Face à la dégradation des conditions de travail et aux situations qui mettent en difficulté les personnels, le SE-Unsa 34 a déposé, ce mercredi 23 septembre, une alerte sociale auprès du Directeur académique des services de l’Éducation nationale de l’Hérault, pour une durée de 90 jours. Cette démarche ouvre une période de négociation préalable avec l’administration et permet aux équipes de se mettre en grève.
Le SE-Unsa est de plus en plus sollicité sur des situations professionnelles difficiles notamment dues à des conflits et tensions entraînant un climat scolaire très dégradé. Pour le SE-Unsa 34, la protection de la santé mentale des agents doit être « La » priorité de l’institution et des solutions doivent être apportées au plus vite pour les protéger car derrière ces situations, ce sont des collègues qui peuvent se retrouver isolés, épuisés ou en difficulté, parfois avec le sentiment de ne pas être suffisamment entendus ou accompagnés et qui mettent à mal leur santé et leur vie personnelle.
L’alerte sociale déposée oblige le DASEN à nous recevoir dans les prochains jours. L’occasion de porter à sa connaissance et à celle de ses services les situations dont le SE-Unsa a été saisi, mais aussi et surtout d’envisager des réponses adaptées et rapides aux situations qui se font jour.
Suite à cette rencontre, le SE-Unsa décidera de maintenir ou non son alerte qui constitue un cadre légal permettant aux équipes en souffrance ou concernées d’envisager une mobilisation pendant cette période de 90 jours.
Pour le SE-Unsa, la santé mentale des enseignants et des AESH n’est pas une variable d’ajustement et doit être « La » priorité de notre hiérarchie. Le SE-Unsa 34 invite donc toutes et tous les collègues du département à nous faire remonter les situations difficiles, les problèmes rencontrés et les besoins qui restent sans réponse.
