Après la classe septembre - octobre 2026
BANDES DESSINÉES
Une île paradisiaque au milieu du Pacifique, plantée de rares et somptueuses villas d’architectes… C’est là que Sinclair est envoyé par son richissime patron pour négocier un achat. La mission devait donc se résumer à une visite des lieux et quelques conversations avec les (plus ou moins sympathiques) îliens. Mais même les ultra-riches ne sont pas à l’abri des convulsions de mère Nature, et un ouragan est annoncé !
Dans son ultime scénario, Pierre Christin cristallise le thème de l’absurdité de l’ultra-richesse et confronte les turpitudes humaines à la puissance aveugle de la nature. Une satire portée par le réalisme de Titwane (Brigade des mineurs), illustrateur hors pair.
Le dernier Christin !
L’Île des riches, Pierre Christin, Tiwane,
éditions Dargaud, 112 p. – 22 €
En 1965, le général de Gaulle choisit l’île Longue, presque-île du Finistère, pour y installer une base de sous-marins nucléaires. De 1972 à 1996, les ouvriers, sans protection, y assemblent des engins, ignorant tout des risques encourus pour leur santé. Mais un jour de 1996, déplorant de nombreux malades et déjà plusieurs décès, ils cessent le travail et engagent un véritable bras-de-fer avec les responsables militaires du site.
Carole Collinet et Éric Appéré relatent le combat et les injustices vécues par ces ouvriers exposés aux rayonnements ionisants sans le savoir. Une enquête choc sur un scandale d’État encore tenu au secret défense…
Les Irradiés de l’île Longue – Enquête
sur un silence d’État, C. Collinet, É. Appéré,
éditions Dargaud, 136 p. – 21,50 €
Du fracas des tranchées de 1914 à la Révolution russe, embarquez pour un voyage en vingt chapitres à travers la Première Guerre mondiale. (Re)découvrez comment ce conflit titanesque a redessiné l’histoire, bouleversé des vies sur tous les continents et semé les graines de notre monde actuel. La Grande Guerre débouche sur d’importants bouleversements géopolitiques, en premier lieu l’implosion de quatre empires ; elle voit l’émergence de la puissance américaine et du contre-modèle soviétique, et déclenche aussi un lent processus de radicalisation politique, qui va mener le monde vers la Seconde Guerre mondiale. Chacun des chapitres éclaire un peu plus la façon dont ces événements continuent, un siècle plus tard, à façonner nos sociétés et nos mémoires collectives.
La Première Guerre mondiale en BD – La véritable histoire de la grande Guerre en 20 chapitres,
Arnaud de la Croix, Vicente Cifuentes,
éditions Le Lombard, 296 p. – 29,90 €
Le roi Arthur est mort. Et avec lui, le rêve d’un royaume uni. Livrée aux complots, aux guerres et aux ambitions rivales, l’île de Bretagne sombre dans le chaos. Dans cet âge crépusculaire, quelques figures de l’ancienne légende refusent de laisser l’héritage du roi s’effacer. Convaincus que la bataille n’est pas terminée… Morgane, Guenièvre, la Dame du Lac, les fils du traître Mordred, sire Bedwyr, fidèle chevalier de la Table Ronde… chacun cherche sa place dans un monde en ruines. Bientôt, Excalibur, l’épée sacrée d’Arthur, devient l’enjeu d’une lutte sans merci : qui sera digne de la porter et de succéder au roi défunt ?
Après Arthur – Le Trône et l’épée (T. 1),
Olivier Legrand, Alex Sierra,
éditions Le lombard, 80 p. – 17,95 €
France, 1936. Garçon manqué, acrobate et mécanicienne hors pair, Louise n’a qu’un rêve : devenir aviatrice. Mais voler est un privilège d’hommes et au Cirque Kavinsky où elle grandit, son père tempère ses ardeurs. Suivant les conseils de son héros, Mermoz, Louise parvient à ses fins quand la guerre éclate. Dans le chaos de la débâcle, Louise perd tout, sauf l’envie d’en découdre avec ceux qui ont volé son pays et massacré sa famille. C’est sous les traits d’un jeune homme que Louise traverse clandestinement la Manche et, grâce au concours d’une femme d’exception, Amelia, à se faire enrôler dans la Royal Air Force. En devenant Louis, la jeune femme désormais pilote va découvrir la camaraderie fulgurante d’un trio d’Anglais irrévérencieux, les cockpits gelés, la passion d’un amour aussi intense que secret mais aussi la mort, omniprésente, qui fauche ces jeunes héros du ciel. Car la liberté a un prix, et bientôt, sous les bombardements, Louis forgera sa légende au cœur d’un conflit où chaque vol peut être fatal…
Entre combats aériens, drames intimes et quête d’identité, cette BD embrasse l’histoire vraie d’une génération sacrifiée et d’une aviation en pleine mutation, où les femmes n’ont pas leur place. Avec un dessin énergique et un esthétisme de haut vol, Alex Mach insuffle une rare intensité à cette fiction vertigineuse, pleine de suspense et d’émotions.
This Is London Calling, C. Férey, A. Mach,
éditions Glénat, 168 p. – 26 €
Comme dans la chanson de Souchon, en 1995, Louison a dix ans et entre en sixième à Montaigne, à Paris. Rêveuse et ascolaire, qui marque de l’intérêt pour les connaissances intellectuelles mais ne respecte pas la norme scolaire, elle prendra son temps avant de décrocher un bac littéraire.
Trente ans plus tard, elle revient sur ses pas, pour accompagner pendant toute l’année une classe de sixième, avec pour postulat d’observer sans gêner, du fond de la classe, et se faire oublier (comme d’hab’ quoi !). Un exercice où elle convoque son double de l’époque et confronte avec toute la verve, la sensibilité et le talent qu’on lui connaît ses souvenirs avec la réalité d’aujourd’hui.
40 ans, toujours en sixième, Louison,
éditions Dargaud, 128 p. – 22 €
Dans une mégalopole dystopique, Bucket Boy et Bobby Shinobi, deux ados, tuent le temps comme ils peuvent. La nuit, ils se lancent des défis urbains, entre pratique du ninjutsu et Parkour sauvage au-dessus des toits. Mais quand une start-up de la tech annonce la mise en orbite d’une mystérieuse « Lune artificielle » destinée à éclairer la Terre en continu, tout bascule. Des rumeurs circulent, la désinformation envahit les réseaux et la population reste rivée sur les écrans. Cette Lune pourra-t-elle éclipser le soleil ? Comment cette prouesse scientifique va-t-elle changer nos vies ? Le progrès fascine autant qu’il inquiète.
Mais tandis que Bobby se passionne pour ce projet vertigineux, Bucket Boy se sent de plus en plus à l’écart, tiraillé entre l’envie de grandir et celle de rester dans l’ombre, là où se forge la voie du ninjutsu. Car que devient un ninja dans un monde où la nuit n’existe plus ?
Entre satire du techno-monde, poésie urbaine et énergie brute, cet album explore la frontière fragile entre le progrès et la dérive, l’amitié et la rupture. Mélangeant l’énergie du manga et la radicalité du comics underground, l’auteur sculpte l’ombre et la lumière d’un coup de crayon puissant et en perpétuel mouvement.
Lune artificielle, Coke Navarro,
éditions Glénat, 168 p. – 25 €
Irlande, années 1920. Molly est domestique dans une famille fortunée. Aux côtés des enfants du foyer, Candice et Brendan, elle grandit à l’abri du besoin malgré sa modeste condition et se lie d’amitié avec eux. Mais le destin de Molly bascule le jour où par naïveté, elle se laisse séduire par un jeune officier volage. Enceinte hors mariage, elle est envoyée dans l’un des couvents de la Magdalena. Derrière ces murs, elle découvre l’envers de l’Irlande pieuse : le travail forcé, la privation, l’humiliation. Décidée à survivre et à protéger son enfant, Molly refuse de se soumettre… mais parviendra-t-elle à échapper à ce système et à ceux qui l’alimentent dans leur foi aveugle ? Son destin pourrait bouleverser à jamais ceux qui l’aiment et dévoiler un terrible secret que même l’Église tentera d’étouffer.
Cette fiction historique revient sur l’un des chapitres les plus sombres de l’histoire irlandaise : l’enfermement de plus de 10 000 femmes dans les Magdalene laundry au cours du XXe siècle. Avec une narration parfaitement maîtrisée et des teintes chaudes, cet album délicat nous plonge au coeur d’une fresque intime qui rend hommage aux oubliées de l’histoire et nous tient en haleine tout au long du récit.
Les Filles de Magdalena, Chantal Van den Heuvel,
Nina Jacqmin,
éditions Vents d’Ouest, 112 p. – 18 €
Le saviez-vous ?
La punaise de lit s’accouple 200 fois par jour, l’antilope est une dragueuse invétérée,
le crabe violoniste possède deux pinces, une de 2,5 cm et une autre de 10, et la femelle sera séduite par la taille et la vigueur de cette pince,
Chez la girafe, le mâle goûte l’urine de la femelle pour savoir si elle est féconde….
Une bande dessinée qui réussit le pari délicat de faire rire tout en éclairant, et qui rappelle que la science, lorsqu’elle est bien racontée, peut être profondément jubilatoire.
Déconseillée pour les moins de 12 ans.
La véritable sexualité débridée des animaux, Erroc, Sirvent, éditions Bamboo, 48 p. – 11,90 €
Fred Bernard a comme qui dirait le vin dans le sang. Né peu avant les vendanges en Bourgogne, il a grandi au milieu des cartons et des caisses de grands crus : ses terrains de jeux préférés étaient les caves de son grand-père et de son arrière-grand-père, tous deux vignerons. Sans cesse on lui répétait : Quand tu seras grand, tu feras du vin. Il a choisi une carrière d’auteur ; mais le plaisir du vin, lui, est resté.
Dans une nouvelle édition augmentée de plus de 40 pages inédites, Fred Bernard nous livre un témoignage tendre qui traduit sa passion pour le vin en une série d’histoires courtes issues des anecdotes de ses aïeux et de ses réflexions personnelles. Un ouvrage devenu culte, enrichi à présent d’une nouvelle couverture, pour une ode aux plaisirs du nectar des vignes où l’on retrouve tout l’humour de l’auteur, son sens aigu de l’observation et son trait sensuel.
