales lundi 1er juin pour un premier échange sur le sujet. En préambule, le Dasen a donné quelques éléments sur la méthode, avant de répondre à nos questions
C’est bien le Dasen qui pilote cette expérimentation, comme ses 17 homologues sur leur territoire respectif. Chaque département concerné ayant ses spécificités, le ministère n’a pas donné de vade-mecum.
Le Dasen de l’Indre souhaite construire des « Pôles éducatifs et scolaires de territoires » pour tous les temps de l’enfant, en assurant qu’il n’a pas de modèle prédéfini. À charge pour lui de faire remonter les besoins qu’il estime nécessaires. Il souhaite continuer le travail engagé dans le cadre de l’Observatoire des dynamiques territoriales avec deux enjeux :
- L’évolution de la démographie, avec en visée le nombre d’emplois à la rentrée 2027 (dans un contexte général de moyens à la baisse).
- L’évolution du maillage scolaire en lien avec la réalité démographique et d’autres critères qualitatifs
Le prochain observatoire départemental devrait se tenir début juillet. Les instances se tiendront toujours, dans un contexte d’année d’élection présidentielle.
Le Dasen est en dialogue constant avec la préfète, le recteur, et un service dédié au ministère, pour lequel la DSDEN 36 a déjà demandé un appui juridique sur les regroupements (RPI, RPC, mise à disposition des personnels…).
Le SE-Unsa 36 a interrogé le Dasen sur le cadre de cette expérimentation : se cantonne-t-elle au premier degré ou s’étend-elle au second degré ? Le Dasen a expliqué que si le premier degré était « la porte d »entrée », « on ne pourra pas faire l’économie de parler du second degré, notamment des collèges ». En ce qui concerne les lycées, le Dasen a expliqué que la carte se tenait.
L'avis du SE-Unsa 36
Nous revendiquions depuis tant d’années un travail sur la carte scolaire qui s’appuie davantage sur la concertation que nous ne pouvons qu’accueillir favorablement cette expérimentation. Néanmoins, nous avons exprimé lors de ce groupe de travail un certain nombre d’inquiétudes et de points de vigilance :
- la première inquiétude est temporelle. Cette méthode est portée par un ministre dont le temps politique est compté. Or, élus, personnels, parents ont besoin de temps pour dialoguer et mettre sur pied un maillage scolaire de qualité capable de répondre aux besoins des élèves et des personnels
- la nécessité d’une communication franche entre tous les acteurs, afin d’éviter les rumeurs qui engendrent déception et colère.
- l’intérêt que le département pourrait avoir à se rapprocher d’autres territoires qui ont plusieurs années d’avance, et donc un certain recul sur le sujet.
- enfin, cette expérimentation s’opère dans le même cadre budgétaire, toujours aussi contraint.