AJOUT du 29 sep. 26
Audience au Rectorat (29-9-26)
Pour porter la parole des contractuel.les et ex-contractuel.les de l’académie, le SE-Unsa (en intersyndicale) a été reçu en audience.
Au-delà des demandes d’embauches que nous avons encore répétées, nous avons insisté sur l’urgence : l’absence d’attestation de fin de contrat.
Depuis le 1er septembre 26, les contractuel.les qui ne sont pas ré-embauché.es n’ont pas eu d’attestation de fin de contrat (nécessaire pour faire valoir ses droits auprès de France Travail).
Le SE-Unsa a insisté pour que ce problème soit réglé au plus vite : ces collègues sont mis en difficultés financières parce que le Rectorat ne fait pas ce qu’il doit.
C’est absolument anormal et insupportable.
Pour résumer, le rectorat reconnait qu’il est mauvais et qu’il doit faire au plus vite ces attestations…
Le SG du Rectorat a expliqué que le piratage informatique (le 19 aout) et le blocage qui a suivi a empêché l’édition de ces attestations.
Selon le Rectorat, « C’est déjà une difficulté, dans un fonctionnement normal, mais avec aucun outil, le rectorat est clairement en défaut ».
Ils ont essayé de faire des attestations « à la main » (que certaines agences France Travail ont acceptées mais pas d’autres).
Depuis quelques jours ils produisent (pour tous.tes mais très lentement), des attestations (qui sont envoyés automatiquement) aux ex-contractuels.les.
Le DRH a expliqué qu’ils avaient réactivé un ancien système (avec un code unique et pas de double identification encore impossible) pour éditer ces attestations.
Ils espèrent avoir fini « aux vacances d’automne ».
Les collègues mis en difficultés par l’attente de cette attestation peuvent contacter leur gestionnaire (et leur syndicat !)
Les contractuel-les sont aujourd’hui un moyen « d’ajustement » des besoins en personnels qui ne sont pas pourvus par des titulaires d’un concours.
« Normalement », chaque académie doit avoir un équilibre entre le nombre de postes et le nombre de personnes qui y travaillent.
Les départs à la retraite, les mutations, le recrutement par les concours, les temps partiels, les disponibilités, les détachements… devraient correspondre au nombre moyen de postes attribués (à chaque académie) pour l’année.
Comment organiser la pénurie ...
Moins de personnels...
Depuis plusieurs années, cet équilibre n’existe plus.
Nos conditions de travail et nos salaires dégradés, le recrutement niveau master… ont diminué le nombre de candidat-es aux concours.
– Dans le 2nd degré (collèges et lycées) : le manque de candidat-es dans plusieurs concours a entrainé la pénurie de recrutement dans certaines matières et a crée une situation de manque permanent de personnels titulaires…
Il y a autour de 8 à 10 % de contractuel-les (pour l’académie de Toulouse, jusqu’à 2500 en juin 2025).
– Dans le 1er degré (écoles maternelles et élémentaires) : le manque de candidat-es aux CRPE dans quelques académies a entrainé la pénurie de recrutement.
Seuls quelques académies sont impactées mais le ministère la répercute au niveau national en limitant les places au concours, en bloquant les mutations des titulaires…
Ces 3 derniers années, ces sous effectifs ont amené à un recrutement (échelonné de septembre au printemps) jusqu’à 300 P.E.contractuel-les sur l’académie de Toulouse.
Moins de moyens
Au manque de volontaires pour s’inscrire aux concours, l’État (le ministère des finances) a ajouté une contrainte :
Le ministère a longtemps compté le nombre de postes comme une moyenne à respecter sur l’année scolaire (plus 100 personnes à la rentrée et moins 100 en fin d’année), depuis quelques années, ce nombre est devenu un plafond infranchissable.
Ainsi, chaque académie, chaque département commence l’année avec 0 personne en réserve.
En cours d’année : les départs à la retraite, disponibilités, démissions… diminuent le nombre de personnes.
En partant de 0, à chaque départ, nous avons maintenant des postes qui deviennent vacants…
... toujours trop tard, toujours trop peu
En cours d’année, il ne reste que la possibilité d’employer des personnels provisoirement… des vacataires ou des contractuel-les.
Pour que le Dasen puisse recruter, il doit avoir l’aval du Recteur qui attend l’autorisation du ministère de l’Education Nationale qui doit obéir au ministère du budget qui dit « on ne dépasse pas 0 ! ».
Ainsi, chaque mois, l’administration compte ses personnels ; elle dénombre les postes vacants ; et peut (parfois) être autorisée à embaucher des contractuel-les.
Le mois suivant, ils recommencent…
Il y aura donc des recrutements possibles, au 1er octobre, au 1er novembre, au 1er décembre…
*
Et à chaque fois, dans les écoles, dans les établissements, les postes resteront vacants avant qu’un-e contractuel-le soit embauché-e (ou pas).
Dans notre académie...
Dans les collèges et lycées,
il y a eu des centaines de recrutements dès le 1er septembre 2026.
Il y aura d’autres recrutements en cours d’année, chaque mois…
Pour les écoles,
– Alors qu’il y avait eu 120 recrutements en sep. 24, le Rectorat a décidé, comme à la rentrée 25, de 0 recrutement au 1er sep. 26 pour les écoles.
– Début septembre, avec aucun système informatique opérationnel, le rectorat a « estimé » que l’académie avait un « surnombre » d’une cinquantaine de PE dans les écoles de l’académie… Et n’a donc pas recruté de contractuels.
Selon le S.G. du Rectorat (rencontré en audience le 29 sep. 26), le double concours (CRPE bac+3 et bac+5) a engendré « plus » de personnels et il ajoute qu’avec la suppression de 94 postes, les permutations, les départs en retraites…
Il ne manque pas de PE (pour pourvoir les postes). SELON le RECTORAT
– Au 1er octobre, un nouveau bilan (postes/personnes) sera fait, de nouveaux recrutements seront possibles.
– Au 1er novembre…