Chroniques de la vigne – Conversations avec mon grand-père, Fred Bernard,
éditions Glénat, 200 p. – 24 €
Italie du Sud, 1868, sous le soleil écrasant des Pouilles. Carmine et Filomena s’aiment. Et lorsque le puissant baron Don Michele décide d’épouser Filomena malgré elle, le sol se dérobe sous eux… Mais dans le Sud, ne dit-on pas que la passion est aussi violente que la guerre… ?
Le scénariste Stefano Nardella compose ici une sorte de thriller historique dans les Pouilles italiennes (mal) unifiées de la fin du XIXe siècle, un contexte houleux qui ressemble furieusement à la conquête de l’Ouest à la même époque. On retrouve dans cette BD les codes et l’ambiance du western, tous les personnages composant une sublime tragédie portée par le noir et blanc stylisé, encré et charbonneux, du dessinateur Bizzari.
Jusqu’à la tombe, Stefano Nardella, Vincenzo Bizzari,
éditions Sarbacane, 184 p. – 25 €
On entend souvent dire que le bonheur serait à portée de main. Pourtant personne n’a encore trouvé la recette. Le mot « bonheur » n’a d’ailleurs pas la même signification dans toutes les langues et change, en fonction des époques et endroit du globe. Avec esprit et un brin d’autodérision, les autrices retracent ici la grande aventure humaine autour d’une question vieille comme le monde : comment être heureux ?
De l’homme de Cro-Magnon au citadin pressé, elles interrogent les premiers sages indiens et les transhumanistes futuristes, les bouddhistes et les influenceurs, les philosophes des Lumières et ceux de l’Antiquité…
Mis en dessin avec bonne humeur et légèreté, ce roman graphique profond et pétillant nous donne des pistes de réflexion pour percer enfin le secret du bonheur !
Le Bonheur à travers les siècles, V. Grisseaux,
B. Mabilon-Bonfils, E. Rollin,
éditions Vents d’Ouest, 216 p. – 22 €
MUSIQUE
Derrière les strass, les perruques blondes et le sourire inaltérable se cachait une autrice-compositrice-interprète prolifique, à l’origine de plus de 3 000 chansons et d’une soixantaine d’albums en six décennies de carrière. Cinq albums, c’est peu finalement. Mais ces cinq-là font partie des plus grands classiques de Dolly Parton de 1971 à 1982 et contiennent Jolene, Coat of Many Colors, 9 to 5 dans un packaging soigné.
Dolly Parton ne nous laisse pas que des tubes, elle nous lègue une certaine idée de la liberté : celle de venir de rien, de ne jamais avoir honte de ses origines, et l’art de transcender l’épreuve en chanson…
Dolly Parton, chez Sony Bmg – coffret 5 CD, 35 €
Le premier album de Flore Benguigui, ex-chanteuse de L’Impératrice, et de son groupe The Sensible Notes s’envisage comme une « machine à remuer le temps ». L’autrice-compositrice-interprète revient au jazz qui l’a façonnée et traverse les grandes époques du cool jazz et de la pop française – de Nat King Cole à Barbara – en mêlant standards intemporels et trésors oubliés. Sa voix douce se fond dans un univers où acoustique et synthés tissent des ponts entre passé et présent. Un album de jazz accessible, solaire et généreux.
i-330, Flore Benguigui et The Sensible Notes,
chez DECCA, 15,99 €
55 ans après la parution de leur premier enregistrement, les pianistes exceptionnelles Katia et Marielle Labèque célèbrent un parcours artistique exceptionnel avec un coffret de 3 CD, qui rassemble 25 nouveaux enregistrements – dont des premières mondiales – ainsi que 30 morceaux choisis de leur catalogue. Faisant aussi la part belle aux compositrices, ce coffret offre un portrait intime de deux artistes qui ont toujours su transcender les frontières entre musique classique, contemporaine, jazz, minimalisme et traditions populaires.
55, Katia & Marielle Labèque,
chez Deutsche Grammophon, 19,99 €
La légende des Beastie Boys, Mike D, entame un nouveau chapitre avec Thank You, son tout premier album solo et l’une des sorties les plus attendues de 2026. Développé à travers une série de sessions d’enregistrement libres et expérimentales, Thank You capture l’esprit musical aventureux de Mike D réparti sur 12 titres avec une production inventive, des rythmes hypnotiques et des hooks contagieux. L’album navigue sans effort entre les influences électroniques, alternatives et hip-hop, tout en conservant un son qui lui est propre.
Thank You, Mike D, chez Polydor, 17,99 €
Né sur les cendres du groupe post-punk Joy Division, après la disparition de Ian Curtis, New Order, emmené par le guitariste Bernard Sumner, a pris un virage moins sombre et plus dansant. On a tous en tête l’inusable Blue Monday, qui devint le maxi-single le plus vendu de tous les temps. On le retrouve bien évidemment sur ce disque, qui réunit les deux fameuses compilations The Best Of et The Rest Of, parues en 1994 et 1995. Mais on aurait tort de réduire New Order à ce seul (énorme) tube : d’autres classiques sont au rendez-vous, tels que Bizarre Love Triangle ou The Faith. Les fans du groupe privilégieront l’édition Deluxe, qui propose deux disques supplémentaires bourrés de mixes inédits.
The Best Of/The Rest Of, New Order,
chez WEA, 2 CD ou 4 CD , 16,99 € ou 21,99 €
Avec Doctrine of Love, son deuxième album, Jalen Ngonda confirme sa place parmi les figures majeures du revival soul actuel. Nourri d’un amour viscéral pour la soul des années 1960 et 1970, de la Motown à Stax, en passant par James Brown et Smokey Robinson, il s’inscrit dans la tradition du genre, tout en affirmant une personnalité singulière. Sa voix souple et puissante se déploie sur des arrangements parfaits : cordes, cuivres, batterie Motown, piano doo-wop et guitares.
Doctrine of Love, Jalen Ngonda,
chez Daptone Records, 13,99 €
Dix ans après sa parution initiale, le premier et unique album du duo français Paradis, Recto Verso, s’offre une ressortie très attendue, le disque étant rapidement devenu introuvable et très recherché.
Un véritable ovni dans le paysage électro, qui surprend encore aujourd’hui. Et pour cause, le mariage entre house et chanson française n’avait jamais été ainsi célébré. Bien que crédibles sur la scène techno internationale depuis une trentaine d’années et l’émergence de la French touch, les artistes français en avaient adopté les codes et la langue, à savoir l’anglais. Simon Mény et Pierre Rousseau ont fait le choix difficile mais gagnant de chanter en français, forts de leurs solides références (ils ont repris Chamfort et Souchon, notamment). Le résultat est inclassable et fascinant. Un vrai disque de plage pour faire durer l’été.
Recto Verso, Paradis, chez Barclay,
réédition en double vinyle
ou triple vinyle (avec 6 titres supplémentaires),
25,99 € ou 35,99 €
(CD original disponible à 10 €)
Fers de lance du « retour du rock » du début des années 2000, les Strokes et leur charismatique chanteur Julian Casablanca ont su marquer durablement la scène musicale au fil d’une discographie riche de sept albums. Le dernier en date, Reality Awaits, vient rompre six années de silence. Le producteur Rick Rubin est de nouveau aux commandes et l’autotune est à la fête. Ce dernier point pourra rebuter certains, mais ils auraient tort de ne pas passer outre : les paroles désabusées de Casablancas font toujours mouche, dès le morceau d’ouverture Psycho Shit, tout comme son sens de la mélodie sur le single Going Shopping.
Avec ce nouveau disque, les New-Yorkais désormais quadragénaires montrent qu’ils comprennent leur époque mieux que personne.
Reality Awaits, The Strokes, chez RCA, 15,99 €
Gabrielle Rubio invite à découvrir les premiers compositeurs français qui, de la fin du XVIIᵉ au XVIIIᵉ siècle, ont donné à la flûte traversière ses lettres de noblesse. Fascinée par ce répertoire depuis ses plus jeunes années, elle en révèle toute la poésie : une musique entre danse, rêverie et clair-obscur, où s’invente un art de la nuance et de l’émotion.
Cet enregistrement, pensé comme une traversée musicale, invite à une immersion dans un univers sonore rare, à la croisée du raffinement, de la poésie et de l’éloquence musicale. En quelques décennies, tout un monde sonore se transforme, du clair-obscur expressif à une virtuosité plus lumineuse et séduisante.
La Traversière – Airs et Songes, Gabrielle Rubio,
chez Harmonia Mundi, 18,99 €
Les Womack Sisters sont les trois filles de Womack & Womack mais l’arbre généalogique ne fait pas tout ! Ces héritières qui ont grandi sur les routes, entre scènes et studios, en chantant notamment aux côtés de leur famille, ont bâti leur propre identité autour de la force de leurs harmonies vocales.
Onze chansons qui puisent dans une soul exquise, le gospel, le R&B et le funk, et qui honorent leurs racines avec une esthétique volontairement chaleureuse et rétro, pour raconter l’amour, les désillusions, la famille et surtout la conquête d’une identité propre. Une très belle réussite !
The Womack Sisters, The Womack Sisters,
chez Daptone Records, 13,99 €
CINÉ - DOCUMENTAIRES - SÉRIES
Mochy est un jeune chien au grand cœur… mais il n’a pas un physique facile… Ça ne l’empêche pas d’avoir un rêve : participer au concours du plus beau chien. Défiant tous les obstacles, il va tout faire pour réaliser ce projet fou, avec le secret espoir d’y trouver l’humain qui l’aimera pour la vie.
Une aventure sur la différence et l’acceptation de soi, à découvrir en famille.
Mochy, le chien le plus moche du monde,
Jérémie Degruson et Yanis Belaïd. Sortie le 14 octobre
Garance est une jeune actrice de théâtre sans être une vedette. Elle gère et assure tout de son mieux, vaillante, joyeuse, soldate, et elle trouve dans l’alcool un carburant, un réconfort, inconditionnel. Garance change de vie et commence alors un parcours de huit ans de déménagements, de travail, de rencontres, de fêtes et d’angoisses, de joies et de coups durs… Une révolution intime, amicale et sexuelle, Mais elle consomme toujours plus. Jusqu’à la potentialité de la mort…
Un film qui conjugue comédie et drame authentique, porté par une incandescente Adèle Exarchopoulos ainsi que Sara Giraudeau.
Garance, Jeanne Herry. En salle
Corinne Maclou, incarnée par Isabelle Huppert, est figurante. Elle enchaîne les tournages, parcourt inlassablement les plateaux dans le seul espoir d’être remarquée et de décrocher enfin un vrai rôle. Lorsqu’elle fait la connaissance de Sandrine Kiberlain, avec qui elle va peu à peu sympathiser, Corinne espère concrétiser son rêve. Mais la célèbre actrice va-t-elle vraiment l’aider à se faire une place au sein de la grande famille du cinéma ?
