Le ministère souhaite rouvrir le dossier des 108 h. Le SE-Unsa a obtenu, ce vendredi 25 septembre, la suspension du processus de modification du décret statutaire. Une avancée qui permet de poursuivre le dialogue et de porter nos exigences.
Les 108 h : un sujet qui cristallise les tensions
En cette rentrée, le ministère nous a fait part de sa volonté de rouvrir le dossier des 108 h.
Si nous étions naïfs, nous pourrions nous dire « Enfin ! » tant les 108 h sont devenues un point de crispation légitime dans toutes les écoles et tant elles illustrent l’absence totale de reconnaissance de la charge de travail réellement effectuée.
Sauf que les enjeux ministériels affichés d’assouplissement du cadre actuel comme l’accélération du processus de modification réunissent suffisamment de points de désaccords pour que nous nous opposions fermement au projet et stoppions son avancée !
Le SE-Unsa obtient la suspension du processus
Ce vendredi 25 septembre, reçu en audience par le ministre, le SE-Unsa a obtenu de ce dernier que le processus de modification du décret statutaire soit suspendu.
Si le ministre ne souhaite pas classer le sujet des 108 h, il a entendu l’alerte du SE-Unsa et a fait reporter le point inscrit à l’ordre du jour du CSA ministériel* du 6 octobre. Il s’est engagé à desserrer le calendrier de travail pour permettre un dialogue suffisant.
Ce que le ministère prévoit
Le ministère envisage :
- la mise en place de fourchettes horaires (exception faite aux 6 h de conseil d’école) entre les différentes composantes des 108 h (ex. : volume de formation de 18 h à 30 h, APC de 24 h à 42 h, relation familles de 36 h à 48 h) pour « laisser de la souplesse d’organisation aux équipes » ou encore pour « laisser plus de pilotage aux directeurs et moins aux IEN » ;
- le choix laissé aux équipes des thématiques de formation en fonction de leurs besoins pour mieux répondre aux différentes réalités.
Pour le SE-Unsa, ce projet de modification ne résout en rien le problème du vase des 108 h qui déborde et permettrait même de masquer des heures effectuées en plus.
Le SE-Unsa revendique
- la sortie des APC du volume des 108 h et leur rémunération en heures supplémentaires sur la base du volontariat ;
- la réelle comptabilisation des heures de réunion et de concertation dans les 108 h ;
- la consigne aux DSDEN de respecter ce volume.
Le processus de modification désormais suspendu, nous allons continuer, au SE-Unsa, à porter nos exigences et nous nous opposerons, le moment venu, à tout projet qui franchirait nos lignes rouges !
* Comité social d’administration : instance de dialogue social.