Le mercredi 8 juillet, durant plus d’une heure et demi, le SE-Unsa a interrogé l’adjointe aux affaires scolaires, Mme Lalane de Laubadère sur l’actualité éducative de la commune de Toulouse.
Après une longue discussion sur la situation des écoles lors de la canicule, nous avons interrogé la première adjointe sur l’organisation de ce nouveau mandat et porté les demandes des enseignant.es (rythmes scolaires, commandes, intervenants…)
Nous avons également relayé les questions des écoles qui nous avaient communiqué des demandes.
Les réponses de la 1ere adjointe au maire sont en italiques
– La canicule, et la prochaine ?
Le SE-Unsa a rappelé que la plupart des 200 écoles de Toulouse (dont la mairie est la propriétaire) ne sont pas adaptées pour permettre l’accueil et le travail des élèves lors de canicule. De nombreux personnels et élèves ont été mis en difficultés…
Il ne faut plus attendre, pour organiser les mesures de « gestion de crise » qui seront nécessaires lors de la prochaine canicule, ni pour améliorer le bâti scolaire pour en diminuer les effets, ni pour organiser le futur…
L’adjointe a longuement répondu…
1 – Sur l’urgence (et la prochaine canicule)
– La mairie a pris conscience que le plan « de gestion de crise » (même si elle annonce un plan qui serait organisé pour près de « la moitié des CLAE ») n’est pas opérationnel pour la grande majorité des écoles.
– La mairie doit envoyer (à l’automne ou cet hiver ?) à chaque école, un plan du quartier qui recense les lieux municipaux « de secours ».
– Des « ilots de fraicheur » doivent être identifiés près des écoles qui en ont besoin… Celles qui en sont dépourvues seraient priorisées pour des travaux…
Elle annonce une mairie « pro-active » sur ces questions. Nous devrons ensuite mobiliser notre administration (les CPC assistants de prévention ?) pour que réellement des « solutions » soient trouvées avant la prochaine canicule.
2 – Sur l’amélioration du bâti
– En deux mandats, il y a eu 40 écoles rénovées. Cela coute environ 4 millions par école. Ces rénovations sont efficaces pour le froid… mais pas face à la canicule.
– Il faut prendre en compte cette nouvelle réalité et améliorer les bâtiments face aux grandes chaleurs.
Nous devons utiliser tout ce qui est possible (film occultant, stores, brise soleil…) à partir des structures existantes parfois vielles ; lorsqu’on change des fenêtres, il faut partout du double vitrage ET qu’elles puissent s’ouvrir ; on a équipé toutes les écoles de braseurs d’air…
L »adjointe a fait une longue énumération des actions municipales sur les bâtiments, sur les contraintes budgétaires et techniques.
3 – Sur le long terme
Elle semble bien consciente des problèmes et souhaite planifier sur ce nouveau mandat des investissements. Ils seront (surtout) définis en fonction du budget qu’elle espère augmenter…
– Elle annonce des cours oasis dans toutes les écoles
– La systématisation de « salles fraicheur » dans chaque école (et elle précise « pas qu’une par école »). Elle annonce que 80 écoles en ont déjà (notamment les cantines lorsqu’elles sont refaites).
En résumé, pour le SE-Unsa, l’adjointe semblait investie pour que le « retex » (retour d’expérience) de cette canicule permette (enfin) de ne pas subir la prochaine sans préparation. Aura–t-elle des moyens à la hauteur des ces envies ?
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– Le fonctionnement des commandes
Les enseignant.es toulousains savent que le fonctionnement ne pourrait pas être plus complexe. Nous l’avons re-expliqué à l’adjointe et nous avons demandé que des améliorations soient recherchées.
Pour le SE-Unsa, un « catalogue » et une procédure unique (quel que soit le fournisseur) doit être l’objectif.
Mairie : (reconnait que le fonctionnement n’est pas bon) On avait sollicité un prestataire informatique pour simplifier le système, cela n’a pas abouti… Nous allons relancer une recherche.
– La question des rythmes scolaires ?
Mairie : Nous avons étudié un possible retour à la semaine « toulousaine » (Un mercredi matin sur trois libéré) mais le coût (en CLAE) est pour nous trop important. Nous resterons sur le fonctionnement ordinaire (tant que cela sera la loi) de quatre jours et demi.
– Écoles maternelles, les inscriptions des TPS (à la rentrée 26)
Mairie : Comme les années précédentes, nous avons appliqué les mêmes règles. On inscrit en REP et REP+ dès que c’est possible et en dehors des REP, on inscrit si les effectifs de l’école sont assez bas et dès qu’il y a au moins 4 demandes.
Voici le bilan des demandes et des inscrits pour chaque école
– Classes découvertes/parcours urbain, Passeport pour l’art, intervenants sports…
La mairie propose des activités à partir de plusieurs « services » municipaux : sports, culture, éducation… Le SE-Unsa regrette que les demandes de ces activités s’effectuent selon des calendriers, des procédures et avec des interlocuteurs toujours différents.
Pour chaque demande, il y a un fonctionnement particulier et parfois les enseignant.es trouvent que les classes sont retenues (ou pas) de façon opaques. Et tout ceci sans que chaque service ne regarde ce que fait l’autre… Pourquoi ne pas coordonner toutes ces propositions ?
Mairie : Ce questionnement semble légitime, nous allons regarder si nous pouvons améliorer la coordination.
– Les directions d’école
Le SE-Unsa a re-expliqué les difficultés des directeurs et directrices a solliciter le bon interlocuteur municipal…
Mairie : La mise en place de « allo bâtiment » est quand même un progrès pour assurer le suivi. Nous avons aussi, pour les directions d’école, un organigramme avec les différents services de la mairie.
SE-Unsa : Nous sommes encore loin d’un interlocuteur unique…
– Pour les situations particulières,
nous avons fait un retour aux écoles concernées.