Dans ce film, Isabelle Huppert est la seule comédienne à ne pas jouer son propre personnage. Autour d’elle, Sandrine Kiberlain, Diane Kruger, Emmanuelle Bercot ou Ana Girardot acceptent de jouer avec leur propre image. Cette mise à distance donne au film son meilleur ressort comique ; le cinéma y apparaît comme un milieu suffisamment conscient de ses ridicules pour en rire, mais pas toujours assez pour s’en débarrasser. Une comédie tendrement sarcastique.
Ni vue, ni connue, Marc Fitoussi. Sortie le 7 octobre
Située à Saint-Sauveur-en-Puysaie, en Bourgogne, la maison dans laquelle Colette a grandi garde la mémoire d’une enfance hors norme. Élevée par Sido, une mère non conventionnelle, et un père peu banal, la petite Colette affiche rapidement un caractère bien trempé et libre. C’est ici qu’elle va découvrir les délices de la vie : les senteurs du jardin, les odeurs et les saveurs de la cuisine, les beautés de l’aube naissante et le ravissement de la musique. C’est aussi dans cette maison qu’elle brave les interdits et s’éveille au monde, sans faux semblants. Tant et si bien, qu’à la fin de sa vie, la romancière reviendra dans cette maison, avec nostalgie, pour y retrouver le bonheur du contact avec la nature.
Colette, une vie de délices, sur France TV.
Documentaire de 26 minutes, réalisé par Nathalie Plicot
1965, Costa-Gavras, jeune immigré fuyant la Grèce, tourne son premier film, Compartiment tueurs. Au casting : Yves Montant et Simone Signoret !
Ce documentaire retrace le parcours hors norme d’un réalisateur majeur, pionnier du cinéma politique, qui a fait trembler les certitudes à coups de films-chocs comme Z ou L’aveu.
À l’ombre du pouvoir, le cinéma de Costa-Gavras,
sur TV5 Monde+.
Documentaire de 55 minutes, réalisé par Nicolas Henry
Pendant près de soixante ans, Dolly parton a enchanté l’Amérique à coups de hits devenus planétaires, de Jolene à I Will Always Love You, dont la reprise par Whitney Houston reste la chanson d’une artiste femme la plus vendue de tous les temps. Choucroute peroxydée et combinaisons moulantes à paillettes, la reine absolue de la country a su en outre s’attirer tous les suffrages par ses aphorismes – les dollismes – et sa générosité de businesswoman philanthrope. Immense autrice-compositrice-interprète autant que virtuose de l’autodérision, Dolly Parton, née en 1946, grandit en Cendrillon dans un cabanon sans eau ni électricité des Appalaches auprès de onze frères et sœurs, avant d’embarquer, à 17 ans, sa voix de soprano, sa guitare et son rêve de devenir star dans un car pour Nashville.
Sûre de son talent, celle qui d’emblée prévient Just because I’m blonde, don’t think I’m dumb (Juste parce que je suis blonde, ne crois pas que je suis idiote) s’émancipe vite de ses pygmalions pour écrire trois mille chansons et vendre cent millions de disques au cours d’une carrière hors norme.
Retraçant la flamboyante carrière de cette légende, ce documentaire montre comment Dolly Parton, icône queer à l’extrême espièglerie, a su conjuguer extrême artificialité et vraie profondeur.
Dolly Parton, l’Amérique réconciliée, sur Arte TV+.
Documentaire de 53 minutes, réalisé par Nicolas Maupied
Dans cette nouvelle aventure d’envergure et après les événements de la série Paris Has Fallen, les deux personnages, Vincent Taleb et Zara Taylor, sont amenés à coopérer de nouveau lorsqu’un avion est détourné au large des côtes lybiennes. Mais cette attaque n’est que le point de départ d’une opération beaucoup plus vaste. Derrière celle-ci se trouve Yuri Mishkin, un mercenaire russe particulièrement violent à la tête du groupe Voltov. Alors qu’un virus mortel menace de décimer l’Europe, Zara et Vincent se lancent dans une course contre la montre pour neutraliser Mishkin et ses complices. Le danger est d’autant plus important que la menace vient aussi de l’intérieur : un traître se dissimule dans leurs propres rangs. De Londres à Madrid, en passant par la Libye, les deux agents vont ainsi devoir démêler le vrai du faux tout en déterminant à qui ils peuvent encore accorder leur confiance.
Cette nouvelle déclinaison de Has Fallen entend gagner en ampleur sur le terrain de l’action. Là où Paris Has Fallen privilégiait des séquences intenses mais davantage contenues, Apollo Has Fallen élargit considérablement son terrain de jeu.
Apollo Has Fallen, sur Canal+.
Série de 8 épisodes de 52 minutes
Dans le sillage de Mai 68, le pouvoir gaulliste ouvre à Vincennes une université expérimentale qui devient rapidement le foyer bouillonnant d’intellectuels, d’enseignants et d’étudiants engagés à gauche. Opposés à l’élection d’un nouveau directeur, Gérard, professeur contestataire, Françoise, étudiante opiniâtre, et Amadéo, militant fantasque, fondent les Mauv, un groupe maoïste qu’infiltre bientôt Claudine, prostituée qui vit dans une caravane du bois de Vincennes, à la demande de son amant, un agent des Renseignements généraux.
En connivence constante avec le spectateur, cette réjouissante série de Benjamin Charbit et Dominique Baumard nous invite – par le truchement de Claudine, fausse ingénue – à vivre les grandes heures du flambant neuf centre universitaire expérimental de Vincennes, sur le ton de la comédie enlevée.
Camarades, sur Arte TV. Série de 8 épisodes
À peine arrivée dans le pays de ses origines pour les découvrir, Billie doit repartir en urgence à cause d’une insurrection. Confinée avec son père Mustapha chez son grand-père Bilal, affaibli par Alzheimer, elle n’a qu’une heure avant l’arrivée de l’ambassade pour plonger au milieu des secrets familiaux et comprendre les décennies d’exil qui hante le père.
Dans un huis clos quasi en temps réel, cette série au format court, adapté de la BD Les Fusibles de Joseph Safieddine, met en scène les retrouvailles d’une famille ébranlée par la violence qui éclate dans les rues. Dépassant le réalisme géopolitique, la série adopte un parti pris théâtral pour explorer les failles d’une lignée déracinée. Entre non-dits et besoin de renouer, ce drame transgénérationnel transforme l’instabilité du Proche-Orient en quête d’appartenance universelle, où chaque génération tente de trouver sa place.
Prix des lycéens de la Région Hauts-de-France, compétition formats courts, Séries Mania 2026.
La dernière heure, sur Arte TV.
Série de 6 épisodes de 10 minutes
Gangsters, humour noir, violence, personnages extravagants… Et élégance toute britannique : ces ingrédients de The Gentlemen, qui ont fait merveille auprès du public lors de la saison 1, se retrouvent naturellement dans sa deuxième saison. Lancée en mars 2024, cette série créée par Guy Ritchie est dérivée de son film du même nom sorti en 2019. Elle raconte l’histoire d’Eddie Horniman, un aristocrate britannique qui hérite du domaine familial et découvre qu’il abrite un énorme trafic de cannabis. Sans le vouloir, il se retrouve alors plongé dans le milieu criminel. Pour cette deuxième saison, Theo James et Kaya Scodelario reprennent leurs rôles, toujours dans un univers fait de costumes impeccables et de criminels hauts en couleur !
The Gentlemen, sur Netflix. Série de 8 épisodes – Saison 2
EXPOS
À travers une centaine d’œuvres – peintures, sculptures, arts graphiques et livres illustrés – l’exposition retrace la naissance et l’évolution du personnage de Satan dans la littérature et les arts, depuis les années 1780 jusqu’au début du XXᵉ siècle. Elle met en évidence la manière dont le diable, loin d’être uniquement une incarnation du mal, devient le symbole des désirs de révolte et d’émancipation face aux contraintes sociales, morales et religieuses de son temps. Le parcours réunit des œuvres majeures d’artistes emblématiques pour mettre en lumière la richesse et l’ambiguïté d’un mythe réinventé, oscillant entre grandeur tragique, quête de sens et introspection.
S’appuyant sur une bibliographie récente et une approche croisant histoire de l’art, littérature et histoire des idées, l’exposition révèle comment le diable, libéré de sa fonction religieuse, s’impose comme l’un des grands mythes fondateurs de la modernité artistique.
L’Ange de la Révolte. Satan dans les arts au XIXe siècle, musée Thomas Henry, Cherbourg-en-Cotentin (50), jusqu’au 8 novembre 2026, tarif plein 6 €,
gratuit -26 ans, personnes en situation
de handicap et leur accompagnateur,
et pour tous, les mercredis
Cette exposition de près de 250 clichés pris entre 1963 et 1964 par Paul McCartney, célèbre chanteur des Beatles, retrace une période charnière du groupe au moment où sa célébrité va dépasser les frontières de Liverpool et du Royaume-Uni, pour devenir un véritable phénomène planétaire. L’artiste immortalise le parcours extraordinaire des Beatles, de ville en ville, de l’Europe aux États-Unis.
C’est grâce à la redécouverte en 2020 dans les archives de Paul McCartney de près d’un millier de photographies prises par l’artiste avec un appareil photo de 35 mm, qu’est livré ce témoignage profondément personnel sur cette période décisive dans l’évolution du groupe.
Paul McCartney, photographe 1963-64 – Eyes of the Storm, musée Granet, Aix-en-Provence,
jusqu’au 3 janvier 2027, tarif plein 14 €, tarif réduit 12 €, gratuit -26 ans, personnes en situation de handicap
et leur accompagnateur
Dédiée à Ernest Pignon-Ernest, figure majeure de l’art contemporain, cette exposition retrace près de soixante ans du parcours de l’artiste et nous plonge au cœur de la démarche artistique qui l’anime. Ses dessins charbonneux sérigraphiés puis collés, souvent réalisés à échelle humaine et intégrés dans leur environnement, dialoguent avec l’architecture, l’histoire et la mémoire des lieux. 200 œuvres, dont certaines inédites, retracent la mémoire de ses créations et rendent aussi hommage aux écrivains et poètes qui l’ont inspiré tels Rimbaud, Desnos, Pasolini, Genet, Artaud, Maïakovski, Neruda et Darwich.
Du plateau d’Albion à Certaldo, de Charleville à Paris, de Martigues à Alger, de Nice à Soweto, du Chili à la Palestine, Ernest Pignon-Ernest change les rues du monde en œuvres d’art éphémère, et continue de les marquer de son empreinte.
Carte blanche à Ernest Pignon-Ernest, musée Ziem, Martigues (13), jusqu’au 15 novembre 2026, entrée libre
Pour la première fois, la tenture monumentale Le Chant du Monde de Jean Lurçat revient à Aubusson, là même où elle fut tissée entre 1957 et 1966, dans les ateliers historiques de la ville. Cette exposition exceptionnelle marque un double anniversaire : les 60 ans de la disparition de Jean Lurçat (1892–1966), figure majeure du renouveau de la tapisserie au XXe siècle et les 10 ans d’ouverture au public de la Cité internationale de la tapisserie.
Conçue par l’artiste comme un véritable « testament », Le Chant du Monde est une œuvre puissante et profondément actuelle. À travers dix tapisseries monumentales, Jean Lurçat interroge l’avenir de l’humanité, confrontée aux périls de la guerre, de la destruction et de la violence de masse, tout en affirmant une foi profonde dans la capacité de l’homme à retrouver une harmonie avec le monde.
Le Chant du Monde de Jean Lurçat – Retour à Aubusson 60 ans après…, Cité internationale de la tapisserie d’Aubusson (23), jusqu’au 1er novembre 2026,
tarif plein 9,50 €, tarif réduit 6,50 €, gratuit -18 ans
Cette exposition invite à découvrir l’univers singulier du duo d’artistes : les créations de haute couture imaginées par Maurizio Galante dialoguent avec les objets d’art et de design conçus avec Tal Lancman, révélant une œuvre foisonnante née du croisement des disciplines. Ici l’art de la couture, du tissage et de la broderie outrepasse le textile pour embrasser tous les matériaux. Plumes, perles, céramique, dentelle, métal, verre, cuir… sont ainsi transfigurés. Ils se muent en éléments mouvants, frémissants, transformant habits et objets en sculptures animées.
À la Cité de la dentelle et de la mode, le parcours repose sur l’échange entre mode et design. Une soixantaine de tenues haute couture dialoguent avec des objets.
Au musée des Beaux-Arts, l’ambiance épurée accueille les portraits de tulipes de Tal Lancman, ainsi que des œuvres inspirées de la nature. L’ensemble souligne l’imaginaire commun des artistes, mêlant art, humour et observation du vivant.
Maurizio Galante & Tal Lancman – Haute Couture, Design, Art, Cité de la dentelle et de la mode et musée
des Beaux-Arts, Calais (62), jusqu’au 3 janvier 2027,
tarif plein 4 €, tarif réduit 3 €
À travers des clichés parfois bouleversants, parfois poétiques, l’exposition retrace plus d’un siècle de photographies minières et met en lumière les femmes, les hommes et les paysages qui ont façonné l’histoire du Bassin minier. De l’atelier Nadar à Michel Séméniako, 13 photographes se sont emparés de ce sujet à travers 310 clichés et tirages originaux ou modernes, retraçant près de 150 ans d’histoire, de 1874 à 2023.
Des premières exploitations aux dernières heures de l’activité minière, les visiteurs découvrent une remarquable sélection d’images où se mêlent documentaire, création artistique et mémoire collective.
L’exposition met ainsi en lumière la puissance de la photographie comme outil de mémoire, capable de figer des instants de vie et de transmettre l’histoire aux générations futures.
La mine dans l’objectif, centre historique minier,
Lewarde (59), jusqu’au 23 mai 2027,
tarif plein 14,50 €, tarif réduit 8,70 €
La Fondation Jérôme Seydoux-Pathé pousse les portes des plateaux de tournage d’un maître du septième art à travers une immersion inédite dans les coulisses de ses plus grands chefs-d’œuvre. Le chantier invisible dévoile les secrets de fabrication des films de Jean-Jacques Annaud. De ses fresques monumentales à ses reconstitutions millimétrées en passant par ses défis techniques extrêmes, l’exposition est un hommage fascinant à ce réalisateur sans frontière qui dévoile, pour la première fois, l’envers de ses décors et ses plus grands secrets : storyboards annotés de sa main, dessins techniques, castings, notes d’intention, repérages, essais de costumes, maquettes et éléments de décors.
Le chantier invisible – Dans les coulisses des films de Jean-Jacques Annaud, Fondation Jérôme Seydoux-Pathé, Paris 13e, jusqu’au 31 octobre 2026,
tarif plein 5 €, tarif réduit 3 €
Cette exposition inédite explore l’influence exceptionnelle de Paul Cezanne sur plus d’un siècle de création artistique. Réunissant près de 180 œuvres, dont environ 70 de Cezanne, elle met en regard son travail avec celui des artistes qui, de la fin du 19ᵉ siècle à aujourd’hui, ont trouvé dans son œuvre un point d’appui pour réinventer la peinture. De Paul Gauguin à Henri Matisse, Pablo Picasso, Piet Mondrian, Joan Mitchell, Bridget Riley ou encore Peter Doig, elle retrace une histoire d’influences, de filiations et de réinterprétations.
Une belle invitation à regarder Cezanne à travers les regards successifs qu’il a suscités, jusqu’à notre regard contemporain.
Cezanne et nous, Grand Palais, paris 8e,
du 23 septembre 2026au 17 janvier 2027,
tarif plein 19 €, tarif réduit 16 €,
gratuit -18 ans, personnes en situation de handicap…
Pour la première fois en France, une exposition est consacrée à Kerry James Marshall, l’un des peintres contemporains américains les plus influents, connu pour ses compositions monumentales qui donnent une place centrale aux personnes noires, élevant fréquemment le banal au rang d’épopée.
À travers 70 œuvres, dont 8 peintures inédites réalisées spécialement pour l’occasion, l’artiste aborde des thèmes tels que la traversée forcée des Africains réduits en esclavage vers les Amériques, l’héritage des mobilisations noires américaines comme les mouvements des droits civiques et du Black Power, sans jamais représenter directement la violence et l’aliénation.
Conçue avec le soutien de l’artiste, l’exposition a pour ambition de retracer plus de quatre décennies de sa carrière. Elle présente de nombreux cycles d’un travail qui se déploie principalement dans le champ de la peinture mais aussi à travers des gravures, des dessins et une sculpture.
Kerry James Marshall : The Histories,
musée d’Art moderne de Paris, 16e,
du 18 septembre 2026 au 24 janvier 2027, tarif plein 17 €,
tarif réduit 15 €, gratuit -18 ans
À l’occasion des 400 ans du Muséum, ses riches collections d’art se dévoilent lors d’une exposition d’ampleur inédite ! Depuis les explorations scientifiques jusqu’aux artistes contemporains inspirés par l’histoire naturelle, explorez les liens profonds entre l’art et la science, à travers plus de 300 œuvres exposées.
À la ménagerie du Jardin des Plantes, ouverte en 1794, de jeunes artistes venaient observer et dessiner les animaux. Le Muséum national d’Histoire naturelle fut ainsi une école d’art discrète autant qu’un temple de la science. Pendant quatre siècles, peintres et dessinateurs y ont étudié le vivant. Les uns cherchaient la précision et l’exotisme pour leurs œuvres, les autres répertoriaient les spécimens rapportés par les explorateurs.
Peinture, sculpture, dessin, photographie, taxidermie, cinéma, architecture… Parcourez 400 ans de regards sur une science qui ne cesse de se renouveler.
Artistes au Muséum, Muséum national d’Histoire naturelle, Grande Galerie de l’évolution, Paris 5e, du 23 septembre 2026 au 7 mars 2027, tarif plein 16 €,
tarif réduit 13 €, gratuit -3 ans, personnes en situation de handicap…
Cette exposition présente pour la première fois en France un panorama de l’ensemble de la carrière de Jacomo Robusti, dit Tintoret (1518/19-1594), l’un des principaux acteurs de la Renaissance italienne, et démontre comment son héritage artistique s’étend au-delà des siècles et des frontières jusqu’à en faire un artiste de référence pour la peinture française du XIXe siècle.
Figure majeure de la peinture du XVIe siècle, il demeure toute sa vie à Venise, où son ambition trouve un terrain fertile : c’est dans cette ville au fort rayonnement artistique que se déroule sa carrière exceptionnellement longue. Révélant toute la modernité de son art, l’exposition met en lumière la singularité d’un artiste doté d’une incroyable énergie créatrice
Éternel Tintoret, musée Jacquemart-André, Paris 8e, jusqu’au 24 janvier 2027, tarif plein 19 €, tarif réduit 16 €, tarif jeune (7-18 ans) 10 €
Conçue à partir des riches collections patrimoniales conservées par la BnF, cette exposition met en lumière un phénomène de masse longtemps resté dans l’ombre : l’émergence d’une « presse parallèle » née dans le sillage de Mai 68, qui a profondément renouvelé les formes de l’expression politique, sociale et artistique en France. À travers la reproduction de 170 documents, l’exposition retrace en huit panneaux cette épopée à travers les années 1970, entre apogée et déclin d’une presse singulière. Loin d’avoir disparu sans laisser de traces, cette production foisonnante constitue aujourd’hui un patrimoine exceptionnel.
Une invitation à redécouvrir un pan méconnu de l’histoire de la presse française, qui rappelle combien ces journaux, souvent éphémères, ont durablement transformé les formes de l’expression politique et sociale en France, tout en constituant un laboratoire artistique et graphique d’une incroyable inventivité.
Underground ! La presse alternative des années 1970 en France, BnF François Mitterand, Paris 13e, jusqu’au 18 octobre 2026, entrée libre
LITTÉRATURE ADOS
Dans sa petite ville du sud de l’Angleterre, au début du XXe siècle, la jeune Agatha est une fille de bonne famille amoureuse et joyeuse. Mais la Première Guerre mondiale vient tout bousculer, et, très vite, les soldats blessés reviennent du front. Agatha se présente à l’hôpital le plus proche pour y être infirmière puis préparatrice en pharmacie. Grâce à ce travail, les poisons n’ont bientôt plus de secrets pour elle ! Alors, quand sa sœur lui lance le pari d’écrire un livre, Agatha met ses connaissances à profit… Ses huis-clos redoutables, ses enquêteurs iconiques et ses meurtriers au sang-froid inégalé font d’Agatha Christie l’icône incontestée du roman policier. Dès 13 ans.
Devenir Agatha Christie, Natacha Henry,
éditions Albin Michel, 360 p. – 16,90 €
À la mort de sa grand-mère, Jasmine s’installe chez elle pour trier ses affaires. Malgré son immense chagrin, elle dépose dans la boîte à livres du village, tous les romans préférés de Marguerite.
Mais après quelques jours seulement, elle y découvre une lettre anonyme qui la prie de cesser d’inonder le lieu de romances bas de gamme. S’engage alors une conversation épistolaire où les joutes verbales les mènent peu à peu aux confessions. Grâce à cette liaison écrite, qui prend de plus en plus de place, Jasmine apprend à faire son deuil. Mais dans sa vie, il y a aussi Pierre, Côme, et Florentin. Entre raison, passion et un mystérieux inconnu, Jasmine devra choisir…
Dès 16 ans.
À une lettre de toi, Laura P. Sikorski,
La Martinière fictions, 256 p. – 15,90 €
Un matin, Mara quitte la ferme où elle a grandi,à la recherche de son grand frère. Parti des mois plus tôt, il lui a laissé pour seul indice un carnet empli d’odeurs menant jusqu’à la mer. Mais pour atteindre, comme lui, la mystérieuse baie des Baleines-Pleines, il faut d’abord traverser le dangereux pays des Tourbières… Mara s’élance courageusement, sans savoir ce qui l’attend vraiment au bout du chemin. Un premier roman jeunesse très maîtrisé, des personnages inoubliables et une immersion sensible dans le paysage. À partir de 11 ans.
La Baie des Baleines-Pleines, Frédérique Blu,
éditions Hélium, 256 p. – 15,90€
Au collège, la rentrée en 4e est un champ de mines pour Malène. Ses amies ne sont pas dans sa classe, la détestable Ombrelane commence à lui pourrir la vie et les toilettes deviennent son refuge stratégique. Déjà que l’été qui devait être idyllique a été gâché, car à l’aéroport, le jouet de Malène (une pâte à prout) leur a fait rater l’avion. Et pour finir, l’hôtel familial tenu par son père a cristallisé les frustrations et toute la famille s’est trouvé soudain mille raisons de se crisper.
Un roman de vie quotidienne adolescente, plein de charme et de drôlerie. À partir de 11 ans.
Crispy septembre, Claire Castillon,
Gallimard jeunesse, 224 p. – 14 €
Artiste, icône de la pop, autrice, cinéaste, militant·e ou encore espion·ne de Louis XV, iels ont affronté les regards, les violences, ont combattu pour leurs droits et ceux des autres, à leur manière. Du XVIIIe siècle à nos jours, iels ont tracé un chemin pour les générations futures, pour que le mot queer ne soit plus jamais une insulte.
Billie Eilish, le chevalier d’Éon, Angela Davis, Leslie Feinberg, Tove Jansson, Agnès Varda et Jacques Demy, sept personnalités incontournables qui ont marqué l’histoire queer. Six nouvelles qui crient haut et fort la fierté d’être queer. Dès 13 ans.
Fiertés queers – collection Litt, Collectif,
Albin Michel, 288 p. – 16,90 €
Au Haras de la Lune, 7 générations se sont suivies dans ce domaine normand.
Alors que la société capitaliste a fui un monde épuisé dans une station spatiale et que les hommes ne se soucient que de croissance et de choses à posséder, le Haras vit hors du temps. Sous son dôme magique, les soucis s’évanouissent, les femmes sont des fées, on parle avec le Laurier-Cerisier et on ne rêve, on ne pleure, on n’aime qu’en vérité. Alors quand la station spatiale veut coloniser le domaine, un grand voyage commence, à travers les planètes et l’arbre généalogique, pour trouver la clef de la réconciliation et résister à l’invasion. Un roman futuriste au charme fou, à partir de 15 ans.
Les Contes du Haras de la Lune, Manon Ardisson,
Gallimard jeunesse, 288 p. – 18 €
Les Vipères Vénères, le groupe de roller-derby de Roquiville, n’a plus accès au gymnase municipal. Depuis les élections, le nouveau maire considère ce sport comme contre-nature, coupe les subventions et décide de rayer de la carte les Vipères. L’équipe de filles se mobilise pour continuer à s’entraîner et à défendre ses droits et ceux de toute une communauté. Emma, Cassiopée et Bonnie doivent aussi gérer leur vie personnel dans ce combat mouvementé…
Un roman combatif et drôle sur le contexte politique et social français ainsi qu’une ode à la tolérance et à l’acceptation de soi. 14 ans et plus.
Les Vipères Vénères, Anne Langlois, Nathan,
384 p. – 15,95 €
La vie de Libby bascule le jour où son petit ami est plongé dans le coma, suite à un accident de vélo.
Quelques heures plus tard, une vidéo circule montrant Libby embrasser un autre garçon. Très vite, la rumeur enfle et Libby devient la cible d’un violent lynchage social.
Du jour au lendemain, ses amis se transforment en harceleurs, les adultes détournent leur regard. La seule personne qui accepte de lui parler est Neha, une nouvelle que tout le monde ignore.
Libby et Neha se rapprochent peu à peu et si Libby s’écoute, elle risque de compliquer davantage une situation déjà explosive…
Un roman bouleversant sur le harcèlement, le coming out et l’acceptation de soi. Dès 13 ans.
Ce qu’ils disent de moi, Becki Jayne Crossley,
Seuil jeunesse, 432 p. – 19,90 €
Février 1990. Madeline, une jeune mannequin en pleine ascension, est retrouvée noyée dans la piscine d’un hôtel de luxe parisien. Elle a été assassinée.
À travers des lettres manuscrites, post-it, interrogatoires et documents secrets, le roman construit un véritable dossier d’enquête qui tourne autour d’une question centrale :
Qui a tué Madeline ? Un ou une rivale jalouse de
son succès ? Son amie Eva, qui avait rendez-vous avec elle le soir du crime ? M. Francis, le sulfureux directeur de l’agence Cream ? Ou encore cette ancienne top-modèle prête à tout pour que sa fille réussisse ?
Un thriller haletant dans les coulisses d’un monde glamour… et impitoyable. Dès 14 ans.
Qui a tué Madeline ? R. Corenblit, F. Hinckel,
éditions Nathan, 400 p. – 16,95 €
Elora, 16 ans, déménage en pleine campagne avec sa mère vétérinaire, en cours d’année scolaire. Le rêve ! Elles sont logées chez Marie, une veuve de 79 ans, dans une ferme qu’elle tente de conserver coûte que coûte. Au lycée, Elora rencontre Inès, dont les parents sont agriculteurs en bio et éleveurs de vaches laitières de race jersiaise. Ils aiment leurs bêtes et se soucient de leur bien-être. Alors qu’Elora se montrait très critique vis-à-vis de l’élevage, elle finit par ouvrir les yeux sur la complexité du monde paysan. Un récit inspirant et positif sur le bien-être animal.
Les Petites Terres, Charlotte Bousquet,
Glénat jeunesse, 168 p. – 13,90 €
Ruby Thorn, récemment orpheline, voit sa chance tourner quand elle découvre une lettre de son père accompagnée d’un ticket de loto gagnant. Avec l’aide de sa tante Joni, Ruby se met en quête de réaliser son rêve le plus fou : acheter un célèbre cheval d’obstacles nommé Wonder Boy. Mais ce dernier disparaît soudainement sans laisser de trace. Ruby et Joni se lancent dans une enquête pour le retrouver. Mais le mystère s’épaissit car d’autres chevaux de concours sont volés. Elles se retrouvent entraînées dans une aventure périlleuse.
À partir de 10 ans.
Sur la piste de Wonder, Lauren St John,
Galllimard jeunesse, 416 p. – 16,90 €
Autour de nous, errent des personnes tellement tristes, seules ou brisées qu’elles s’effacent peu à peu jusqu’à disparaître complètement.
Jeseong est le seul à pouvoir les entendre. Il est hypersensible aux bruits et capte ce que nous ne percevons pas. Il s’est donné pour mission d’aider ces êtres, qu’il surnomme les biscuits, à reprendre confiance en eux.
En ce moment, sa vie est plus bruyante que jamais, entre les disputes de ses parents, les rires moqueurs des brutes du lycée et le tapage de ses nouveaux voisins. Mais quand sa route croise celle d’un biscuit très particulier, Jeseong va devoir ignorer ce vacarme pour se concentrer sur l’essentiel. À partir de 12 ans.
Les Biscuits, Kim Sun Mi, Seuil jeunesse,
240 p. – 15,90 €
LITTÉRATURE JEUNESSE
Bébé n’a pas sommeil, il préfère s’amuser et pourtant il est l’heure d’aller se coucher. Toute la maisonnée est tellement fatiguée que même les peluches et les chatons bâillent, bâillent, bâillent !
Un joli tout carton aux illustrations très rétro qui aborde avec tendresse le rituel du coucher des bébés.
Bâille bâille bébé, Églantine Ceulemans,
éditions Little Urban, 20 p. – 10,90 €
Louis part de New York pour retrouver Angèle sa meilleure amie qui vit à Los Angeles. À Chicago (première étape de son itinéraire, il s’aperçoit qu’il a perdu son sac à dos et tout moyen de communication. Heureusement, Andy et Mégan, des amis de la famille, l’aident et l’hébergent, et planifient avec lui la suite de son voyage. Direction le Wisconsin pour rapprocher Louis de son objectif.
Entre rencontres, découvertes et détermination, le parcours de l’adolescent pour retrouver son amie s’avère être bien plus qu’un simple voyage. À partir de 7 ans.
La Cité d’Angèle – De New York à Chicago (T. 1),
Muller, N. Grebil, Glénat jeunesse, 48 p. – 13, 50 €
Caleb, sa mère et ses sœurs jumelles quittent Londres pour aller s’installer dans un immense château écossais. Mais là-bas, tout part de travers et le comité d’accueil n’est pas très chaleureux… Un océan glacé, un voisin à moitié zinzin, une mante religieuse en ciré jaune, un cheval sauvage un peu trop sauvage, un fantôme aux goûts musicaux étranges, un comte beau et mystérieux… Mais que se passe-t-il donc dans le minuscule village de Kinlochbervie ?
Une comédie de soft épouvante pour les jeunes lecteurs qui cherchent autant le rire que le frisson. Dès 9 ans.
Le Cheval a mangé mon frère, J.-F. Chabas,
éditions du Rouergue, 272 p. – 16 €
Quand on est un doudou, la vie est dure : d’abord, il faut attendre dans un magasin et espérer qu’un enfant nous choisisse. Puis on est manipulé, trimballé, on tourne dans la machine à laver, et parfois on est perdu au milieu de la rue.
Heureusement, pour des câlins et des bisous, les doudous sont prêts à tout !
Dur, dur d’être un doudou, F. Joly et M. Rigaudie, Gallimard jeunesse, 32 p. – 14,90 €
Gaston est une petite licorne différente des autres. Il a une particularité : lorsqu’il va bien sa crinière a les couleurs de l’arc-en-ciel, mais dès qu’une émotion forte le submerge, elle change de couleur selon son humeur.
Dans ce nouvel album, c’est l’heure d’aller au lit et il fait tout noir. Gaston a peur mais nous découvrirons comment il va retrouver sa bonne humeur ! Dès 3 ans.
J’ai peur, coll. Les émotions de Gaston,
Hachette enfants, 32 p. – 9,95 €
Jessy peut sauter super haut, super loin, voir dans l’obscurité et parler aux animaux. Elle vit dans une maison biscornue avec sa grand-mère et son meilleur ami… un chat, et a pour mission de se rendre sur l’île des licornes jusqu’à la Bergère de Cristal, à la rencontre de son destin.
Voici un roman bien rythmé et illustré avec une héroïne pleine de mordant. Un rendez-vous parfait pour faire s’évader les 8-12 ans.
Jessy Cat – L’Île des licornes, Guillaume Bianco,
éditions Little Urban, 256 p. – 15,90 €
Mini-Loup est très inquiet pour sa première journée d’école. Et si, comme l’a raconté Mini-Pic, les maîtresses mangeaient les enfants pas très sages ?
Pauvre Mini-Loup, le voilà tout tremblant des pattes jusqu’aux oreilles… Réussira-t-il à vaincre sa peur ?
Une petite histoire tendre et rassurante autour de la rentrée. Dès 3 ans. Une nouvelle édition inédite avec une figurine.
Mini-Loup à l’école, Philippe Matter,
Les albums Hachette, 32 p. – 9,95 €
Mo a perdu sa baguette à idées ! Aucune autre ne pourra la remplacer…
Adieu les mondes dans lesquels il aime tant s’évader…
Et si la magie résidait plutôt dans le cœur et l’esprit du souriceau que dans cette baguette ?
Un joli livre enrichi de jolies découpes à chaque page pour animer l’histoire. À partir de 5 ans.
Mo a plein d’idées, Fiona Lumbers,
Glénat jeunesse, 32 p. – 12,90 €
Le papa de Tom adore cuisiner mais il n’aime pas ranger, il fait du sport mais devant son écran, il accompagne son fils au foot mais s’emporte un peu trop et il organise des week-ends camping d’anniversaire inoubliables. Pas toujours parfait ce papa, mais plein d’amour et attentif. Bref… un super papa ! À partir de 4 ans.
Mon père, il est super, M. Dor, F. Öckto Lamber,
Glénat jeunesse, 32 p. – 13,50 €
Le jour de la finale de la Supercoupe des souris est enfin arrivé. Hélas, des choses étranges se déroulent sur le terrain… Maillots qui grattent, crampons qui glissent et même ballon impossible à rattraper… Quelqu’un essayerait-il de saboter le championnat ?
Finale de foot à Sourisia – Mes histoires préférées, Géronimo Stilton, Albin Michel Jeunesse, 128 p. – 7,90 €
De New York à Tokyo, en passant par Budapest, ce grand livre invite à l’exploration et à l’émerveillement. On y découvre 12 cités d’exception lors d’un tour du monde plein de vie et de couleurs !
Histoire, habitants, mots courants et traditions, ces grandes villes n’auront plus de secrets. Faire du vélo le long des canaux d’Amsterdam, chanter à tue-tête au karaoké à Séoul ou savourer une glace bien fraîche sous le soleil de Rome, ce documentaire aux illustrations riches et colorées nous permet de découvrir le monde et ses plus grandes villes. À partir de 5 ans.
Mon tour du monde inoubliable, M. Ralphs, A. Tengiz,
Glénat jeunesse, 32 p. – 13,90 €
C’est l’automne ! L’Hôtel de la Forêt se prépare à accueillir ses hôtes… Deux chambres sont déjà prêtes pour la famille Marmotte, tandis que le grenier abritera les Chauve-souris. Dans le garde-manger, une réserve de miel attend Monsieur Ours. Mais… où est passé le loir ? Réussira-t-il à arriver avant la fermeture de l’hôtel jusqu’au printemps prochain ?
Un album réconfortant comme un nid douillet. Dès 3 ans.
L’Hôtel de la Forêt, D. Cali, A. Aparicio Català,
Gallimard jeunesse, 40 p. – 14,90 €
LIVRES
Dans la Sicile des années 1960, Oliva, 15 ans, grandit dans un monde où les traditions dictent la place des femmes et où l’honneur familial pèse plus lourd que leurs aspirations. Les mères transmettent à leurs filles ce qu’on leur a appris, à savoir que les hommes sont supérieurs aux femmes, et que vivre librement, faire des études, travailler pour être indépendante n’est pas la trajectoire d’une fille digne de ce nom. Des conventions ancestrales et une loi inique, auxquelles l’adolescente va refuser de se soumettre, au risque de le payer cher…
Portée par une plume à la fois sensible et piquante, la narration à la première personne nous plonge au cœur des pensées d’Oliva et donne vie à une galerie de personnages bien fouillés. Entre émotion, révolte et quête d’émancipation, ce roman éclaire avec justesse la condition féminine et célèbre le courage de celles qui osent dire non. Un roman captivant et bouleversant !
Le Choix, Viola Ardone, trad. Laura Brignon,
Le Livre de Poche, 384 p. – 8,90 €
À l’occasion du 25e anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, voici un récit inspiré de l’histoire vraie de Michael Hingson et de sa chienne guide Roselle. Aveugle de naissance, Hingson se trouvait au 78e étage de la Tour Nord du World Trade Center lorsque l’avion a percuté le bâtiment. Dans le chaos, Roselle l’a guidé avec calme à travers les 1 463 marches menant à la sortie, leur permettant d’échapper à l’effondrement des tours.
Plus qu’un témoignage sur cette tragédie, Héroïque célèbre le lien exceptionnel entre un homme et son chien, ainsi que le courage et l’intelligence des chiens guides d’aveugles. Le livre retrace également le parcours de Michael Hingson et son combat pour l’autonomie dans un monde pensé pour les voyants.
Fidèles à leurs valeurs d’inclusion, les éditions Evalou proposent l’ouvrage en édition standard et en grands caractères, accessible aux lecteurs malvoyants.
Héroïque, Michael Hingson, Susy Flory, trad. Alice Morival, éditions Evalou, 336 p. – 19,90 € (édition standard)
Élevé en France, Taymour, le narrateur, retourne en Irak pour comprendre le destin d’Adel, son oncle, pilote de chasse disparu mystérieusement en 1974 et dont le nom s’est effacé des conversations familiales. À travers les voix des femmes de sa famille, des photographies, des lettres et des silences, Taymour reconstitue peu à peu une mémoire familiale fragmentée. Et se dessine également le portrait d’un pays marqué par les bouleversements politiques des années 1950 à 1970.
Feurat Alani déploie une écriture d’une grande finesse, nourrie par son regard de journaliste mais aussi portée par une sensibilité profondément romanesque. Un roman absolument captivant sur la filiation, l’exil et la transmission, où les non-dits comptent autant que les révélations.
Le Ciel est immense, Feurat Alani,
éditions Lattès, 272 p. – 20,90 €
Du classique incontournable à la pépite parfois oubliée, de l’œuvre immortalisée sur grand écran au monde clos qui crée un sentiment d’appartenance, Sarah Sauquet vous propose de (re)découvrir 100 romans culte qui ont laissé des empreintes indélébiles chez des générations de lecteurs. À être tant aimée, l’œuvre culte ne serait-elle pas mauvaise ? À travers une sélection variée, internationale et forcément subjective, l’auteure tente d’analyser les invariants du roman culte. Celui-ci fixe des repères affectifs, culturels et chronologiques, crée les souvenirs d’une vie, fait les succès de librairie et donne naissance à de vrais phénomènes de société. Parce qu’il aide à transmettre le plaisir de lire de génération de génération, il est le flambeau grâce auquel la lecture ne s’éteint pas. Plus encore, il provoque ce ravissement grâce auquel l’écriture fait sens.
Les 100 romans cultes à lire dans sa vie, Sarah Sauquet,
Glénat, 176 p. – 25 €
Dans cet extravagant cabinet de curiosités nautiques, les auteurs ont réuni les portraits des plus beaux, des plus invraisemblables ou des plus intéressants des navires, pourvu qu’ils n’existent pas – ou qu’ils n’aient jamais vraiment fonctionné… Ici, les navires célestes des dieux païens voisinent avec les derniers prototypes et projets futuristes des architectes navals, les bateaux rêvés des poètes et des peintres flottent aux côtés des cités marines des utopistes…
Un panorama jubilatoire d’images de quelque quatre-vingt-dix navires imaginaires, de la gravure rupestre à la vision 3D et du croquis de Léonard de Vinci au manga.
Le Musée des bateaux imaginaires – Le rêve, la technique, l’utopie, Jacques van Geen, Philippe Laborde, éditions Glénat, 160 p. – 30 €
C’est avec la conviction intime que je ne serai jamais lue, et avec l’espérance encore plus intime du contraire, que j’écris mon journal. Marie Bashkirtseff, Journal, 2 février 1876.
Correspondances, journaux, mémoires, entretiens, manifestes, essais théoriques : telle est la diversité des témoignages que nous ont laissés les artistes femmes.
Cette anthologie réunit les voix de 40 créatrices actives dans un Paris cosmopolite et vibrant, de la Belle Époque à la veille de la Seconde Guerre mondiale, mondialement célèbres ou méconnues – de Berthe Morisot à Nina Hamnett en passant par Camille Claudel, Sarah Bernhardt et Amrita Sher-Gil. Suivant les étapes d’une carrière d’artiste – se former, persévérer, s’organiser et s’affirmer –, l’ouvrage éclaire les parcours singuliers de ces femmes aux prises avec l’ambition, le désir, les efforts, les difficultés et les succès.
Paroles d’artistes femmes – 1869-1939, L. Pesapane,
Wanes, éditions de La Martinière,
256 p. – 35 €
Voici un ouvrage de référence, richement documenté et illustré, qui explore le panthéon de la mythologie nordique où Odin, dieu suprême, seigneur de la sagesse et de la magie, règne sur les autres divinités Ases : Thor, incarnation de la force et protecteur des dieux et des hommes ; Frigg et Freyja, déesses de l’amour et de la fécondité ; Loki, dieu ambivalent qui précipitera la fin du monde ; ou Baldr, le dieu foncièrement bon dont la mort annonce le terrible Ragnarök, ultime combat des dieux et des géants sonnant la fin du monde. Avec passion et talent, les auteurs nous guident dans cet univers empreint de mystère, où les légendes des dieux nordiques révèlent leurs attributs, leurs forces et leurs faiblesses.
Les Dieux de la mythologie nordique, J.-B. Rendu et F. Emion, Glénat, 192 p. – 19,95 €
Entre Paris et Dakar, Fadel est un homme écartelé. En France, il goûte à une liberté nouvelle ; au Sénégal, sa vie est subordonnée à la hiérarchie familiale, aux injonctions à la virilité et à la tradition. La mort de son père agit comme un déclencheur. La colère d’abord, puis l’afflux des souvenirs, et la figure obsédante d’un autre Fadel, son turandoo, son homonyme : un artiste marginal surnommé Fadel le Fou, dont le mode d’existence défie l’ordre social. Deux hommes, un même prénom, deux destins possibles. Et une question : a-t-on le droit de devenir soi quand tout nous enjoint de rester à notre place ?
Roman du conflit et de la fracture intime, L’Âge de déplaire explore ce moment où l’on comprend que l’héritage n’est pas seulement ce que l’on reçoit, mais aussi ce que l’on choisit de transformer, de taire ou de brûler.
L’Âge de déplaire, Abibou Diouf,
éditions Albin Michel, 192 p. – 19,90 €
Purée Magique, présenté comme un livre de recettes, est un concentré d’expériences d’acteurs du trail running tirées d’interviews originales de coureurs stars habitués des podiums ou d’anonymes du peloton. Il porte sur les habitudes culinaires des intéressés, avant, pendant, après course. La direction prise par les auteurs n’est ni celle de la nutrition sportive ni celle de la gastronomie : sur un ton léger mais documenté, ils s’intéressent à ce qui fait vraiment avancer ces coureurs, leurs manies, leurs superstitions alimentaires, leurs « pensées magiques », dans un sport extrême et populaire où le mental prime souvent sur le physique. Plus de 140 recettes de trailers professionnels et amateurs à découvrir.
Purée magique, recettes de traileurs, J. Azuar,
O. Wyart, éditions Glénat, 192 p. – 26 €
C’est du Vauban ! On salue généralement ainsi toute fortification ne montrant ni tours crénelées du temps des seigneurs ni coupoles en béton de la ligne Maginot. L’auteur nous conte l’histoire de ce patrimoine actuel, apportant un éclairage nouveau sur cet homme de l’art qu’était Vauban. Citadelles, villes fortifiées, ouvrages isolés… les 12 plus remarquables réalisations de Vauban inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco sont ici croquées par l’illustrateur Jean-Benoît Héron : Arras, Blaye et le fort Médoc, Besançon, Briançon, Camaret, Longwy, Mont-Dauphin, Mont-Louis, Neuf-Brisach, Saint-Martin-de-Ré, Saint Vaast-la-Houge et Villefranche de Conflent. Un bel ouvrage unique en son genre.
Vauban, homme de l’art (nouvelle édition),
J.-L. Fontana et J.-B. Héron,
Glénat, 144 p. – 26 €
S'AMUSER
Voici une super voiture de course qui nous raconte sa compétition.
Top départ de la course, concentration dans les virages, dernière ligne droite avant la ligne d’arrivée, et enfin numéro 1 sur le podium.
Quand les véhicules préférés des tout-petits prennent vie.
Dès 3 ans.
Super voiture de course ! Monsieur Dupont,
Nathan, 10 p. – 7,95 €
Existe aussi : Super camion de pompier !
Monsieur Dupont, Nathan, 10 p. – 7,95 €
Plus qu’une semaine avant l’anniversaire des jumeaux ! La famille Chat commence les préparatifs avec beaucoup d’excitation : il faut écrire les cartons d’invitations, confectionner un bon gâteau, décorer le jardin…
Cet album joliment illustré invite à observer chaque scène avec attention. Les enfants, grâce aux 140 volets à soulever, découvrent des surprises cachées derrière les guirlandes, dans la cuisine, au fond du jardin ou parmi les cadeaux. Adorable ! Dès 3 ans.
Un merveilleux anniversaire – Les aventures
de la famille chat, L. Brownridge, E. Seo,
La Martinière Jeunesse, 12 p. – 15,90 €
Quoi de plus agréable que de cueillir les premières fleurs des champs au printemps, sauter dans les flaques en automne, décorer le sapin en hiver et chercher des trèfles à quatre feuilles au printemps ?
Ce bel album présente 28 petits bonheurs de la vie au rythme des saisons qui passent. Enfants ou adultes, tous aiment vivre et revivre ces jolis moments de l’année !
Les bonheurs s’habillent de douceur, de poésie et d’une naïveté intemporelle : la chaleureuse cuisine de Mamie, le vent dans l’herbe qui fait courir les nuages, le sable chaud entre les orteils, etc.
Des pages imagiers accompagnent les petits bonheurs pour apprendre à nommer et à décrire la nature aux quatre saisons !
Sauter dans les flaques et autres petits bonheurs des quatre saison, Amélie Laffaiteur, Larousse, 96 p. – 14,99 €
À Londres, la petite aiguille de Big Ben a disparu. Arsène Malin et Hercule Noirot mènent l’enquête parmi 10 suspects.
Un livre jeu d’enquête immersif mêlant logique, observations et énigmes. Les enfants, dès 6 ans, pourront exercer leur sens de l’observation et leurs capacités de réflexion et de déduction, tout en s’amusant !
Les Enquêtes d’Arsène Malin et Hercule Noirot – Mission à Londres, S. Collet, L. Audouin,
Hachette, 48 p. – 9,95 €
De gros tricheurs, une grosse barbe, un gros chien, des grosses lettres, un gros pied. On part en balade dans l’histoire de l’art avec les tout-petits.
Sculpture, peinture, toutes les œuvres sont les bienvenues dans ce drôle de musée. Une seule condition, que ce soit gros !
Une promenade ludique et originale. Dès 2 ans.
Tout est gros dans ce musée ! E. Manceau,
Guérif, Seuil jeunesse, 40 p. – 14,90 €
15 chaudrons, 11 chapeaux, 9 plumes, 12 hiboux, Hedwige et Errol, 3 chocogrenouilles, 3 grenouilles, 1 Boursouflet, 1 théière, 2 tasses de chocolat chaud, 1 squelette, 1 billet de Poudlard Express, 1 fiole de Felix Felicis. Au total plus de 500 personnages, créatures et objets magiques à retrouver dans ce premier cherche et trouve officiel. Pour les fans dès 6 ans.
Harry Potter cherche et trouve, Gallimard jeunesse,
40 p. – 12,90 €
Et si découper, peindre, coller, assembler, imaginer… était le meilleur remède à l’ennui, la plus belle parade aux écrans ? Dans cet ouvrage, l’auteure a conçu 80 projets à faire soi-même pour les enfants de 3 à 10 ans. Faire sa première aquarelle, son premier tissage, fabriquer sa maison en carton, donner une seconde vie aux emballages, utiliser ce que la nature nous donne, 80 tutos au total répartis en 4 chapitres : créer ses jouets, décorer sa chambre, apprendre en s’amusant (jeux éducatifs), fabriquer des cadeaux.
Toutes les techniques créatives de base (cartonnage, tricot, papier mâché…) expliquées à hauteur d’enfant.
Le Grand Livre des activités ré-créatives,
Héléna Zaïchik, Albin Michel, 368 p. – 15 €
Mini-Loup s’aventure dans une maison hantée. Chaque page révèle au jeune lecteur des mécanismes animés. Une expérience immersive mêlant frissons doux, humour et manipulation. Dès 6 ans.
Pop-Up – Mini-Loup et la maison hantée,
Philippe Matter, Hachette, 12 p. – 9,95 €
Mila agit comme une grande mais ses journées ne se passent pas vraiment comme prévu ! Elle s’habille pour la pluie, le soleil arrive. Elle renverse sa glace à la plage, perd ses ballons à la fête foraine et voit ses cerises du jardin se faire voler.
Voici un livre avec 7 grands flaps qui créent de véritables petites scènes animées et où les petites bêtises et maladresses de Mila parleront aux enfants. À partir de 3 ans.
Oups Mila ! Atelier Saje,
éditions Marcel et Joachim, 16 p. – 15 €
Plongez au cœur d’enquêtes criminelles aussi captivantes qu’addictives avec Murdoku, un livre de jeux de logique innovant, qui mélange le plaisir des enquêtes policières avec la réflexion des grilles de sudoku. Des premières grilles faciles aux dernières d’un niveau expert, parcourez 80 scènes de crime différentes : une boulangerie, un casino, un tournoi d’échecs, une ferme, un opéra et bien d’autres lieux surprenants…
Chaque enquête vous transporte dans une scène de crime richement illustrée où aucun détail n’est laissé au hasard : les pièces, les meubles, les plantes, les animaux… Pour devenir un véritable détective !
Murdoku, Manuel Garand, éditions Albin
Michel, 208 p. – 14,90 €
Aussi différents que le sont les piquants d’un hérisson et le soyeux duvet d’un lapereau,
Pik et Dou sont pourtant les meilleurs copains du monde, partageant jeux, câlins et découvertes dans le jardin.
Un livre-matières inventif aux couleurs vitaminées avec de magnifiques textures (pomme lisse, fleur de satin, papillons scintillants, poil velu du chat…) et des surprises à explorer du bout des doigts : les tout-petits lecteurs ne voudront plus le lâcher ! Dès 1 an.
Pik & Dou, Delphine Chedru, éditions Hélium,
14 p. – 15,50 €
Sur les mers du sud, le capitaine Mini-Loup et son fidèle équipage voguent sur un navire à la recherche de l’Île du Crâne où est caché le précieux trésor du redoutable pirate Barbe-Rousse. Arrivés sur l’île, Mini-Loup et ses amis parviendront-ils à dérober le mystérieux magot sans déclencher la colère du sanguinaire et cruel flibustier ? Une aventure de pirates haute en couleur, dès 6 ans.
Une édition accompagnée d’un sabre gonflable pour prolonger le jeu !
Mini-Loup et les pirates, Philippe Matter, Hachette,
32 p. – 9,95 €
Explorez la vie et les découvertes de 25 scientifiques célèbres dans le monde entier, de Galilée à Mary Anning en passant par Darwin, Newton, Jane Goodall ou Katia Drafft. Ce livre met l’accent sur les différentes étapes de leur parcours, leurs méthodes de recherche et l’impact de leurs découvertes, dans tous les domaines (chimie, ingénierie, astronomie, paléontologie, médecine…).
Les jeunes lecteurs pourront s’entraîner à réaliser leurs propres expériences (fabriquer de l’encre invisible ou des cristaux par exemple) grâce à des consignes et des pas à pas illustrés. Dès 7 ans.
Ce livre fera de toi un scientifique ! S. Kanani,
Surrey, Gallimard jeunesse, 64 p. – 15,50 €
BANDES DESSINÉES JEUNESSE
Il y a quatorze mille ans, à peu près, débarque sur notre planète une race supérieure de navigateurs et conquérants interstellaires… les chats. Leur mission : préparer l’invasion de la terre par l’Empire Chalactique. Mais Grodo et Pacha, les ch’agents secrets missionnés pour amorcer cet assujettissement de l’humanité, semblent avoir rapidement choisi les croquettes plutôt que la conquête ! Quatorze mille ans (et un paquet de vies) plus tard, l’Empire est de retour. Et si Grodo et Pacha ne veulent pas voir leur existence féline idyllique partir en fumée, il va falloir ruser…
Cette science-fiction débridée, entre satire mordante et comédie bien sentie, est portée formiaoudablement bien par l’alternance de planches grandioses et de séquences d’action trépidantes. Une odyssée fanchastique, qui ne fait que commencer ! Deux autres tomes de cette saga interchalactique sont prévus. Dès 8 ans.
Space Cats – Dans les griffes de l’Empire (T. 1),
Kid Toussaint, Ced, Clarke, Milk,
éditions Le Lombard, 64 p. – 13,95 €
Sur le point d’entrer au collège, Alice est une jeune fille intelligente mais « semilingue » : née de parents japonais mais ayant grandi à l’étranger, elle ne maîtrise aucune des deux langues, que ce soit le japonais ou l’anglais. C’est alors qu’un camarade de classe lui promet de l’aider à réaliser son rêve : devenir astronaute pour « ressentir » la présence de ses parents dans l’espace. Commence alors pour la jeune Alice un périple autant scolaire qu’humain, pour devenir la première astronaute japonaise capitaine de vaisseau spatial…
Avec cette nouvelle série, l’autrice aborde de front les difficultés que pose, dans la vie de tous les jours, la non-maîtrise du langage, et évoque avec justesse et empathie les espoirs soulevés et les défis à relever. Alice au-delà des étoiles nous prouve que se réapproprier les moyens d’expression est certes un premier pas pour l’homme, mais aussi un grand pas pour l’humanité.
Alice au-delà des étoiles (T. 1), Kiko Urino,
Glénat Manga, 208 p. – 7,90 €
C’est lors d’une soirée de bienvenue à l’université que les deux étudiants se rencontrent. Kakeru, jeune homme introverti, est tout de suite subjugué par l’aisance et l’élégance naturelle de Koharu.
Comment cette jeune femme, dont il apprend le soir même qu’elle est aveugle, peut-elle être aussi enjouée et rayonnante ? Comment, face à la nuit noire à laquelle l’étudiante est confrontée, peut-elle faire preuve d’autant d’optimisme et de joie de vivre ? Elle semble avoir fait de sa cécité une force chaleureuse et lumineuse. Kakeru va alors peu à peu se rapprocher d’elle et changer sa vision du monde à ses côtés.
Véritable phénomène au Japon avec une adaptation live-action et un anime, ce manga bouleversant interroge ce qui constitue réellement l’essence d’une personne, au-delà des apparences.
Un amour invisible, S. Nanigashi, Hat,
éditions Doki Doki, 224 p. – 7,95 €
C’est presque l’automne dans le sud et la température est idéale pour jouer au foot, même si Enzo préfère le regarder à la télé. De plus Enzo déteste les footeux, selon lui ils sont prétentieux, sûrs d’eux et insupportables. Mais un jour, les gamins du quartier parviennent à emmener Enzo sur un terrain à la suite d’un pari. Il devient alors gardien et découvre un talent qu’il ne soupçonnait pas et tape dans l’œil de plusieurs coachs…
Ballon, plaisir, magouilles et rivalités, le coup d’envoi est donné. À partir de 8 ans.
Five – Le pari d’Enzo, A. Sautier, C. Iacobelli, éditions
Le Lombard, 72 p. – 13,95 €
Dans le monde de Dyvya, chaque bouchée compte et la valeur d’une fille semble se mesurer au gramme près. Chaque détail de son apparence compte et les compliments se confondent avec les comparaisons. Dès son plus jeune âge, ses origines indiennes la font se sentir différente des autres et pour compenser, la nourriture devient à la fois refuge et prison, se transformant rapidement en obsession. Entre sport à outrance, rendez-vous médicaux et compte de calories, elle développe des troubles de conduites alimentaires qui l’accompagneront jusqu’à l’âge adulte.
Une BD qui met en lumière la réalité souvent silencieuse des troubles alimentaires. Dès 14 ans.
Jusqu’au dernier gramme, N. Beck, C. Manillier,
éditions du Ricochet, 120 p. – 22 €
Déménager n’est jamais une partie de plaisir. Mais pour Lila, c’est carrément la méga-tastrophe. Elle doit non seulement rentrer dans un nouveau collège, dont son père reprend la direction, mais en plus on surnomme ce collège l’usine à sales gosses. On y envoie tous les enfants qui ont fait les pires bêtises. Comment Lila va-t-elle s’en sortir ? Heureusement, elle a plus d’un tour dans son cartable. Elle devra convaincre les différents clans du collège de s’allier pour venir à bout des deux surveillants aigris qui y sèment la terreur… À partir de 8 ans.
Lila et l’usine à sales gosses – Méga-tastrophe droit devant, T. Le Petit-Corps, A. Dalena, éditions Le Lombard,
80 p. – 13,95 €
Au fil d’un voyage temporel, Lina, Mehdi, Maxime et Isaac découvrent comment certaines habitudes de vie peuvent avoir un impact sur leur santé future. Ce manga aborde notamment la consommation de tabac et d’alcool, l’alimentation déséquilibrée, le manque d’activité physique, l’exposition aux rayonnements UV et les papillomavirus humains.
Comment parler de prévention des cancers à de jeunes lecteurs sans être anxiogène ni moralisateur ? C’est le défi qu’a souhaité relever l’Institut national du cancer en faisant appel aux éditions Glénat pour créer Entre nos mains. Un manga destiné aux 10-13 ans, qui aborde pour la première fois dans ce format la question des cancers et des facteurs de risques inévitables.
Entre nos mains, illustré par Kalon. Recevez-le gratuitement sur entrenosmains-lemanga
Dans une ère de désolation où les desperados sèment le chaos, un homme traverse seul le désert, traînant derrière lui le cercueil de M. Godspeed, l’invincible hors-la-loi.
Son nom est Jim Godspeed, le fils de « M ».
Venu offrir la dépouille de son père, qu’il aurait lui-même tué, Jim proclame qu’il veut devenir marshal !
Mais que renferme le cœur de ce fils de bandit notoire ?
La justice ou bien… le mal ?
Une nouvelle aventure spectaculaire, mêlant steampunk et western, et magistralement dessinée par Boichi !
The Marshal King, Boichi, éditions Doki Doki,
208 p. – 7,95 €
Dans les faubourgs de Marseille, Toine, ouvrier bossu, aime en secret la belle Naïs dont il se sait condamné à être l’ami bienveillant. L’arrivée du riche Frédéric va perturber ce fragile équilibre. L’Idylle naissante des deux jeunes gens va se heurter à l’ombre menaçante du père de Naïs, Micoulin. Paysan rude et fier, cette liaison entre sa fille et le fils du maître est une insulte à son honneur et il va peu à peu basculer dans une haine meurtrière. Toine le bossu au cœur immense va devoir choisir : sauver Frédéric ou perdre Naïs…
Une fresque provençale où Toine s’inscrit comme un des plus bouleversants personnages de Pagnol.
Naïs, E. Stoffel, D. Ratte, d’après l’œuvre de Marcel Pagnol, éditions Bamboo, 72 p. – 16,90 €
Après la chute de Troie, Ulysse n’a qu’un seul désir : rentrer chez lui à Ithaque et retrouver son épouse et leur fils Télémaque… Mais les dieux en ont décidé autrement…
Ballotté par les tempêtes et les caprices divins, le héros entame un voyage semé d’embûches. À chaque étape, il devra faire preuve d’une ruse et d’un courage hors du commun pour survivre.
Ulysse parviendra-t-il à rentrer chez lui… et à reconquérir sa place ?
Une adaptation BD accessible, moderne et pédagogique du chef-d’œuvre d’Homère.
L’Odyssée d’après le récit d’Homère – Tome 1,
L’Hermenier, T. Labourot,
éditions Nootilus, 64 p. – 16,90 €
Ce soir, au théâtre Braxon, Giovanna-Rose, pianiste virtuose, doit donner le dernier concert d’une tournée triomphale.
Tout est prêt. Tout est en place. Sauf elle. Impossible de jouer. Pas une note ne sort. À l’incompréhension succèdent l’urgence puis le trouble. Et si ce silence n’était pas un accident ?
S’il révélait autre chose de plus profond, de plus ancien ?
Ce blocage va provoquer une métamorphose artistique inattendue obligeant tout le groupe à sortir de sa routine. Une histoire sensible sur la création et le courage de réinventer sa musique et sa vie.
Au temps pour elle, C. Cazenove, S. Mullié, C. Théraulaz, éditions Bamboo, 80 p. – 18,90 €
Tout se passait bien jusqu’à l’arrivée d’un nouveau voisin. Car celui-ci n’entretient pas son jardin, creuse des trous et reste cloîtré toute la journée chez lui sans montrer le bout de son nez. Mais la pétillante Tinegueli, sa voisine, veut absolument faire sa connaissance. Elle organise donc une petite fête pour souhaiter la bienvenue à ce voisin qui ne fait que grogner. Arrivera-t-elle à l’apprivoiser ?
Le Voisin grognon, Joséphine Mark,
éditions Aventuriers d’ailleurs, 72 p. – 14,90 €